Loi travail : le Medef suspendra la négociation sur l'assurance chômage, "si rien ne bouge"

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Il n'est plus question aujourd'hui de continuer à faire semblant, à négocier dans une logique absurde de donnant-donnant, qui n'a mené depuis 30 ans qu'à plus de complexité, de rigidité et de coût pour les entreprises, assène Pierre Gattaz.
"Il n'est plus question aujourd'hui de continuer à faire semblant, à négocier dans une logique absurde de donnant-donnant, qui n'a mené depuis 30 ans qu'à plus de complexité, de rigidité et de coût pour les entreprises", assène Pierre Gattaz. (Crédits : © Benoit Tessier / Reuters)
Pierre Gattaz donne trois semaines au gouvernement pour que le texte de la loi El Khomri "soit profondément corrigé". Dans le cas contraire, il se dit prêt à suspendre les négociations sur le renouvellement de la convention d'assurance chômage qui fixe les droits des demandeurs d'emploi à une indemnisation.

Du chantage ? Lors de la conférence mensuelle du Medef, mardi 19 avril,  l'organisation patronale a une nouvelle fois tapé du poing sur la table.

"Si rien ne bouge rapidement sur ce texte, dans les trois semaines, nous en tirerons les conséquences [...] Nous demanderons sans doute la suspension des négociations d'assurance chômage."

Pierre Gattaz a réclamé du gouvernement que le texte "soit profondément corrigé" pour "qu'il retrouve l'ambition initiale de créer de l'emploi dans notre pays".

Et de renchérir:

"Il n'est plus question aujourd'hui de continuer à faire semblant, à négocier dans une logique absurde de donnant-donnant, qui n'a mené depuis 30 ans qu'à plus de complexité, de rigidité et de coût pour les entreprises, et plus de chômage durablement élevé pour les concitoyens. Nous avons atteint aujourd'hui notre point de rupture."

Une négociation entamée le 22 février

Pour rappel, organisations patronales et syndicales ont entamé la négociation sur le renouvellement de la convention d'assurance chômage qui fixe les droits des demandeurs d'emploi à une indemnisation, le 22 février.

L'assurance chômage est endettée depuis le début des années 2000. Le gouvernement attend "1,6 milliard d'euros d'économies" de l'accord "en cours de négociation sur l'indemnisation du chômage". En octobre, Christian Eckert, le secrétaire d'État au Budget, fixait un objectif de 800 millions d'euros d'économies dès 2016.

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Commentaires
a écrit le 19/04/2016 à 16:09 :
on reconnaît bien le MEDEF il fait fonctionner les medias, les entreprises, les salariés ou leur représentants au chantage à la menace....c'est leur seules valeurs.

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