Les ETI bloquent drastiquement leurs investissements face à la situation politique

Pierrick Merlet
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Les ETI françaises jouent la carte de la prudence devant les incertitudes politiques du moment.
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Les ETI françaises jouent la carte de la prudence devant les incertitudes politiques du moment.
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C'est un nouveau signal alarmant pour l'économie française. Selon le Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (Meti), celles-ci ont mis un véritable coup de frein sur leurs investissements prévus pour le second semestre 2024. D'après une « enquête express » de l'association, menée auprès de 1.200 dirigeants d'ETI* après la nomination de Michel Barnier comme Premier ministre, « l'impact de l'incertitude qui s'est installée depuis le début de l'été a affecté négativement l'activité de deux tiers des ETI ».
Selon l'audit du Meti, 33% des dirigeants sondés ont suspendu leurs investissements, tandis que 8% ont préféré totalement les arrêter. En parallèle, 37,5% ont fait le choix de les réduire sans aller jusqu'à les mettre en stand-by, et 19% ont choisi de les réorienter vers un autre pays.
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Lors de l'annonce de la dissolution, le mouvement avait procédé à la même enquête, avec des questions identiques. Pas moins de 60% des ETI déclaraient alors suspendre leurs investissements et 55 % les réduire. Bien qu'à la hausse donc ces derniers temps, ces chiffres témoignent tout de même d'une certaine paralysie au sein des entreprises, quelques jours après la publication d'une enquête du cabinet Trendeo qui démontre un coup d'arrêt dans la réindustrialisation du pays.
Pierrick Merlet