Taxe Zucman : tout comprendre à cet impôt au centre des débats

L'idée de départ de la taxe portée par Gabriel Zucman : un impôt mondial sur la fortune des milliardaires (Photographie prise à Bruxelles, le 1er juin 2021).
Reuters

L'idée de départ de la taxe portée par Gabriel Zucman : un impôt mondial sur la fortune des milliardaires (Photographie prise à Bruxelles, le 1er juin 2021).
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L'instauration dans le budget 2026 d'un impôt sur les hauts patrimoines, soutenue par les socialistes qui sont reçus mercredi à Matignon, est une idée dont les modalités suscitent de vifs débats et qui se cristallisent autour de la taxe Zucman.
➡️ L'idée de départ est celle de Gabriel Zucman, économiste français. Objectif affiché ? Un impôt sur les milliardaires qui consiste à taxer de 2 % tous les patrimoines supérieurs à un milliard d'euros. Ce qui concerne 1 800 foyers fiscaux selon son promoteur.
➡️ C'est un impôt qui s'appuie sur la valeur du patrimoine.
➡️ Selon l'économiste Gabriel Zucman, qui a donné son nom à cette idée de taxe, la mesure permettrait de récupérer 20 milliards d'euros par an, une aubaine compte tenu des difficultés des gouvernements successifs à réduire le déficit public.
➡️Mais d'autres experts contestent ce rendement, estimant plutôt les gains à 5 milliards d'euros, soit quatre fois moins...
➡️ Des recettes fiscales supplémentaires.
➡️ Limiter l'optimisation fiscale.
➡️ S'assurer qu'une partie de la gauche ne censure pas le gouvernement.
➡️ Aux yeux de ses détracteurs, l'impôt peut pénaliser l'attractivité française :
➡️ Une mesure qui ne rapporterait pas tant que cela à l'État
➡️Certaines voix avancent un risque de censure d'une telle taxe par le Conseil constitutionnel.
➡️Mesure phare de la campagne de l'élection présidentielle 2012 de François Hollande, la taxe de 75 % sur les revenus supérieurs à 1 million d'euros avait été censurée par les « Sages », au motif qu'elle méconnaissait le principe d'égalité des charges.
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➡️Le Conseil avait également retoqué les modalités de calcul du plafonnement de l'ISF, en particulier l'intégration des revenus ou bénéfices capitalisés, « que le contribuable n'a pas réalisés ou dont il ne dispose pas ».
(Avec AFP)