Macron défend la souveraineté alimentaire de l'Europe et une nouvelle PAC au salon de l'agriculture

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(Crédits : Elysée)
Lors de son d'inauguration du salon de l'agriculture à Paris, le chef de l'Etat s'est posé en "patriote de l'agriculture" mais a appelé à défendre la "souveraineté alimentaire" de l'Europe. Il a invité les agriculteurs à devenir "les premiers militants de la transition écologique".

En inaugurant ce samedi 23 février matin à Paris le salon international de l'agriculture (SIA), Emmanuel Macron a voulu se poser en défenseur de la "souveraineté alimentaire" de l'Europe, tout en appelant à "réinventer" la Politique agricole commune (PAC), alors que les discussions ont commencé pour la réforme de cette politique après 2020.

"Je suis comme vous un patriote de l'agriculture. Je crois dans la force de nos terroirs. Mais cette force ne serait pas la même sans notre Europe" a déclaré le chef de l'Etat dans un discours prononcé devant de futurs jeunes agriculteurs.

A quelques semaines des élections européennes, qui se tiendront le 26 mai en France, le président de la République a axé son discours sur sa vision européenne de l'agriculture.

"Le danger pour notre agriculture n'est pas la concurrence des fruits espagnols. C'est le fait que notre bétail soit nourri au soja OGM importé et que le prix de nos volailles en dépende. Le danger n'est pas en Europe mais dans notre dépendance à l'égard d'autres puissances" a-t-il fait valoir.

L'Europe est en effet dépendante à 70% de soja importé pour nourrir le bétail.

"Aucun agriculteur, aucun consommateur ne souhaite être soumis aux normes, aux prix et aux diktats de non-Européens" a-t-il ajouté, estimant que "l'Europe agricole aujourd'hui est menacée de l'extérieur".

Estimant que "la nourriture ne sera jamais une marchandise comme les autres", il a souligné que "sans la PAC, les consommateurs européens ne bénéficieraient pas d'une alimentation accessible et de qualité". Emmanuel Macron a aussi invité les agriculteurs à devenir "les premiers militants de la transition écologique".

"Une part significative de la politique agricole commune doit être consacrée à l'environnement", a estimé le président de la République.

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Commentaires
a écrit le 25/02/2019 à 10:24 :
Il parle, il parle, il s'écoute parler.
Laissons le parler. Trop de paroles, trop de mensonges...et il n'est pas le seul. Alors que faire ? Observer et suivre son propre chemin, ne plus se prendre la tête avec le flot des informations toutes plus manipulées les unes que les autres.Pour se nourrir, être conscient que l'agriculture, l'élevage intensif et l'agroindustrie sont des "empoisonneurs" et qu'il faut éviter autant que faire se peut éviter leurs produits. Manger moins pour manger mieux.
a écrit le 24/02/2019 à 11:31 :
La grandeur des mots pour cacher la vilenie de la pensée .
a écrit le 24/02/2019 à 9:57 :
Micron. Le bonimenteur.
a écrit le 24/02/2019 à 9:23 :
Il s’est toutefois bien gardé de parler de la chape règlementaire et fiscale qui est sous son contrôle et sa responsabilité et qui plombe l’agriculture française et pas que....
a écrit le 23/02/2019 à 19:14 :
Du souverainisme que peut il en connaitre? Lui qui ne reconnait pas celui de la France! Le R.I.C. ou la rue! On comprend que ce Macron préfère la rue!
a écrit le 23/02/2019 à 17:31 :
La PAC c' est l' argent que nous donnons à l' UE sous forme de contribution française et qui redescend, nous sommes contributeurs nets -cad que nous donnons plus que nous recevons de l' UE - et cette même UE nous fait perdre au passage 9 milliards annuels et se révèle incapable de payer ce qu' elle doit aux intéressés..
Cette politique destructrice de l’Union européenne se fait sentir même outre-mer puisque la filière canne à sucre risque par exemple d’être démantelée à la Réunion à partir de 2017, du fait de l’ouverture générale aux productions des pays avoisinants.

Au service exclusif des grands groupes de l’agro-alimentaire et de la distribution et de la recherche du profit maximal exigée par leurs actionnaires, les traités européens conduisent à imposer en France des pratiques comme les OGM ou les farines animales qui sont contraires aux souhaits profonds de la population et qui font peser des incertitudes sur la santé des consommateurs.
https://www.upr.fr/communiques-de-presse/lupr-conseille-aux-eleveurs-francais-de-ne-pas-se-tromper-de-cible-et-dexiger-la-sortie-de-la-france-de-lunion-europeenne/
Le résultat de la politique agricole commune est la paupérisation des agriculteurs, et notamment des éleveurs et aujourd 'hui c' est au tour de la filière bio d' en faire les frais ..
Réponse de le 24/02/2019 à 9:49 :
je ne comprends pas votre raisonnement : En quoi le fait d’être dans l’Europe change quelque chose aux rapports de force entre l'agriculture et les groupe agro-industriels et la distribution ? le même problème existe partout dans le monde.
Il est de plus interdit en France de faire des OGM et d'interdire les farines animales dans l'alimentation des ruminants l’Europe permet aux différents pays de l'autoriser ou de l'interdire.
Quand au cout de l’Europe pour la France je vous propose de regarder la sortie de Europe de la GB et de voir son cout sur leur économie.
Des idées simples n'ont jamais résolu des problèmes complexes.
Réponse de le 24/02/2019 à 10:20 :
@jean Je vois bien que vous ne comprenez pas, aussi commencez par ouvrir le lien et vous découvrirez qu' il faut redévelopper l' agriculture familiale ..

"Quand au cout de l’Europe pour la France je vous propose de regarder la sortie de Europe de la GB et de voir son cout sur leur économie."
Et c' est quoi le surcoût qu' on rie un peu ?
Réponse de le 25/02/2019 à 9:28 :
Le PB de l'Europe est un problème de confiance, elle avance masquée, certes nous n'avons pas encore d'OGM mais demain? 80 à 90% de nos lois sont des transpositions pour l'agriculture et l'environnement. L'Europe est un Empire sans Empereur, quelle sont les autorités qui produisent ces monstrueux traités très secrets. L'Europe est la fille de la mondialisation non régulée avec pour idée principale que le commerce doit être libre et non faussé. Si je ne plaide pas pour une sortie de l'Europe, il me semble nécessaire et urgent quelle change de gouvernance - A voir le joli film "Demain" de Mélanie Laurent.
a écrit le 23/02/2019 à 16:18 :
Dès qu'il veut toucher à quelque chose par un discours grandiloquent, le résultat est un échec
a écrit le 23/02/2019 à 15:44 :
savoir dissimuler est le savoir des rois ! ..le roi se trompe le peuple paie
Réponse de le 23/02/2019 à 20:27 :
« Malheur au pays dont le roi est un enfant et dont les princes ont mangé dès le matin »
a écrit le 23/02/2019 à 14:15 :
Il est temps que ceux qui déclarent vouloir manger bio, le fassent, en acceptent les conséquences (le coût, le risque sanitaire -"concombre espagnol= fenugrec 42 morts..-"), et que l'on arrête ce discours réducteur (tout sera mieux après, nous allons vers le tout bio et les circuits courts) -c'est évidemment faux, cela nous coupe et nous coupera des innovations qui vont être énormes, via des techniques rejetées en France, notamment les OGM, mais qui rencontrent des succès grandissants ailleurs -(dans tous les plus grands pays agricoles en fait). Ceci ne signifie en rien que des progrès ne doivent pas être poursuivis pour diminuer les impacts sur nos environnements, c'est ce qui se fait depuis toujours.
a écrit le 23/02/2019 à 14:06 :
Toujours aussi creux. Qu'il nous lâche les baskets avec son Europe.
a écrit le 23/02/2019 à 13:51 :
Posture le temps du salon, pendant que sa ministre Schiappa insulte tout le monde avec des propos débiles, sans aucune sanction. Ces gens sont à vomir.
a écrit le 23/02/2019 à 12:56 :
Comme chaque métier , il faut des compétences pour faire une activité rentable dans l'agriculture et l'élevage afin d'avoir des revenus correctes et payer les charges sociales ( sécu,retraites). Je pense qu'un diplôme d'exploitant serait nécessaire à l'avenir pour le bien être de ceux qui seront attirés par ce type d'activité .
Réponse de le 23/02/2019 à 14:04 :
Essayez de reprendre des terres agricoles sans aucune formation agricole: la SAFER veille... et quelquefois abuse..
a écrit le 23/02/2019 à 12:40 :
Comme un adolescent, il préfère parler virtuellement d'une utopie européenne que d'agir concrètement sur un territoire dont il est en charge! Le R.I.C. ou la rue!
a écrit le 23/02/2019 à 12:03 :
blablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablablabla en résumé l'intervention de macron. habitude qui n''est JAMAIS suivie de résultats.
a écrit le 23/02/2019 à 11:55 :
ferme des( 1000 vaches) !? L AGRICULTURE intensive est l opposée de l écologie/ du tourisme.. pour un résultat identique au secteur de la peche. ?.. il faut tout simplement protèger l agriculture paysanne et non les grands céréaliers de la finance
a écrit le 23/02/2019 à 11:26 :
1 heure de discours pour parler de "réinventer". Pure perte de temps, l'utile, c'est d'inventer, que ce soit dans la continuité ou la rupture. Ce que notre prêcheur national est bien incapable de faire. Quand à la place de l'homme dans la nature, l'écologie, c'est une nécessité de toujours, notamment pour les agriculteurs, et non une transition entre deux paragraphes.
a écrit le 23/02/2019 à 10:36 :
quelle rigolade je suis le salon,macron fait suivre sa clique pour sa claque c'est du factice ceux qui l'applaudissent c'est les militants la république en marche c'est lamentable il est bien hors sol Chirac c’était autre chose c'est là qu'on vois que c'est le president de la republique en marche les autres il les ignore

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