Les ETI françaises résilientes mais fragiles face au choc du Covid
Julia Blancheton
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En France, près de la moitié des salariés travaille dans une ETI
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En France, près de la moitié des salariés travaille dans une ETI
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Face à la crise, les ETI, ces entreprises qui comptent entre 250 et 4.999 salariés, née avec la loi de modernisation de l'économie de 2008 (LMDE), ont l'avantage d'être plus agiles que les grands groupes et affichent une solidité financière plus importante que les PME. C'est ce qui ressort du dernier baromètre June Partners sur les leviers de la performance des PME/ETI et qui montre que 62% d'entre elles considèrent la performance de leur entreprise comme étant « bonne » en 2020, contre 45% pour les entreprises entre 100 et 249 salariés. Réunies auprès de plus de 400 dirigeants, ces réponses sont toutefois à nuancer puisque certaines performances peuvent être considérées comme « bonnes » par comparaison à une situation cataclysmique au niveau macro-économique.
« Face à la crise, les ETI ont été plus résilientes que les PME puisqu'elles ont plus de ressources. L'ETI a aussi une gouvernance plus légère que dans les plus grandes entreprises qui ont plus de mal à pivoter rapidement », observe Marc-Antoine Cabrelli président du cabinet de conseil June Partners à La Tribune. Pour preuve, plus de la moitié des ETI interrogées (56%) déclarent avoir mis en place un plan de transformation digitale en 2020, d'après les chiffres du baromètre.
Mais la situation des ETI françaises qui, - selon la définition de la LMDE a soit un chiffre d'affaires n'excédant pas 1,5 milliard d'euros, soit un total de bilan n'excédant pas 2 milliards d'euros -, reste toutefois fragile. Avec les grandes entreprises (GE), et tandis que les défaillances d'entreprises ont reculé en 2020 en raison de la perfusion des aides, 32 ETI avaient, elles, fait faillite dans les 12 mois précédant la fin novembre 2019. Or, un an plus tard, ce nombre avait augmenté à 50 ETI, soit une hausse de 56,3% des défaillances, selon les chiffres de la Banque de France.
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Une règle se vérifie alors d'après l'institution : plus les entreprises sont petites, plus elles ont été à l'abri des défaillances : la baisse est de 25,8% pour les grosses PME comptant entre 50 et 249 salariés, de 30,1% pour les petites entreprises de 10 à 40 salariés, et de 30,0% pour les TPE (très petites entreprises). Alors que de nouvelles restrictions se précisent début 2021, l'ETI française est-elle donc particulièrement en danger cette année ?
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