Les recettes des Urssaf sont de moins en moins dynamiques

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(Crédits : Flickr/Kārlis Dambrāns. CC License by.)
En 2014, les encaissements de recettes des Urssaf ont progressé de 2,2%. C'est moins qu'en 2013 et 2012. Dans le même temps, les exonérations de cotisations ont repris le chemin de la hausse, après cinq années consécutives de baisse.

Il ne faudrait pas que cette tendance se prolonge. L'objectif du gouvernement de rééquilibrer les comptes de la Sécurité sociale serait alors compromis. En 2014, les Urssaf ont vu leurs encaissements de recettes progresser de 2,2% par rapport à 2013, pour s'élever à 335,7 milliards d'euros. C'est moins qu'en 2013: cette année-là, les encaissements avaient augmenté de 3,8%. Et, en 2012, c'est une augmentation de 4% que l'Acoss, la banque de la Sécurité sociale, avait constaté.

"En 2014, les encaissements sont notamment soutenus par la masse salariale du secteur privé, sur laquelle est assise une très large part des cotisations et contributions recouvrées en Urssaf. Elle progresse de 1,5% en moyenne annuelle, après + 1,2% en 2013 ", observent les Ursaff.

Plusieurs mesures ont soutenu les encaissements du secteur privé, en hausse de 2% : la hausse du taux de cotisations plafonnées vieillesse (prévue par le décret de juillet 2012 sur les retraites anticipées) ainsi que la hausse du taux de cotisations déplafonnées
vieillesse compensée en partie par la baisse des cotisations famille. Selon l'Acoss, les encaissements du secteur public ont crû de 3,9% et ceux relatifs aux travailleurs indépendants ont progressé de 2,1% en 2014.

Les exonérations de cotisations progressent à nouveau

Cette décélération s'explique aussi par l'augmentation de 1,9% des exonérations de cotisations de Sécurité sociale. En euros sonnants et trébuchants, ces exonérations s'élèvent à 26,2 milliards d'euros, soit 8% du total des cotisations dues aux Urssaf, hors cotisations chômage et AGS. Elles donnent lieu, à hauteur de 87%, à des compensations ou un financement par l'Etat, pour un montant de 22,9 milliards d'euros. Cette augmentation des exonérations intervient après après cinq années de baisse. Elles avaient par exemple reculé de 6,4% en 2013.

"Les allègements généraux, qui représentent 77% de l'ensemble des exonérations, sont en légère hausse (+0,3%). La progression de la réduction générale des cotisations (+0,6%) a été partiellement compensée par la poursuite du recul des exonérations sur les heures supplémentaires et complémentaires (-11,6%)", précise l'Acoss.

Montée en charge des emplois d'avenir

Les autres exonérations, dites "spécifiques", sont également en hausse. En forte hausse. Elles ont fait un bond de 8,1% en 2014. Les mesures en faveur de publics particuliers progressent de 20,1%, portées par la poursuite de la montée en charge des emplois d'avenir qui ouvrent droit pour l'employeur à une aide à l'insertion professionnelle. Celles concernant des secteurs spécifiques augmentent de 3,1%, soutenues par les exonérations en faveur des particuliers employeurs.

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a écrit le 28/12/2015 à 18:58 :
Normal, si les Ursaff veulent récupérer des cotisations, il suffit de faire le tour des brasseries et cafés ou les chantiers se négocient au black et sur les parkings avoisinants !
a écrit le 27/12/2015 à 11:43 :
LA SECU AVEC L URSAF EST UNE VIELLE INSTITUTION QUI DEPUIS SA CREATION A PERMIE A DES GENERATIONS D ETRE MOINS PAUVRES. ET DE RE TEZ EN BONNE SANTE ? BEAUCOUP DE PAYS NOUS L ENVIE? A CETTE EPOQUE DE NOEL? JE RAPPELLERAIS QUE LA SECUE S EST UNE FORME DE PARTAGE ET DE SOLIDARITEZ ???
a écrit le 25/12/2015 à 12:07 :
Il ne faut pas mélanger toutes les cotisations : il y a les cotisations contributives fléchées vers une destination précise (chômage et retraite)...et il y a les cotisations non contributives (les autres). Comme leur nom l'indique il n'y a aucune différence entre cotisations non contributives et impôts puisqu'il n'y a pas de lien avec la dépense (on ne touche pas les AF et on n'est pas remboursé de ses soins proportionnellement au montant cotisé). Il faut donc analyser à part l'équilibre des retraites et celui de l'UNEDIC....et pour le reste comptabiliser tous les impôts et toutes les dépenses publiques. Isoler l'évolution des cotisations non contributives n'a aucune signification particulière.
a écrit le 24/12/2015 à 12:04 :
Les mêmes donnant en principe, toujours les mêmes effets!
Plus de taxes, moins d'investissement, moins d'emplois...
a écrit le 24/12/2015 à 11:16 :
l'URSSAF n'est pas une fatalité, je quitte la sécu.
Réponse de le 25/12/2015 à 12:14 :
On ne sait pas ce que signifie "je quitte la sécu". Vous devriez pouvoir cesser de cotiser pour la retraite (comme pour le chômage qui est hors sécu) mais dans ce cas vous toucherez une retraite en conséquence. De même vous devriez pouvoir quitter la CNAM pour n'importe quelle assurance santé mais par contre ça ne vous dispensera pas de devoir payer un impôt d'un taux voisin de 13% de vos revenus vous donnant ainsi qu'à chaque français environ 250 euros par mois pour couvrir vos frais de santé (CNAM + mutuelle obligatoire). C'est normalement comme cela que ça devrait fonctionner.
Réponse de le 26/12/2015 à 8:38 :
Je sais parfaitement ce que signifie quitter la secu : cotiser chez Amariz dont j'ai verifié a l'aide d'un avocat specialisé la couverture maladie - y compris en cas de maladie grave - et signé le contrat. Biensur le system repressif social francais va me tomber dessus mais nos arguments sont prets.
Quant au chomdu, je n'y cotise pas puisque gerant.
Réponse de le 26/12/2015 à 12:02 :
Pour moi vous avez tout à fait le droit d'aller chez Amariz. Mais ça n'empèchera pas le fisc de vous prélever 13% de CSG (ou cotisation équivalente) au titre de la santé....et de vous donner en contrepartie 250 euros par mois pour vous aider à payer votre cotisation chez Amariz....L'autre solution pour vous étant de quitter la France mais si vous venez vous y faire soigner, l'hôpital vous enverra la facture.
a écrit le 24/12/2015 à 11:02 :
Les exonérations de charge non aucun effet sur l'emploi, par contre elles pèsent sur les déficits...
Alors comme dirait Pierre Gattaz, c'est parce qu'ils n'y en a pas assez !!!
Réponse de le 26/12/2015 à 12:06 :
Pour les emplois faiblement qualifiés ce que vous dites est faux. C'est bien le coût du SMIC horaire super brut qui crée le chômage de masse.
a écrit le 24/12/2015 à 10:28 :
Vous oubliez un chapitre important dans ce domaine : l'Ubérisation des travailleurs, il y aura de moins en moins de salariés et de plus en plus de travailleurs en statut indépendant, cela a commencé en 2008 avec l'auto entrepreneur, cela se poursuivra dans tous les domaines ouverts à la concurrence: taxis, aides à la personne, informatique, cours de formation, entre autres actuellement et cela ira en s'élargissant.
Donc oui il serait grand temps de penser à financer tout le secteur social autrement qu'en pesant sur les salariés non bénéficiaires d'exonérations, ne serait-ce que pour la santé et les retraites.
Réponse de le 24/12/2015 à 19:44 :
Pour votre information les "indépendants" paient aussi de charges sociales. Suivant le cas à l'URSAFF, le RSI ou la mutualité agricole.
Réponse de le 24/12/2015 à 22:54 :
C'est surtout que les "emplois Uber" et autres autoentreprenneurs ne se précipitent certainement pas pour déclarer tous leurs revenus...
Réponse de le 26/12/2015 à 8:43 :
Oui mais non, si un independant ou auto-entrepreneur peut etre chauffeur de taxi ou electricien, il ne peut etre employé lambda. Si vous embauchez un auto-entrepreneur et vous etes son seul client, l'URSS peut vous tomber dessus et le requalifier en salarié deguisé, vous asphyxier avec des charges soi-disant indues quitte a couler votre entreprise, c'est le probleme des inspecteurs ideologues gauchos de l'URSS.
Ben oui, il ne faudrait pas que votre relation soit trop responsabilisante. La caste des hauts-fonctionnaire pense pour vous.
a écrit le 24/12/2015 à 9:05 :
hahaha! des emplois d'avenir qui n'ont aucun avenir...... a force de desesperer la jeunesse avec des mesures comme ca, faudra plus s'etonner
Réponse de le 25/12/2015 à 10:52 :
réponse à Rafale : les auto entrepreneurs paient presque rien en charge car le C.A. déclaré est limité à 32.000€ et les indépendants paient autour de 26% de charges lorsqu'un employeur en paie en moyenne 47% et 22 à 24% pour le salarié.

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