Les pertes d'emploi en hausse chez les patrons au premier semestre
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29.958 chefs d'entreprises ont perdu leur emploi sur les six premiers mois de l'année. (photo d'illustration)
© maru54 / Adobe Stock
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La perte d'emploi des patrons s'accélère. Selon une étude de l'association GSC et du cabinet Altares, 29.958 chefs d'entreprises ont perdu leur emploi sur les six premiers mois de l'année, soit une hausse de 18,4% sur un an. Pour rappel, sur l'ensemble de l'année 2023, Altares avait dénombré 57.729 défaillances d'entreprises, en augmentation de 35,8% par rapport à 2022.
Les gérants de structures de moins de cinq salariés représentent près de neuf pertes d'emploi sur 10. Le nombre de dirigeants d'entreprises de 6 à 9 salariés touchés est en hausse de 40,2% à 1.661, celui des patrons de PME de 10 à 19 salariés augmente de 31,1% à 1.378. Ces entreprises souffrent de « structures financières insuffisantes qui les fragilisent », remarque l'étude. Les dirigeants de structures dont le chiffre d'affaires est inférieur à 500.000 euros représentent 76,5% des personnes touchées.
La hausse des pertes d'emplois est similaire entre catégories d'âge, de 15,8% pour les moins de 26 ans (2,5% des personnes concernées) à 19,7% pour les 41-50 ans (28,6%). L'âge médian des entrepreneurs concernés est de 45,8 ans.
La crise de l'immobilier affecte la construction : 7.669 chefs d'entreprises ont perdu leur emploi au premier semestre (+34,2%). Le commerce a perdu 6.456 dirigeants (+15%), le transport et la logistique 1.296 (+30,5%), et le service aux entreprises 3.716 (+18,2%). Les pertes d'emplois sont nombreuses dans l'hébergement, restauration, débit de boissons (3.734), mais avec une progression moindre (+7,6%). Un quart des pertes d'emplois (7.215, +32%) sont en Île-de-France. Nouvelle-Aquitaine et Hauts-de-France sont les plus épargnées avec des hausses respectives de 9,5% et 6,6%.
« Nos créateurs d'emplois et de richesses sont abandonnés dès lors que leur navire chavire », regrette Anthony Streicher, président de l'association GSC (garantie sociale des chefs d'entreprises), une assurance-chômage volontaire créée par les organisations patronales pour les travailleurs indépendants. Pour lui, cela doit être « un sujet prioritaire » pour le nouveau Premier ministre.
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La sixième Rencontre des entrepreneurs de France (REF) organisée par le Medef s'ouvre ce lundi à l'hippodrome de ParisLongchamp, sous le signe cette année d'une certaine impatience du patronat à voir se constituer enfin un nouveau gouvernement. Le pouvoir exécutif manquera à l'appel, alors que les consultations entre Emmanuel Macron et les partis se poursuivent pour déterminer enfin le nom d'un ou d'une Première ministre après les législatives anticipées de juillet.
Là où l'ancienne Première ministre Élisabeth Borne était l'invitée d'honneur de la séance d'ouverture l'an dernier, ce sont cette année les présidents du Parlement, Yaël Braun-Pivet pour l'Assemblée nationale et Gérard Larcher pour le Sénat, qui s'exprimeront lundi après-midi, après le discours d'ouverture du président du Medef, Patrick Martin.
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Selon l'Insee, le climat des affaires a rebondi en août, mais cela « risque de ne pas être durable », estime Sylvain Bersinger, chef économiste d'Asteres, en raison notamment de « l'incertitude politique qui brouille les prévisions des agents économiques ».
(Avec AFP)
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