Macron critiqué pour vouloir supprimer l'"exit tax"

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Le message que je veux envoyer aux investisseurs étrangers est que nous baissons l'impôt sur les sociétés, que nous simplifions tout, assure dans son entretien à Forbes Emmanuel Macron, qui justifie son choix par le faible rendement de cette'exit tax.
"Le message que je veux envoyer aux investisseurs étrangers est que nous baissons l'impôt sur les sociétés", que "nous simplifions tout", assure dans son entretien à Forbes Emmanuel Macron, qui justifie son choix par le faible rendement de cette'"exit tax". (Crédits : Reuters)
Mise en place par Nicolas Sarkozy, cette taxe qui impose les plus-values sur des participations détenues par les contribuables qui quittent la France, visait à dissuader les entrepreneurs de s'installer à l'étranger. Le président veut la supprimer dès 2019 au nom de la liberté d'investir. Cette annonce a soulevé un nombre de critiques reprochant à Emmanuel Macron de favoriser "les plus riches".

Le président français Emmanuel Macron a annoncé vouloir supprimer l'"exit tax" payée par les contribuables partant à l'étranger, suscitant une nouvelle salve de critiques sur la politique fiscale du gouvernement, déjà accusé de favoriser les "très riches".

Un symbole "négatif" pour l'attractivité de l'économie française: voilà comment le chef de l'Etat a justifié, dans un entretien au magazine américain Forbes, la fin de cet impôt mis en place sous Nicolas Sarkozy pour dissuader les patrons d'aller s'installer à l'étranger.

"Message négatif"

Cette taxe "envoie un message négatif aux entrepreneurs en France, plus qu'aux investisseurs. Pourquoi? Parce qu'elle implique qu'au-delà d'un certain seuil, vous allez être pénalisé si vous quittez le pays", assure Emmanuel Macron dans cette interview, accordée en anglais.

"C'est une grave erreur pour nos startups parce que nombre d'entre elles, considérant la France moins attractive, ont décidé de lancer leurs projets en partant de zéro à l'étranger afin d'éviter cet impôt", ajoute-t-il.

Le chef de l'Etat, qui fait la une du magazine américain sous le titre de "Chef du libre échange", précise vouloir supprimer cet impôt dès l'"an prochain", ajoutant qu'"il n'a pas de sens".

"Si vous voulez vous marier, vous ne devriez pas avoir à expliquer à votre partenaire: "si tu te maries avec moi, tu ne seras pas libre de divorcer"", argumente M. Macron, se disant "favorable à l'idée de pouvoir se marier librement et de divorcer librement".

Au moins 50% du capital d'une entreprise

L'"exit tax", instaurée en 2011, impose les plus-values sur des participations détenues par les contribuables qui quittent la France, afin de dissuader le transfert de domicile fiscal à l'étranger. Cette mesure, qui s'applique aux contribuables ayant passé au moins six ans en France, concerne les personnes détenant un patrimoine en actions et obligations supérieur à 800.000 euros ou au moins 50% du capital d'une entreprise.

"Le message que je veux envoyer aux investisseurs étrangers est que nous baissons l'impôt sur les sociétés", que "nous simplifions tout", assure dans son entretien Emmanuel Macron, qui justifie également son choix par le faible rendement de l'"exit tax".

Cet impôt n'est "pas particulièrement intéressant pour les finances publiques, il est très petit", estime le président.

70 millions d'euros dans les caisses d'Etat en 2017

Selon les données transmises par Bercy à l'Assemblée nationale, ce prélèvement a rapporté quelque 70 millions d'euros en 2017 à l'Etat. Un chiffre un légère hausse par rapport aux années précédentes, mais inférieur aux 200 millions d'euros attendus lors de sa création.

L'annonce d'Emmanuel Macron n'a toutefois pas manqué d'alimenter la polémique, dans un contexte compliqué pour le gouvernement, accusé depuis la suppression de l'impôt sur la fortune (ISF) de favoriser "les riches" et les "très riches".

"En décembre la fin de l'ISF et la "flat tax" devaient servir l'investissement en France. Qui croira encore à cette fable? Même l'évasion fiscale n'est plus découragée", a dénoncé sur Twitter le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure.

"Avec Emmanuel Macron, c'est encore et toujours "exit la taxe" pour les plus fortunés (...) qui pourront désormais s'exiler fiscalement en toute impunité", a abondé le député PS Boris Vallaud, Alexis Corbière (LFI) dénonçant de son côté un choix "affligeant... et ô combien significatif".

Critiques à gauche comme à droite

Même son de cloche à droite, notamment chez les souverainistes. "Macron a définitivement choisi son camp: celui des plus privilégiés", a jugé dans un communiqué Florian Philippot, président du mouvement Les Patriotes. "Encore une taxe en moins pour les exilés fiscaux, les travailleurs peuvent toujours attendre qu'on défiscalise leurs heures supplémentaires", a ajouté le président de Debout La France, Nicolas Dupont-Aignan.

Contacté par l'AFP, l'ex-secrétaire d'Etat au Budget Christian Eckert s'est dit pour sa part "choqué" par le choix d'Emmanuel Macron, s'interrogeant également sur le calendrier de cette annonce, "effectuée le 1er mai", "soit le jour de la fête du Travail".

"L'argument selon lequel cette taxe rapporterait peu d'argent ne tient pas", assure l'ancien député socialiste, qui attribue le faible rendement de l'"exit tax" à son effet "dissuasif". "Au moment où tout le monde parle de lutter contre l'évasion fiscale, il semble incompréhensible de la supprimer", ajoute Christian Eckert, pour qui le dispositif bénéficiait d'un "relatif consensus politique".

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 06/05/2018 à 12:03 :
Et un cadeau de plus aux... Riches... et qui va encore compenser ce manque.. les travailleurs et les ex-travailleurs...
a écrit le 04/05/2018 à 12:08 :
Macron, l'homme de la finance , CONTINUE SES CADEAUX AUX PLUS RICHES ; il veut ratiboiser les couches moyennes et moyennes supérieures . Hop, tout le monde précarisé !
Réponse de le 06/05/2018 à 12:04 :
vous avez juste oublié "et les entreprises externalisées sans frais"...
a écrit le 03/05/2018 à 18:43 :
Protestations Dogmatiques. Cette taxe qui rapporte peu mais dissuade trop ! n'aurait jamais du etre créée. L'IFI devra etre lui aussi supprimé. Il coutera plus cher ! à l'administration fiscale que son rapport. Il faudrait enfin considérer les Rapports Annuels de la Cour des Comptes, et du mensuel papier " capital " : énormes gisements d'économies possibles sans affecter les services au citoyen et administrés.
En effet, Il faut absolument revaloriser les retraites, de 3.5% à compter du 1/01/2020.
Revenir au régime de la taxe confiscatoire sur les morts, d'avant Hollande : le seuil de déclenchement revalorisé chaque année était de 160000 eur jusqu'en mai 2012.
a écrit le 03/05/2018 à 18:35 :
C'est une taxe qui ne touche pratiquement personne, de l'ordre de 250 contribuables par an mais qui rapporte beaucoup parce qu'il s"agit des très grosses fortunes.

C'est très touchant de lire les lecteurs de la Tribune qui tiennent absolument à payer des impôts à la place des beaucoup plus riches qu'eux. Les 70 millions ne font que s'ajouter au 3.5 milliards de l'ISF et aux deux milliards de la flat taxe.
Ça représente 323 € en moyenne de charge supplémentaire chacun des foyers soumis à l'IR.

Est ce que la pression fiscale pousse les riches à s'exiler? Sous Hollande les services fiscaux estimaient à moins de 500 le nombre de contribuables à l'ISF quittant le pays chaque année, mais environ 300 arrivaient. En fait personne n'a réussi à donner des chiffres convaincants et incontestables. Tout ce qu'on peut constater c'est que le millionnaire n'est pas en France une espèce rare en voie d'extinction, c'est donc que le biotope ne leur est pas si adverse.

Mais ça c'était avant que Macron ne décide de faire payer les charges par les pauvres et d'en exonérer les entreprises et les riches qui les possèdent. Si avec ça on n'arrive pas à retenir les riches...
Réponse de le 03/05/2018 à 19:27 :
"C'est très touchant de lire les lecteurs de la Tribune qui tiennent absolument à payer des impôts à la place des beaucoup plus riches qu'eux"

Il s'agit du syndrome du larbin :

Chez un individu, le syndrome du larbin est un comportement pathologique visant à prendre systématiquement la défense des classes les plus favorisées au détriment de celles dont il est issu. Ce syndrome diminue les capacités d’analyse du larbin et se traduit par un blocage psychologique l’incitant à agir préférentiellement contre ses propres intérêts au profit de ceux qui l’exploitent. L’amour démesuré qu’affiche le larbin à l’égard des patrons, des rentiers ou des milliardaires, est l’acte de foi qui structure son discours. Le larbin agit sans discernement de ce qui pourrait être bon pour lui, il intellectualise le débat pour tenter de nous convaincre que piocher chez les riches est toujours la pire des solutions, quand bien même il en serait bénéficiaire. Les arguments économiques qu’il invoque inlassablement n’ont pas servi à forger sa conviction, le syndrome du larbin est malheureusement une vocation qui se trimbale dès le plus jeune âge et contre laquelle il n’existe aucun remède. Le larbin n’a pas choisi d’aimer les riches, il aime les riches parce qu’il est un larbin. De tendance nettement libérale le larbin est celui qui vous vante les bienfaits du bouclier fiscal alors même qu’il ne paye pas d’impôts. C’est encore le même larbin qui voudrait réduire ou supprimer l’impôt sur la fortune même s’il sait qu’il ne sera jamais concerné par la question. Un écervelé victime du syndrome du larbin n’a pas de conscience politique, il vote instinctivement dans l’intérêt de ceux qui l’exploitent pour s’attirer leur bienveillance. Le larbin estime que l’argent qui lui fait défaut, est beaucoup plus utile dans le coffre d’un riche qui pourra ainsi le réinvestir beaucoup plus utilement qu’il ne l’aurait lui même dépensé. Le larbin cautionne tous les sacrifices et les plans d’austérité dont il pourrait être l’objet comme la baisse des salaires, ou encore l’augmentation de l’âge de la retraite même si son travail ne lui convient d’aucune façon et que ses maîtres ne lui offrent aucune perspective d’améliorer sa condition.
Réponse de le 04/05/2018 à 0:53 :
L'I.S.F et l'EXIT Taxes sont des impots si vertueux ! Tous les pays y compris socialistes sont unanimes. Seule la france fait encore exception, et n'a toujours décidément rien compris : Premier et Seul !!!! pays à le Supprimer.
Réponse de le 06/05/2018 à 12:10 :
Vous vous rendez compte que je paye 4 fois cette somme pour un salaire inférieur à 2000€? Certe je fais parti des vaches à lait de notre société, célibataire oblige... Mais comment pourrais je payer cette somme supplémentaire? C'est déjà pâte (à pas cher) après seulement 10 jours de paye... Quand on retire juste EDF, eau, impotsssss... y reste pas lourd pour commencer le mois. Et ceux qu'on taxent toujours c'est nous... Les augmentation du gasoil par exemple a un coup et plus ça va plus je me demande pourquoi je ne me mettrais pas plutôt au chômage et profiter de la CAF!!! Je gagnerais moins mais aurais surement un meilleur train de vie et droit à beaucoup d'aide contrairement à aujourd'hui où j'ai droit à rien! Si c'est ça l'avenir de la France, y a pas que les riches qui vont fuir !
a écrit le 03/05/2018 à 11:16 :
Les adversaires de cette mesure ne se posent pas la question de son intérêt économique. Peu leur importe que ce soit bon pour l'emploi et l'investissement en France. Nourris de doctrines qui ont ruiné le pays, ils ne voient qu'une chose: c'est fait "pour les riches". Ils rêvent encore du front populaire et de mai 68...
a écrit le 03/05/2018 à 11:13 :
Il est évident que cette exit tax est d'une stupidité sans nom. Vouloir surtaxer et enfermer ceux qui produisent et détiennent le capital, c'est le meilleur moyen de les faire s'évaporer car la France est un enfer fiscal destructeur de son économie. Trop de gens ne comprennent rien (merci l'éducation marxiste nationale) et sont jaloux bien qu'ils affichent des aspirations bidon à une pseudo "justice sociale" qui en définitive les mène au chômage. La France est désespérante. La gauche domine encore les esprits, c'est pour ça qu'elle passe à côté de son avenir. Quitter la France est la première bonne décision à prendre pour un jeune entrepreneur avec des ambitions internationales. Mais bon, c'est cause perdue. Bye.
Réponse de le 03/05/2018 à 17:35 :
(Trop de gens ne comprennent rien (merci l'éducation marxiste nationale)

Même lui donc :
Cet impôt a été mis en place sous Nicolas Sarkozy en 2012 avec pour objectif de freiner l’exil fiscal, notamment pour la Belgique.
a écrit le 03/05/2018 à 11:09 :
Il est évident que cette exit tax est d'une stupidité sans nom. Vouloir surtaxer et enfermer ceux qui produisent et détiennent le capital, c'est le meilleur moyen de les faire s'évaporer car la France est un enfer fiscal destructeur de son économie. Trop de gens ne comprennent rien (merci l'éducation marxiste nationale) et sont jaloux bien qu'ils affichent des aspirations bidon à une pseudo "justice sociale" qui en définitive les mène au chômage. La France est désespérante. La gauche domine encore les esprits, c'est pour ça qu'elle passe à côté de son avenir. Quitter la France est la première bonne décision à prendre pour un jeune entrepreneur avec des ambitions internationales. Mais bon, c'est cause perdue. Bye.
a écrit le 03/05/2018 à 10:48 :
MELANCHON DISAIT LES RICHES S IL NE SONT PAS CONTENT QU ILS S EN AILLENT, macron lui fait le pari inverse, le tempt nous diras qui a raison ?CECI DIT ALLEZ VOIR SUR YOUTUB UN GRAND ECONOMISTE CHINOIS NOUS DIT CE QU ILS PENSE DES REFORMES DE LA VISION MACRON???///POUR ENCHAINE LES PEUPLES ON COMMENCE PAR LES ENDORMIR /// MARAT ///
a écrit le 03/05/2018 à 10:45 :
Il est dans sa logique : Liberté, Egalité, Prospérité.
a écrit le 03/05/2018 à 10:05 :
J’aimerais bien savoir si cette taxe existe ailleurs??
a écrit le 03/05/2018 à 10:04 :
Si cela permet de faciliter les créations d'entreprise en France, pourquoi pas, mais Macron prend aussi le risque d'inciter au départ des entreprises. Il faut donc nettement accentuer la lutte contre les paradis fiscaux pour que cette mesure soit juste. Cela dit , personne n'a qualifié Trump de président des riches quand il a fait sa reforme fiscale qui est pourtant 100 fois plus en faveur des riches que ce qu'a fait Macron jusqu'ici. Exemple, Apple rapatrie son cash, au niveau des emplois il n' a pas accéléré son rhytme d'embauche, par contre 100 milliards de programme d'achat d'action. Résultat, l'État aura moins d'argent, les riches en auront plus.
a écrit le 03/05/2018 à 9:33 :
Une mesure juste ,les propriétaires de SCI ne seront plus injustement taxés
a écrit le 03/05/2018 à 8:58 :
Le mac aplique son programme de serviteur des riches, stupidement par contre mais bon il impose à marche forcé le fameux tina, il faut que les riches soient toujours plus riches à n'importe quel prix.

70 millions c'était rien, c'était une mesure symbole prise par sarkozy pour détourner l'attention sur la généralisation de l'évasion fiscale par l'union européenne et bien même cette mesure leurre il l'a fait sauter le mac.

Et nous autres pendant ce temps voyons des augmentations de l'essence, de l’électricité, des assurances, des banques, des bagnoles et-c...

L'avantage c'est qu'il ne peut plus tromper personne maintenant, il a déjà grillé toutes ses cartouches, je ne sais pas quel cabinet conseil financier le guide mais je ne le ferais jamais bosser c'est sûr.
a écrit le 03/05/2018 à 8:15 :
C'est étrange ce syndrome de "deconnection "par rapport aux aspirations des citoyens dont sont atteint TOUS les politiques une fois parvenus au pouvoir !
Incurable apparemment !
a écrit le 03/05/2018 à 8:01 :
La taxation de la détention d'un patrimoine est illégitime, elle devrait donc disparaître totalement, y compris l'IFI (d'ailleurs c'est la taxe foncière et non la taxe d'habitation qui aurait dû disparaître, la TH étant finalement la contrepartie légitime des services que les collectivités assurent aux habitants et non aux propriétaires de biens fonciers). Quant aux revenus du capital, y compris les plus values, elles sont depuis Hollande nettement plus taxés que ceux du travail, il convient donc, par justice, d'en réduire significativement l'imposition.
a écrit le 03/05/2018 à 7:48 :
Toute suppression de taxe est une bonne chose. Pas d’inquiétude il en reste suffisamment pour tout le monde.
a écrit le 03/05/2018 à 7:44 :
Encore un ordre de Bruxelles et des lobbys, ce gouvernement n'est qu'une collaboration que l'on désire cacher, mais la commission demande des preuves visibles de soumission!
a écrit le 03/05/2018 à 2:30 :
En raison de l'Exit Tax, j'ai installé le siège de ma startup à l'étranger. Pas question pour moi de porter tous les risques, de bosser comme un damné pour me faire tondre si un jour je réussi. S'il n'y avait pas eu cette taxe, je me serai installé en France
Réponse de le 03/05/2018 à 7:42 :
Pourquoi vous n'aller pas aussi vivre a l'étranger ( diffinitivement ) , demande la nationnalite, et rester chez eux....
Histoire d'être droit dàns vos pompe...
Réponse de le 03/05/2018 à 8:16 :
On ne s'était pas du tout aperçu de votre absence !
a écrit le 02/05/2018 à 23:53 :
L'Etat fait de l'optimisation fiscale qui empêche les gens de bouger. Surtaxes sur les mutations immobilières, taxes sur l'immobilier décourageant la construction de logements, taxes sur les plus values passives ou actives. Encadrer, réglementer sont les maîtres mot. Français, soyez donc sages et surtout ne créez pas de plus values qui bouleverseraient l'échelle des valeurs et des pouvoirs.
a écrit le 02/05/2018 à 22:33 :
On est pas un ancien banquier pour rien.
a écrit le 02/05/2018 à 20:20 :
C'est toujours compliqué que de vouloir imposer des systèmes qui n'existent nulle part ailleurs. Là est le problème, cette prétention a vouloir inventer des systèmes refusés partout ailleurs, de vouloir toujours "être en avance" même si on a pas compris tous les tenants et aboutissants. Pour l'instant, force est de constater que notre esprit inventif a des résultats désastreux. Quand on est pas idiot, dans ce cas de figure, on essaie de suivre les meilleurs, et non pas toujours les snober.. Suivons, scotchons les allemands, et tout ira mieux, même si évidemment ils n'ont pas toutes les réponses..
Réponse de le 02/05/2018 à 23:16 :
L' inventivité de l' Ue de Macron c' est de permettre l' exil fiscal de 65 milliards annuels de France vers les ..paradis fiscaux et de plumer les français à grand renfort de taxes et d' impôts nouveaux ainsi que piquer la retraite des petits vieux.

Elle n' est pas belle l' Ue et son article 63 ?

L'article 63 du TFUE

Traité sur le fonctionnement de l'union européenne : il est interdit d'interdire

Le principe général de la libre circulation des capitaux est défini à l'art. 63 TFUE, qui dispose que «toutes les restrictions aux mouvements de capitaux entre les États membres et entre les États membres et les pays tiers sont interdites»

Cet article nous empêche de fait toute politique visant à limiter les délocalisation. Il n'y a aucune raison que ce traité européen ouvre tout à l'extérieur de l'europe.


Source upr.fr
Réponse de le 03/05/2018 à 7:26 :
Cher BH, vous avez pleinement raison mais vous prêchez dans le désert, car la gauche (et même la droite sont favorables aux taxes !!!) ne veut vivre que sur les taxes !!!! il suffit d'aller voir comment le Luxembourg vit bien : aucun pauvre, des salaires très élevés !!!! mais voilà, les français adorent vivre sur les autres !!!! alors quand à agir comme ceux qui réussissent : pas question !!!
Réponse de le 03/05/2018 à 7:29 :
@Lamblin : si vous voulez restreindre les mouvements de capitaux, c'est simple : soyez attractifs !!!! si vous voulez assassiner ceux qui réussissent ils fuient !!!! et si vous voulez interdire à ceux qui réussissent de fuir : c'est simple cous vous retrouvez comme l'URSS et son effondrement !!!
Réponse de le 03/05/2018 à 18:13 :
Vous êtes à mourir de rire.
Pour votre information, un équivalent de l'exit taxe existe au Royaume-Uni, aux Pays-bas, et aux USA... tous pays biens connus pour leur fureur de taxation.

Et l'Allemagne?... Pas de chace pour vous, elle pratique également l'exit taxe.
a écrit le 02/05/2018 à 19:04 :
Macron devrait applaudi et non critiqué ! L'exit tax agit aussi de façon préventive, mais en mal car elle a un effet dissuasif. Elle signifie: Investisseurs, évitez la France, allez plutôt à l'étranger afin de ne pas vous retrouver prisonniers !.Elle agit comme un repoussoir pour les étrangers qui voudraient investir et s'établir en France, mais pas forcément pour toujours. On ne les attire pas par la menace, et on ne les retient pas par la contrainte.
Quant aux socialistes, brillants inventeurs de l'ISF que le monde entier nous envie, et "ennemis de la Finance" comme Hollande il y a encore quelqu'un pour les écouter ?
Réponse de le 02/05/2018 à 21:42 :
Il y a au moins les 10 % qui vie border Line avec la précarité qui écoute l évolution de l ISF, quant à l argument de l étranger qui évite la France pour monter sa startup à cause de cette impôt, la bonne blague, seul un idiot peut y croire ! S ils ne viennent pas c est uniquement à cause de la lourdeur et gestion de l administrative ! Mais sur ce sujet ce n' est pas demain la veille que nos Énarques et haut fonctionnaire se reformer ont !
Réponse de le 02/05/2018 à 23:56 :
Cette exit taxe a été mise en place par la droite en 2011 (gouvernement Fillon), et ce mécanisme est plutôt bon. L'article évite de citer les nombreuses critiques qui viennent de la droite concernant sa suppression, cela trouble la compréhension.

Enfin, c'est méconnaitre les entrepreneurs que de penser que cette exit taxe a un impact sur les lieux de création d'entreprise.

A priori l’argument semble convaincre puisque vous le faites votre. En politique c'est ce qui compte!
a écrit le 02/05/2018 à 18:33 :
Vu la composition de l’électorat de Macron, cette décision n'est pas une surprise.
Réponse de le 03/05/2018 à 8:06 :
Euh ? les bénéficiaires d'une suppression de l'exit tax ou de la suppression très partielle de l'ISF, c'est loin de faire une majorité électorale ! Heureusement beaucoup de monde comprend que l'imposition excessive du capital ou de ses revenus est contre-productive pour tous et ne s'en tiennent pas à l'analyse primaire "Pour moi le seul bon impôt est celui que les autres (et surtout pas moi) paient"

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