Les syndicats agricoles hésitent sur le calendrier d'une mobilisation nationale
Giulietta Gamberini
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Les agriculteurs français vont-ils marcher dans le sillon des producteurs allemands qui cette semaine se sont rassemblés avec leurs tracteurs à Berlin et des fermiers polonais, roumains, slovaques et hongrois qui multiplient les protestations contre l'afflux de céréales et d'autres denrées alimentaires d'Ukraine ? Comme dans le reste de l'Europe, les motifs de mécontentement des agriculteurs ne manquent pas en France. Ils vont de l'inflation des coûts de production aux prix payés par les industriels de l'agroalimentaire et les distributeurs, des normes environnementales aux indemnisations après les catastrophes naturelles ou les maladies vétérinaires, a rappelé lors de ses vœux à la presse Arnaud Rousseau, le président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA), le 10 janvier. Et depuis quelques jours, des foyers de colère s'allument au niveau local, notamment en Occitanie. À Toulouse, mardi, un millier d'agriculteurs ont déversé de la paille et du crottin devant des institutions. Depuis jeudi soir, ils bloquent plusieurs axes routiers autour de la ville. Vendredi, à Carcassonne, une explosion a visé un bâtiment vide de la direction régionale de l'environnement. Entre-temps, en Mayenne, des éleveurs laitiers manifestent devant plusieurs sites du géant du lait Lactalis.
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