Vaccins : la souveraineté sanitaire de l’Europe de nouveau en question

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(Crédits : STEPHANE MAHE)
POLITISCOPE. A l'approche d'un sans doute inéluctable troisième confinement en Europe, la polémique monte à Bruxelles et en France sur la logistique des vaccins. Au-delà de la question de la sixième dose du Pfizer, c'est bien notre la souveraineté sanitaire qui est en jeu et en échec.

Décidément, les esprits s'échauffent. En début de semaine, la maire de Lille, Martine Aubry, qui s'était gardée jusqu'à présent de toute critique à l'égard du gouvernement dans la gestion de l'épidémie, réclamait que toute « la vérité »  soit faite sur les difficultés de livraison des vaccins. En guise de réponse, Olivier Véran, le ministre de la Santé, osait fustiger quelques jours après, en plein hémicycle de l'Assemblée Nationale, « l'outrance permanente » des oppositions. Manifestement, la panique semble gagner le gouvernement. Jusqu'au président : Emmanuel Macron s'est mis à critiquer « une nation de 66 millions de procureurs ». La principale difficulté actuelle pour le pouvoir provient pourtant des grands laboratoires pharmaceutiques, pas des Français.
Ces firmes de la « big pharma » ne cessent de pratiquer la politique des faits accomplis à l'encontre des Etats européens. Et pour cause : l'Europe a perdu en trente ans sa souveraineté sanitaire. La France, comme ses voisins, n'ont plus les capacités de production. Masques, médicaments, vaccins : depuis dix mois, c'est désormais, malheureusement, la même musique.

Dernier épisode : le laboratoire américain Pfizer, associé à l'allemand BioNTech, inventeur d'un vaccin à ARNm, a annoncé devoir retarder de plusieurs semaines ses livraisons de doses aux pays européens. Face à la polémique, le labo a finalement expliqué que l'Europe ne sera impactée que quelques jours. L'Italie n'est pas convaincue, et annonce vouloir prendre « dans les prochains jours » des actions légales contre Pfizer. Pour ne rien arranger, le groupe américain a finalement annoncé qu'il considérait désormais qu'un flacon produit correspondait à six doses, et non plus à cinq doses, comme initialement convenu. Résultat, puisqu'on peut vacciner plus avec un flacon, Pfizer livrera moins de flacons aux pays européens pour le même prix  ! De quoi augmenter confortablement ses bénéfices... Le groupe assure pourtant que « les commandes passées par les Etats auprès de Pfizer ont toujours été basées sur un nombre total de doses et non de flacons ».

Si la polémique française autour d'un retard à allumage de la campagne de vaccination pointait justement les difficultés logistiques, le sujet est aussi celui de la production. Car Pfizer ne dispose, pour l'instant que d'une seule usine en Europe, située à Puurs, en Belgique. Une usine qui produit à la fois des injectables stérilisés / pasteurisés, des injectables aseptiques à température ambiante, notamment pour les traitements de chimiothérapies, et des vaccins qui, eux, doivent être fabriqués dans un environnement réfrigérés et en milieu aseptique. « On ne passe pas facilement en trois mois de tests cliniques à une production industrielle d'un tel vaccin instable », estime un consultant industriel. Pfizer avait pourtant pris les devants en lançant la production des premiers flacons avant même de recevoir l'autorisation de mise sur le marché de l'Agence européenne du médicament.

L'Union européenne porte également une part de responsabilité : dans le cadre des négociations avec les différents laboratoires pharmaceutiques, la commission n'a pas exigé que ces derniers localisent une partie de leur production en Europe, comme a pu l'imposer l'administration Trump aux Etats Unis (Pfizer y dispose de trois unités de production). Autre difficulté : ces accords commerciaux n'ont pas été rendus publics. Début janvier : l'UE exerçait pourtant auprès de Pfizer une option d'achat de 100 millions de doses supplémentaires pour 2021, s'ajoutant aux 200 millions de doses initialement commandées dans le contrat signé en novembre. Depuis, Pfizer et BioNTech ont annoncé vouloir faire tourner dès février une nouvelle unité de fabrication à Marburg (Allemagne)...

Rappelons au passage que BioNTech, société allemande, a également signé un partenariat avec l'entreprise chinoise Fosun. On peut donc se demander pourquoi aucun groupe pharmaceutique européen n'a trouvé grâce à ses yeux... Pour ne rien arranger, toutes ces déconvenues industrielles pour nos gouvernants surviennent alors que le groupe français Sanofi annonce vouloir supprimer 400 emplois de chercheurs ! Un timing regrettable, incompréhensible, même si le groupe français assure vouloir investir plus de 600 millions d'euros dans un futur « pole d'excellence » à Lyon pour les vaccins, et ajoute qu'aucun site ne sera fermé. Pour Sanofi, cette annonce tombe au plus mauvais moment : en décembre dernier, le groupe avait déjà subi un flot de critiques quand il avait reconnu un retard conséquent pour le développement de son vaccin développé avec GSK.

Une autre affaire interroge. L'institut Pasteur, et ses équipes de recherche, ont développé un projet de vaccin à virus atténué sur la base du vaccin de la rougeole. La semaine prochaine, est publié chez Odile Jacob, un livre racontant cette aventure, intitulé « L'Homme façonné par les virus Le Covid-19 et la découverte d'un vaccin français », co écrit par Frédéric Tangy, qui dirige le Laboratoire d'innovation vaccinale à l'Institut Pasteur Paris, et par Jean-Nicolas Tournier, chef du département « Microbiologie et maladies infectieuses » à l'Institut de recherche biomédicale des armées (IRBA). Au départ, l'Institut pasteur avait noué un partenariat avec la start up autrichienne Themis Bioscience, qui a d'ailleurs reçu pour ce projet une aide de 4,3 millions d'euros de la coalition internationale CEPI (Coalition for Epidemic Preparedness Innovations), soutenue par la fondation Bill & Melinda Gates. Dès mai pourtant, on apprenait que le groupe américain Merck (MSD) rachetait pour 380 millions d'euros Themis (et mettait donc la main sur la licence du projet de vaccin).

Depuis, alors que le projet de vaccin était déjà arrivé à la phase 1, aucune nouvelle n'a été donnée par Merck et Pasteur sur le projet. Le patron britannique du célèbre Institut français, Stewart Cole, se félicitait pourtant au printemps dernier de ce « partenariat » avec le géant américain. Une fois encore, l'Europe et la France, incapables de produire ses propres vaccins, brillent donc par leur absence industrielle face à cette crise mondiale. Un pas de plus vers un déclassement plus sérieux encore ?

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a écrit le 25/01/2021 à 15:23 :
Bref! Gouverner c'est prévoir, mais on ne parle de la souveraineté que quand on l'a perdu!
a écrit le 24/01/2021 à 9:59 :
De souvenir sans les années 70, on était tous vacciné à la chaine dans les écoles pas question de refus, de pénuries, etc... Le jour du vaccin était prévu et exécution. Idem à l'armée, j'ai vacciné à la chaine des centaines de jeunes appelés sans être ni médecin ni infirmier, c'était obligatoire sans discussion ou retard possible. Quel problématique aujourd'hui ...
Réponse de le 24/01/2021 à 23:19 :
Pour vacciner, il faut des vaccins. Et une usine à vaccin, ça ne pousse pas après la pluie comme les champignons.
Réponse de le 25/01/2021 à 16:25 :
Ben moi je vois que pour vacciner il sert a rien d'avoir des vaccins ou centre de vaccination. On voit avec ce vaccin que l'on ne vaccine pas à cause de nos ministres et président... On a vacciné a peine 1 million de personnes (et donc de doses) pourtant on a reçu prêt de 2.5millions de doses en 5 semaines, les politique local on ouvert des centres gracieusement pour vacciner plus facilement, et le gouvernement nous dit à tous qu'il y a pas de vaccin... Où sont les 1.5 millions de doses livrées et qui n'ont pas encore été utilisées?
Donc on a des vaccins, on a des centres on a aussi des volontaires, mais on vaccine pourtant pas et ce uniquement dans notre pays... Sûrement la crainte des gilets jaunes vaccinées à qui on ne pourra plus interdire d'aller camper sur des ronds points à 1 an de la prochaine présidentielle...
a écrit le 24/01/2021 à 9:17 :
En l'espèce, c'est un naufrage..
a écrit le 23/01/2021 à 16:19 :
comme pour les masques ! pour nos responsables de la politique la vérité ne gagne pas a montrer son visage !
a écrit le 23/01/2021 à 13:30 :
La technique de vaccination pour obtenir 6 doses au lieu de 5, sème la méfiance chez les personnes. En effet, qui ne me dit pas ' que le soignant va réduire la quantité dans les 3 premières doses du flacons pour être sûr d'en obtenir une 6 dose' - qui ne me dit pas ' que cette 6ème dose à ce moment là, risque d'être trop importante'. De plus, aujourd'hui on m'annonce que le délais entre deux injections passe à 42 jours. Aucune recommandation des laboratoires n'est respectée, car on a des personnes qui veulent se distinguer comme d'habitude. Qui sera responsable au cas ou se vaccin laisse des séquelles. Notre gouvernement ou les laboratoires. Moi je connais déjà la réponse. Le Gouvernement.
Réponse de le 25/01/2021 à 16:27 :
Et qui nous dit que d’espacer les deux doses à 6 semaines rendra pas le vaccin inefficace? Qui dit que le vaccin n'est pas juste du sérum physiologique?...Y a un moment faut faire confiance ou refuser le vaccin et laisser ceux qui l'accepte le faire...
a écrit le 23/01/2021 à 9:58 :
« Ca bugue ! » Les applications que les usagers sont encouragés à télécharger sur leur smartphone pour être avertis s'ils ont été en contact avec une personne infectée, n'ont contribué que marginalement à la lutte contre la pandémie en Europe.
La faute, tout d'abord, à un nombre de téléchargements décevant, soit par défiance envers un risque d'intrusion dans la vie privée, soit en raison de la réputation de lourdeur ou d'inefficacité des dispositifs.
En France, StopCovid n'a convaincu que 3 % de la population en cinq mois et suscité un nombre dérisoire d'alertes. Son remplaçant depuis octobre, Tousanticovid, plus convaincant, a été téléchargé par 12,3 millions d'usagers mi-janvier, mais cela reste loin du niveau nécessaire pour être vraiment efficace, évalué à 50 % de la population par des modélisations d'Oxford.
Au total, Tousanticovid a donné lieu à 49.000 notifications de cas contacts, un centième des notifications qu'ont réalisées les Caisses d'assurance-maladie à partir de la remontée traditionnelle d'informations de médecins et des personnes infectées. Puisque jusqu'à 90 % des cas contacts s'avèrent finalement négatifs.Constat identique en Espagne, où l'appli Radar Covid, lancée il y a quatre mois, a été téléchargée par 6,5 millions de personnes, soit seulement 15 % de la population. Sur les 1,5 million d'infections détectées depuis septembre, seulement 2 % l'ont été via l'application. Même en Allemagne, le plus grand « parc » d'usagers d'Europe, avec 25 millions de téléchargements de Corona-Warn-App et presque autant d'utilisateurs réguliers, à peine un quart de la population est couverte, malgré la publicité du gouvernement.

En Italie, l'application Immuni fait un flop fustigé par la presse. Conçue par une start-up milanaise, elle n'a été téléchargée que par 20 % des Italiens, n'étant disponible que sur 10 millions de portables.
Réponse de le 25/01/2021 à 16:31 :
L'application est efficace pour un Parisien... Pour un Français elle est inutile et inefficace, regardez et compter le nombre de personne a côté de vous durant 15 minutes par jour à part votre conjoint(e) ou enfant en milieu rural y a personne donc l'application vous informe jamais. Et pire votre collègue avec qui vous êtes 8 heures dans un bureau avec le masque si il est contaminé, indirectement avec ce temps il vous contamine obligatoirement... Pourtant l'application en tient pas compte.
Désolé mais quand le gouvernement ce rendra compte que la France s'arrête pas à la petite couronne de Paris, la guerre contre une épidémie est perdue d'avance...
a écrit le 23/01/2021 à 9:48 :
Cabinet de conseil Mc Kinsey :

Le risque est celui de la collusion et du conflit d’intérêts, toujours très présent lorsque public et privé se voient associés. Le représentant de McKinsey auprès du gouvernement n’est autre que l’ancien conseiller économique d’Alain Juppé, Maël de Calan, lequel se déclarait «Macron-compatible» dans L’Obs en 2017. Conseiller départemental dans le Finistère, il est aussi associate partner pour le cabinet américain. Le directeur associé du bureau parisien étant… Victor Fabius, l’un des fils de l’ancien ministre socialiste Laurent Fabius.Le choix de McKinsey par l’exécutif n’est donc peut-être pas totalement dû au hasard. Lors de la campagne présidentielle de 2017, plusieurs cadres importants de McKinsey avaient contribué à l’élection d’Emmanuel Macron… Certains comme Mathieu Maucort, ancien chef de projet chez McKinsey, responsable argumentaire et riposte en 2017 chez En Marche, est ensuite devenu le directeur de cabinet de Mounir Mahjoubi au secrétariat d’État au numérique.
Réponse de le 23/01/2021 à 10:57 :
merci pour toutes ces infos.
Réponse de le 23/01/2021 à 12:24 :
La cooptation a toujours existé, ce n'est pas un mal en soi, ce n'est pas parce que votre boucher a embauché comme caissière, la fille du boulange, que lorsque vous payez votre viande, elle se trompe volontairement à vos dépends sous prétexte que vous n'êtes pas client de son père. Faut pas voir le mal partout. La caissière est certes, la fille du boulanger, mais elle vous fait payer votre viande au prix public, comme à tout le monde, et les prix sont affichés de toute façon.
Réponse de le 24/01/2021 à 23:09 :
"plusieurs cadres importants de McKinsey avaient contribué à l’élection d’Emmanuel Macron…" A vous entendre ceux qui ont voté Macron ont écouté et obéi à Mc Kinsey. C'est vraiment prendre la majorité des français pour des idiots. Les gourous ça n'existent que chez les extrêmes.
Réponse de le 25/01/2021 à 9:05 :
@tototiti

"Les gourous ça n'existent que chez les extrêmes".

Apparemment non, n'oublions pas qu'LREM est considéré comme une secte du moins dans leur langage..
a écrit le 23/01/2021 à 9:28 :
L'absence de l'UE dans la course aux vaccins est remarqué et notre souveraineté nécessite de changer de canassons..
Réponse de le 23/01/2021 à 12:30 :
L'Institut Pasteur fait des essais sur un vaccin et il ne serait plus un laboratoire français ? Ou c'est la France qui ne fait plus partie de l'Europe ? Soyons sérieux, matériellement il ne sera pas pas possible de vacciner tout le monde en 6 mois (d'ailleurs ce n'est pas nécessaire de vacciner tout le monde, 60 % doit suffire) donc leur vaccin sera sur le marché alors que nous en aurons encore besoin.
Réponse de le 24/01/2021 à 23:11 :
Les inventeurs du vaccin de Pfizer sont Européens.
a écrit le 23/01/2021 à 9:26 :
L'UE étant un consortium financier n'a aucune notion de ce qu'est la souveraineté, elle se vend au plus offrants sacrifiant massivement les citoyens européens.

"Lorsqu'un gouvernement est dépendant des banquiers pour l'argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au-dessus de la main qui reçoit. L'argent n'a pas de patrie ; les financiers n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain." Napoléon Bonaparte
a écrit le 23/01/2021 à 9:10 :
Tiens !

Les masques en tissu, faits maison? Olivier Véran, le ministre de la Santé, ne le « recommande » plus, face à l'apparition de variant du Covid-19. Un décret en interdira même tout simplement leur usage dans l'espace public dans les prochains jours! Pourtant, ce vendredi soir, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) explique que ces mêmes masques sont toujours aussi efficaces, même contre les différents variants du virus.
« Les masques en tissu, non chirurgicaux, peuvent être utilisés par toutes les personnes âgées de moins de 60 ans qui ne présentent pas des problèmes de santé particuliers », a souligné la responsable de la gestion de la pandémie à l'OMS, Maria Van Kerkhove. Et l'experte de préciser : « Nous n'avons aucune indication suggérant que le mode de transmission aurait changé. »
Réponse de le 25/01/2021 à 16:34 :
Pas étonnant, les masques ont jamais été efficace contre le virus mais contre nos postillons... Donc avoir un masque et être 8H par jour dans la pièce avec un contaminé on est forcement contaminé aussi... Mais bon pour le gouvernement on se contamine pas au travail sauf chez "les inutiles"...
a écrit le 23/01/2021 à 9:04 :
Il n'y a pas qu'en France que la campagne de vaccination s'accompagne de son lot de polémiques. De l'autre côté des Pyrénées, la situation est tendue depuis qu'une dizaine de personnalités politiques se sont faits vacciner alors qu'elles n'étaient pas prioritaires et que certaines régions manquent de vaccins.

En Espagne, le ministère de la Santé est en charge de la distribution des doses aux communautés autonomes, qui se chargent ensuite de les distribuer au sein de leur région. Un transfert de compétences qui a amené à des dérives. Ainsi, comme le relate la version espagnole de 20 Minutes, 16 personnalités politiques de gauche comme de droite auraient usé de leur position pour récupérer une dose alors qu'elles ne faisaient pas partie des populations prioritaires pour se faire vacciner. Plusieurs d'entre elles ont depuis été contraintes à la démission.Sommés de s'expliquer, certains ont provoqué à nouveau l'indignation générale avec des justifications souvent jugées irrecevables. Fran López, maire de la PSPV de Rafelbunyol (Valence), par exemple, a avancé l'excuse du "trop grand nombre de vaccins". Pour éviter le gaspillage, il a donc choisi de se faire vacciner, une façon pour lui de "montrer l'exemple". Des justifications également brandies par Francisca Alamillo, maire socialiste de Torrecampo (Córdoba), José Luis Cabrera, maire socialiste d'Alcaracejos (Córdoba) ou encore Jesús Fernández, maire d'El Guijo (Córdoba).Le scandale avait éclaté avec la vaccination de Manuel Villegas, ministre de la Santé démissionnaire de Murcie. El Pais révélait le 19 janvier qu'avec lui, une grande partie de son équipe ainsi que sa femme, s'étaient faits vacciner.
a écrit le 23/01/2021 à 9:01 :
Le patron du groupe propriétaire de la maison de joaillerie Cartier, Johann Rupert, s'est fait vacciner dans le canton de Thurgovie (Nord-Est), dans une clinique privée du groupe Hirslanden, avant le début officiel de la campagne de vaccination, a rapporté jeudi 21 janvier le quotidien suisse Tages-Anzeiger. Le milliardaire faisait partie d'un groupe test de 12 patients vaccinés avant que ne débute la campagne dans le canton le 12 janvier. Celle-ci a commencé par les personnes de plus de 75 ans ainsi que les personnes à risque en raison de maladies chroniques.

Âgé de 70 ans, Johann Rupert était éligible au vaccin dans ce programme de test en raison de son état de santé, avait indiqué un porte-parole d'Hirslanden au quotidien suisse, évoquant diverses maladies chroniques qui en font un profil à risque. Le groupe, qui exploite 17 cliniques privées en Suisse, est une filiale du Sud-africain Mediclinic, coté à la Bourse de Londres, dans laquelle Remgro, la société d'investissement de la famille Rupert, détient une participation. Le milliardaire Sud-Africain serait revenu en Suisse en jet-privé aux environs de la période de Noël et a d'abord essayé de se faire vacciner à Lucerne, a affirmé le Tages-Anzeiger sans donner de détails, puis s'est finalement fait vacciner en Thurgovie.Face à la polémique qui enflait, le directeur général d'Hirslanden a adressé un courrier aux élus locaux, disant comprendre et accepter les reproches adressés à la clinique. "Nous avons sous-estimé la force symbolique de la vaccination d'un patient fortuné
Réponse de le 23/01/2021 à 12:32 :
C'est incroyable, il y a peu, certains réclamaient que les élites montrent l'exemple en se faisant vacciner pour servir de cobayes et, maintenant, ce qui l'ont fait sont critiqués ? Il a 70 ans, il est personne à risques en plus, certains Français sont pathétiques.
Réponse de le 23/01/2021 à 12:32 :
C'est incroyable, il y a peu, certains réclamaient que les élites montrent l'exemple en se faisant vacciner pour servir de cobayes et, maintenant, ceux qui l'ont fait sont critiqués ? Il a 70 ans, il est personne à risques en plus, certains Français sont pathétiques.
a écrit le 23/01/2021 à 8:49 :
Cela fait 40 ans que les élites qui nous gouvernent développent l'Union Européenne comme un grand marché ouvert à tous les vents et fustigent tous ceux qui ont l'audace et la "mauvaise éducation" de parler de "souveraineté" (souveraineté monétaire, industrielle, alimentaire, énergétique, militaire, migratoire, sanitaire et médicale, économique...). Alors les cris d'orfraie et les larmes de crocodile de nos élus qui ont perdu l'Europe et la France...On attend toujours leurs actes, avec beaucoup de tranquillité : ils ne viendront pas !

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