Les vagues d'épidémie ont emporté 700.000 emplois en France en 2020
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La pandémie a fait des ravages sur le marché du travail. Selon la dernière note de conjoncture de l'Insee publiée ce mardi 15 décembre, plus de 700.000 emplois seraient détruits cette année. Dans le détail, près de 600.000 postes de salariés ont été détruits et 100.000 emplois non salariés ont disparu. Les vagues d'épidémie et de confinement ont été désastreuses pour l'emploi.
Sur l'ensemble de l'année, les statisticiens anticipent un recul du produit intérieur brut d'environ 9%. "La crise est encore conditionnée par la situation sanitaire à rebours des crises antérieures. La situation est très évolutive. L'Allemagne par exemple se reconfine avec un régime assez strict" a expliqué le chef du département de la conjoncture, Julien Pouget. Notre prévision de perte d'activité est d'environ 8% sur l'ensemble du quatrième trimestre par rapport au quatrième trimestre 2019. Le chiffre annuel du PIB est estimé à -9%. C'est un chiffre que l'on publie depuis le mois de juillet. Le rebond a été plus fort que prévu au troisième trimestre. En revanche, il y a de nouveau un recul au dernier trimestre. Le coût de la crise sanitaire est supérieur à -9%. Compte tenu des premières estimations pour 2020 (environ 1% de croissance), le coût de la crise est estimé à une dizaine de points de PIB sur l'ensemble de l'année 2020" a-t-il poursuivi.
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Le choc économique a eu des répercussions hétérogènes. Les tableaux dressés par l'institut de statistiques montrent que le tertiaire a particulièrement été frappé par cette crise économique avec une chute brutale annuelle d'environ 4%. Plus de 480.000 postes en moins ont été recensés par les services de l'Insee. Sans surprise, l'hébergement-restauration enregistre les plus fortes pertes avec environ 200.000 emplois en moins (-17,3%). Viennent ensuite les services aux entreprises (-90.000 ; -3,1%) et les services aux ménages (-71.000, -5,4%). Beaucoup de ces secteurs ont particulièrement été exposés aux mesures administratives visant à limiter les interactions physiques lors des périodes de confinement.