La promesse d'Emmanuel Macron d'atteindre un taux de chômage de 5 % est-elle encore tenable ? Objectif majeur de la campagne présidentielle de 2022, la cible du plein-emploi a été complètement reléguée à l'arrière-plan par le chef de l'État. La montée des tensions géopolitiques et la déflagration occasionnée par le trumpisme en Europe font désormais partie des priorités à l'agenda présidentiel. Pourtant, le marché du travail est toujours secoué par de fortes turbulences.
Le taux de chômage au sens du Bureau international du travail (BIT) s'est certes stabilisé à 7,3 % en fin d'année 2024, mais le point bas atteint fin 2022 à 7,1 % semble désormais lointain. Les créations d'emplois ont fortement ralenti et la plupart des instituts de prévision anticipent une remontée du chômage en 2025. Face à ce constat, le Conseil d'analyse économique (CAE), dans une note dévoilée ce mardi 4 mars, a livré ses remèdes pour booster le marché de l'emploi dans l'Hexagone. C'est d'ailleurs un objectif affiché par le ministre de l'Économie, Éric Lombard, pour redresser les finances publiques du pays.
Parmi les priorités, le document préparé par les économistes Antoine Bozio (Institut des politiques publiques, IPP), Camille Landais (CAE), Jean Ferreira (CAE), Alice Lapeyre (CAE) et Mariane Modena (CAE) insiste sur l'emploi des jeunes. « Il faut mettre l'accent sur les jeunes. Le problème du taux d'emploi chez les jeunes est persistant en France et il nous différencie de nos voisins. La France n'a pas encore mis d'outil en place pour vraiment y remédier. Cela devient le problème central », explique Camille Landais contacté par La Tribune.