Les Français sollicités sur internet pour contribuer au futur revenu universel d'activité

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(Crédits : Eric Gaillard)
Le gouvernement va lancer, à partir du mercredi 9 octobre, une "consultation citoyenne" sur internet. Objectif : dessiner collectivement les contours du futur revenu universel d'activité (RUA).

Quels doivent être les contours du futur revenu universel d'activité (RUA), censé remplacer d'ici 2023 plusieurs prestations sociales actuelles? C'est la question que le gouvernement va poser à partir de mercredi à tous les Français, via une "consultation citoyenne" sur internet.

Sur consultation-rua.gouv.fr, les internautes ont jusqu'au 20 novembre pour donner leur avis sur les différentes modalités envisageables de cette réforme, voulue par Emmanuel Macron dans le cadre de sa stratégie anti-pauvreté. "On ne fait pas de réforme sur 37 milliards d'aides sociales et qui touche potentiellement 15 millions de personnes sans demander leur avis aux Français", a commenté la secrétaire d'Etat chargée du dossier, Christelle Dubos.

Un projet de loi attendu pour le courant de l'année 2020

Le RUA doit intégrer les actuels RSA, prime d'activité et allocations logement, mais aussi, éventuellement, l'AAH et le minimum vieillesse, voire d'autres prestations. Son périmètre exact fait justement partie des questions posées dans le cadre de la concertation. Mais le gouvernement demande également aux contributeurs si la future prestation doit être accessible aux jeunes de moins de 25 ans - actuellement exclus du RSA -, ou encore si elle doit être calculée en fonction des "revenus de tout le foyer". Pour chaque proposition, les participants sont invités à voter: "d'accord", "mitigé" ou "pas d'accord". Mais ils peuvent aussi expliciter leurs arguments, et formuler des propositions complémentaires.

La concertation se déclinera également via six "ateliers" réunissant entre 80 et 100 participants - dont des bénéficiaires de minima sociaux - qui seront organisés d'ici début décembre à Bordeaux, Roubaix, Saint-Etienne, Besançon, Chartres et Avignon. Elle passera également par un "jury citoyen" de 15 personnes qui devra donner un avis à l'issue de deux week-ends de travail, début 2020. Au final, dans le travail d'élaboration du projet de loi attendu pour le courant de l'année 2020, "c'est l'exécutif qui décidera, mais on veut convaincre que l'avis des citoyens sera pris en compte", a assuré le délégué interministériel chargé de la lutte contre la pauvreté, Olivier Noblecourt.

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Commentaires
a écrit le 10/10/2019 à 9:06 :
Interet d'une reforme qui n'est demandée par personne?
Si rsa aah apl prime d'activité, aspa... posent probleme, les fusionner arrangera t il quelque chose?
Reformer pour reformer, quitte a toucher a ce qui ne pose pas de probleme.
a écrit le 09/10/2019 à 18:05 :
Je crois que les Français devraient apprendre, de toute urgence, ce qu’est la démocratie et ce qu’elle n’est pas. La démocratie ne consiste pas à organiser des consultations citoyennes, grâce à Internet, qui s’ajoutent à des « ateliers citoyens » sur divers sujets comme le climat, les retraites et maintenant le revenu universel d’activité. D'une part parce qu’un gouvernement doit être capable de bâtir un projet tout seul et d’assumer les conséquences d’un éventuel rejet de celui-ci. D'autre part parce qu’avoir recours à une consultation citoyenne est un comportement très démagogique, car, alors qu’il ne s’agit ni d’un vote ni d’un sondage, le gouvernement peut tout de même dire qu’il a pris en considération les suggestions et remarques des « citoyens » (même si ce n’est pas vrai) pour faire accepter la réforme en question en la présentant alors comme n’étant plus seulement la sienne mais aussi un peu celle des Français.
Qui nous garantit que certaines remarques et suggestions ne sont pas passées à la trappe ? Rien. Qui nous garantit que la décision finale n’est pas, disons à 80 %, déjà prise avant la consultation citoyenne ? Rien. Car ce seront des députés (LREM) qui rédigeront la proposition de loi, en tenant compte ou pas ou en faisant semblant de tenir compte des avis émis lors de la consultation.
Quelle que soit la nature du sujet, la consultation citoyenne, qui est actuellement très utilisée en France, est une tromperie et doit être abandonnée au plus vite.
Certains naïfs diront qu’elle permet peut-être d’atténuer certaines positions que le rédacteur du projet serait tenté d’adopter et qu’il va rectifier grâce aux avis des « citoyens ». C’est peut-être parfois en partie vrai mais, encore une fois, la démocratie ne consiste pas à recueillir (gratuitement) des avis émis par des gens qui, pour des raisons qui leur sont propres, acceptent de s’exprimer mais à voter et à obtenir, grâce aux résultats du vote, une majorité permettant de donner le pouvoir à des individus ou à déterminer une position dominante en cas de référendum.
Même si la participation des citoyens a déjà été utilisée, souvent localement, par d’autres pays sous le nom de « Démocratie participative », dans la plupart des cas cette participation est suivie de référendums ou, à défaut, de sondages délibératifs.
En France la consultation citoyenne, qui est aujourd’hui utilisée de manière quasi systématique, n’est ni un référendum ni un sondage et peut donc être assimilée à du bavardage dont on va ou non tenir compte.
C’est pourquoi je demande aux parlementaires qui ont encore une idée de ce que doit être la démocratie, de faire en sorte que les consultations citoyennes ne puissent plus être utilisées par les gouvernements en place et qu’elles soient donc désormais interdites.
a écrit le 09/10/2019 à 17:21 :
Ce serait une très bonne mesure pour nos migrants. D'autres nombreux pourrons êtres rassurés et venir en France.
a écrit le 09/10/2019 à 14:35 :
La question qui se pose c'est le mot "activité" collé à "revenue universel" alors que cela concerne bien plus "la solidarité"!
a écrit le 09/10/2019 à 14:17 :
Ah ah, le Juju a bien été obligé de ceder, les 20 millions de manifestants du week end dernier demandant cette reforme, ça lui a foutu les chocottes, comme quoi la lutte paie.

Mais le peuple a t'il vraiment raison de demander cette reforme, et bon un revenu universel sous condition n'est plus universel. Le peuple est quand même bien bête, il y aurai tant de choses a reformer en france avant ça. Quelques dizaines, centaines de millions a gratter a gratter sur le social, il doit deja regretter "son geste" d'augmenter la prime d'activité au 1er janvier 2019.

Le grand principe de la mandature Juju restera :Éhduquons
a écrit le 09/10/2019 à 14:03 :
"Mais le gouvernement demande également aux contributeurs si la future prestation doit être accessible aux jeunes de moins de 25 ans -" Que les moins de 25 ans donnent leur avis mais on ne s'étonnera pas de leur réponse!
a écrit le 09/10/2019 à 13:54 :
Vu par les populations :
C’est une centralisation

Vu par l’état :
Des cumuls et des ventilations que seul « l’état « maîtrisera : ça laisse peu de place à une opinion.

La centralisation est dangereuse car ça sous- entend que tous les fonds de cotisation sont identiques et redistribués par rapport aux besoins de chaque foyer en précarité ,

Ce système paraît «  flou »
Réponse de le 09/10/2019 à 14:38 :
Tout a tendance a une centralisation vers l'UE de Bruxelles donc il faut bien faire un premier pas!
a écrit le 09/10/2019 à 13:29 :
Nœuds faux-d'ray-t-il pas d'abord changer les 'modes-alités' de trop de gosses faits sans 'ré... fléchir' ?
a écrit le 09/10/2019 à 12:37 :
"RSA, prime d'activité, allocations logement, l'AAH, le minimum vieillesse" c'est attribué, tout ça, sur quels critères ? Quand on n'en touche pas on l'ignore, comment décider 'dans le vide' ?
Il parait que le minimum vieillesse quantité de gens y auraient droit mais ne l'ont pas demandé, y a donc un truc à voir à ce sujet.
Ai jamais rien demandé, ai peut-être droit à qq chose sans le savoir ? :-)
a écrit le 09/10/2019 à 11:17 :
Il faudrait un revenu universel conséquent mais avec une exigence de travail minimum pour la collectivité de 20h maximum pour 1000 euros...

Bref un mi-temps serait vraiment pertinent, pour la collectivité encore plus et non pour la marge bénéficiaire des actionnaires dont nous crevons, étant donné que l'air du temps amène les gens à de nombreuses activités extra-professionnelles importantes pour l'évolution générale de notre société qui pourrait pallier par ailleurs le remplacement des emplois par les machines et logiciels.

De toutes façons la baisse du temps de travail semble incontournable si on veut s'adapter à l'ère numérique et robotique qui est déjà là mais la notion de travail reste vitale pour l'individu qui ne peut pas se passer d'un phénomène qu'il a vécu durant toute l'évolution de l'humanité.

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