Banlieues : les dix-neuf travaux de Borloo pour "réconcilier" les Français

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Jean-Louis Borloo pose ses conditions : le pilotage de chacun des programmes par une personnalité reconnue, un chef d'état-major et une équipe sous l'autorité du président de la République, un rapport annuel au Parlement et évidemment un comité de suivi.
Jean-Louis Borloo pose ses conditions : le pilotage de chacun des programmes par une personnalité reconnue, un chef d'état-major et une équipe sous l'autorité du président de la République, un rapport annuel au Parlement et évidemment un comité de suivi. (Crédits : POOL New)
Suite à la présentation de son rapport ce matin du 26 avril 2018 au Premier ministre, La Tribune a décortiqué le rapport de Jean-Louis Borloo : « Vivre ensemble, vivre en grand la République - Pour une réconciliation nationale ». Qualité urbaine, mobilité, petite enfance, culture, école, sport, emploi, armée, sécurité, équité, tous les sujets sont abordés.

Jean-Louis Borloo n'est pas du genre à pratiquer la langue de bois mais plutôt à parler « cash » dès que c'est nécessaire. Son rapport sur les quartiers prioritaires de la politique de la ville (QPV), remis ce 26 avril 2018 au Premier ministre, intitulé « Vivre ensemble, vivre en grand la République - Pour une réconciliation nationale », ne fait pas exception à cette règle (l'intégralité du rapport en bas d'article).

Dès l'introduction, l'ancien ministre de la Ville et de la Cohésion nationale de Jacques Chirac appelle à l'action et à la fin des rapports d'experts, invoquant, pêle-mêle, « un effort public en berne », « des agents publics et des bénévoles épuisés » et des maires en première ligne, sans oublier d'en souligner les causes et donc les conséquences : « cicatrices urbaines », « pauvreté concentrée », « chômage de masse », « jeunesse déracinée ».

Une équipe sous l'autorité du président de la République

Aussi refuse-t-il de laisser prospérer des « idées reçues », répondant par lui-même et par la négative à des questions comme « trop d'argent aurait été déversé pour les quartiers ? », « la politique de la ville serait inutile ? », mais aussi « les quartiers seraient un poids pour la République ? ».

Les enjeux étant posés, vient le temps des 19 programmes « robustes, structurants et innovants ». Bien sûr, Jean-Louis Borloo pose ses conditions : le pilotage de chacun des programmes par une personnalité reconnue, un chef d'état-major et une équipe sous l'autorité du président de la République, un rapport annuel au Parlement et évidemment un comité de suivi.

300 millions d'euros pour la solidarité éducative

Aux premiers chefs, figurent ainsi la qualité urbaine, la mobilité, la petite enfance et l'école. Il appelle ainsi à relancer immédiatement la rénovation urbaine, à faire des transports un droit et une nécessité pour tous, avec par exemple un plan de mobilité douce dans chaque agglomération, à investir dans la socialisation des moins de trois ans, à créer un fonds de solidarité éducative de 300 millions d'euros pour financer notamment le dédoublement des classes, ou encore à lancer des grands projets éducatifs dans les QPV.

En matière de culture, l'ancien ministre plaide pour la multiplication des projets artistiques portés par des grandes institutions avec les habitants, de même qu'il veut faire du sport, un vecteur de développement et d'insertion :

« Attractif, mobilisateur, porteur d'une image positive (...), il est indispensable pour la maîtrise de soi, la confiance, le respect des règles et fort du dépassement de soi. »

Un observatoire national de lutte contre les discriminations


Après les pistes sociales et sociétales, le septième programme est économique : « tout passe par l'entreprise et l'emploi ! », avec au hasard l'objectif très ambitieux de 5.000 recrutements annuels dans la défense nationale. Pour accéder à un travail, autant savoir lire et écrire. C'est pourquoi Jean-Louis Borloo prévoit un plan national contre l'illettrisme et l'"illectronisme". Toujours dans cet esprit, il propose la création de 200 quartiers d'excellence numérique.

Sa dixième piste, toujours aussi iconoclaste, consiste à « reconnaître les nouveaux visages de Marianne », en clair, combattre le sexisme et toutes formes de discrimination en multipliant les testings ou en mettant sur pieds un observatoire national. Suite logique : l'instauration d'une académie des leaders pour fonder l'élite de demain et d'une armée de la République solidaire afin de « reconnaître l'apport du travail social et des travailleurs sociaux ».

500 millions d'euros pour l'investissement communal

Les maires, élus préférés des Français, bien qu'en première ligne face à leurs concitoyens, sont à leur tour cités en exemple. Les dotations globales de fonctionnement des communes ne cessent de baisser depuis des années. Aussi Jean-Louis Borloo réclame-t-il un fonds d'urgence de 500 millions d'euros par an pour l'investissement.

Source de dépenses importantes pour les collectivités, la santé publique n'est pas oubliée non plus avec l'idée de soutenir la création de centres et maisons spécialisées. Autre structure essentielle au lien social : les associations. L'ancien ministre encourage le montage d'une plate-forme nationale dédiée fonctionnant comme « un incubateur et accélérateur de solutions » et qui pourrait être dotée d'un budget de 10 millions d'euros par an.

Condamner tout gestionnaire public ayant failli

 La justice vient enfin compléter le dispositif, Jean-Louis Borloo préconisant « la co-production de sécurité » qui conforterait l'action policière. De même, il rêve d'instituer une cour d'équité territoriale qui viendrait « juger les responsables » voire « condamner tout gestionnaire public ayant failli à l'obligation de moyens qui s'impose à lui ». Ultime proposition : la justice sociale , avec un projet national citoyen dédié à la jeunesse qui s'intitulerait « A la rencontre de l'autre » qui réconcilierait les territoires.

Des idées fortes, des pistes innovantes, des estimations chiffrées sur chaque proposition, le rapport synthétise l'ensemble des diverses expériences passées de l'ancien ministre. Reste encore et toujours à regarder les propositions reprises, ou non, par Emmanuel Macron fin mai, lorsque viendra le temps de sa prise de parole.

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Commentaires
a écrit le 30/04/2018 à 11:06 :
LES QUARTIERS SONT MALADE DE TROIS FACTEURS AUJOURDHUI EN 2O18 / LE CHOMAGE / LA VENTES DE DROGUES/ ET LA RELIGION. /ET POUR SOLUTIONNE CELA IL FAUT DESENTIFIER ET DEGROSIR SES QUARTIERS OU S ENTASSE TOUTE LES MISERES DU MONDE /POUR LA DROGUES IL FAUT LEGALISE CERTAINE DROGUES AUX MOINS LES MOINS DANGEREUSES/ ET POUR LA RELIGION IL FAUT QUE CHAQUE RELIGION REFORME SES TEXTES BIBLIQUE SUR L UTILISATION DE LA VIOLENCE CAR LE MESSAGE PREMIER DE LA RELIGION C EST AIME VOUS LES UNS ET LES AUTRES??? ///J AI LIMITE LE SAVOIR POUR LAISSE UNE PLACE A LA CROYANCE ///KANT EMANUEL///
a écrit le 29/04/2018 à 17:26 :
Deux pistes essentielles pour redresser la situation:redonner un souffle financier au secteur associatif et a la formation.Qui le comprendra?
a écrit le 29/04/2018 à 12:10 :
« des agents publics épuisés » :
Ben, il est grand temps que Macron mette en oeuvre son plan de licenciements de fonctionnaires et de diminution de leur nombre!
a écrit le 29/04/2018 à 10:36 :
le plan banlieues devrait commencer par le contrôle de l'immigration, l'arrêt du regroupement familial et du droit du sol ,sans oublier la limitation du flux entre les départements d'outre mer et la métropole ! il faudra aussi rétablir les zones de non droit
où les gens préfèrent vendre de la drogue plutôt que d'aller au boulot
a écrit le 28/04/2018 à 21:10 :
Pour réconcilier les français..... en tant que français je n'ai pas besoin d'être réconcilié en revanche il conviendrait que chacun respecte la République, ses lois etc....ce qui n'est pas le cas partout....un énième plan qui n'aboutira à rien...😎
a écrit le 28/04/2018 à 19:49 :
Il est important pour chacun de s’exprimer, mais souvent la réalité est soit figée dans des «  vécus antérieurs «  soit «  véhiculé par des peurs des dernières crises en France » depuis l’état d’urgence, les prisons sont pleines , les quartiers dit «  sensibles «  bien calmées( l’impression qu’on a )

Jeter l’argent par les fenêtres et sans aucune efficacité ça ne sert à rien
Pour «  réconcilier «  il faudrait écouter chacun et faire un rapport claire précis objectif mais pour le bien commun de tous

Le gros problème en France d’après moi :
C’est le manque de responsabilité des parents ( qui ne devraient pas être parents)

Avoir un enfant : ce n’est pas un accident , on y réfléchit et on doit être adulte pour être responsable et capable de porter un socle d’éducation à cet enfant.
L’ignorance ne fait pas bon ménage avec éducation.
a écrit le 28/04/2018 à 17:51 :
regardez ouest france Alençon ou la presse devoile le contrôle de six restaurantS pour des futiliteS QUATRE VOITURES DE POLICE une quinzaine de personne

pendant ce temps quartier Perseigne des voitures brulent toutes les semaines ,,,,???
Là que fait la police RIEN
Réponse de le 28/04/2018 à 18:30 :
« L’Etat-major demande trois opérations de ce genre par an et par ville, explique le capitaine Gaël Le Penven. Ces contrôles ne ciblent pas nécessairement les restaurants. En janvier, nous avons inspecté des garages, en octobre dernier également. »
a écrit le 28/04/2018 à 12:49 :
Il manque deux mesures au projet de Borloo:
- Augmenter les effectifs de police dans les quartiers "sensibles" (au fait, sensibles à quoi ?)
- Augmenter le nombre de places dans les prisons
a écrit le 28/04/2018 à 11:13 :
dans les zones de non droit..... Insécurité- Trafic -Délinquance ..
a écrit le 28/04/2018 à 9:24 :
c est desolant d entendre ces discourts de haine sur les gens qui vivent dans les quartiers sensible moi je vie dans un de ces quartiers depuis bientot 50ans et je peut vous dire que la represtion que vous souhaite ne sert a rien car la delinquance et diferante depuis que les réseaux de drogueset le chomage y sont apparue, ils y a deux conbat ay menez redonne du travail a ceux qui veulent travaille et luttez plus durement contre les reseaux de drogues, car dans ces quartiers les vrais patrons sont les dileurs ce ne sont plus ni les maires ni la police ils nous ont abandonnez depuis longtent ??? IL NE FAUT PAS COMPTER SUR CEUX QUI ONT CREE LES PROPLEMES POUR LES RESOUDE ///ALBERT EINTEIN///
a écrit le 28/04/2018 à 8:35 :
Franchement... bof ! C'est bien creux. Engloutir encore des milliards fans un nième plan banlieue... Et alors cette idée d'enarchie des quartiers, alors qu'il faudrait au contraire supprimer la vraie, qui est un vivier de conservatisme et d"idées reçues...
Réponse de le 29/04/2018 à 12:19 :
Quelle idée d' "Engloutir encore des milliards fans un énième plan banlieue" quand on peut très bien les confier à des gens bien comme Tapie qui savent très bien comment les dépenser avec élégance!
a écrit le 28/04/2018 à 8:18 :
On fait beaucoup de cas d'un spécialiste de l'enfumage confère ses maisons à 100000 € ses emplois annoncés etc...
a écrit le 28/04/2018 à 7:33 :
Combien de milliards (que nous n'avons pas) encore pour les banlieues, où une minorité pourrit la vie d'une majorité et refuse totalement intégration et lois républicaines ?;
a écrit le 27/04/2018 à 20:42 :
Il veut encore et encore engloutir de l'argent dans les quartiers "sensibles" alors qu'il sont déjà portés à bout de bras par le pays. Et si on s'occupait plutôt de la misère des villages de la France profonde ? Leurs habitants vivent dans le dénuement, mais comme ils ne brûlent pas de voitures et qu'ils n'attaquent pas les gendarmes, on les abandonne et on préfère cajoler les voyous.
a écrit le 27/04/2018 à 19:22 :
Je croyais que cette personne avait abandonné la politique ?
Combien nous coûte son rapport après celui sur l’Afrique ?
Une seule chose il connaît , demander de l’argent . Normal c’est
pas lui qui paye .
Triste France
a écrit le 27/04/2018 à 18:09 :
Il va encore beurrer les quartiers sensibles avec le pognon des classes moyennes pour satisfaire la classe libertarienne internationale, qui se fout du tiers comme du quart que cela réussisse ou non, pourvu que ce ne soit pas avec leur fric.
a écrit le 27/04/2018 à 17:45 :
Si tout le monde se sentait français, la réconciliation ne serait pas a l'ordre du jour! Mais malheureusement on fait la promotion du communautarisme!
a écrit le 27/04/2018 à 17:14 :
Combien de rapports sur les banlieues ? Je suppose que celui-ci n' a pas été fait bénévolement....Maintenant essayez de me faire croire que ces jeunes se lèveront à cinq heures du matin pour 1200€ par mois, mort de rire la vente de leur produit leur rapporte bien plus en se levant à midi......
a écrit le 27/04/2018 à 14:10 :
Une mousse et ça repart!
a écrit le 27/04/2018 à 13:00 :
Donnons des milliards d'euros à ces descendants d'immigrés dont beaucoup n'auront jamais travaillé une seule fois de leur vie, pendant ce temps là la Chine investit tous azimuts dans les hautes technologies, les infrastructures et la recherche !
Chacun ses priorités : on est déjà largué de toute façon.
Réponse de le 27/04/2018 à 17:50 :
"pendant ce temps là la Chine investit tous azimuts dans les hautes technologies"

La Chine c'est ça aussi :
En décembre, un journaliste de la BBC avait testé le système de surveillance de la ville de Guiyang, dans le sud du pays. Avec la complicité de la police locale, il avait été inscrit sur la liste des personnes recherchées, avant de partir se balader en ville. La police n’avait mis que sept minutes à l’arrêter. Plus effrayant encore, le Parti communiste chinois est en train de mettre sur pied une base de données regroupant des informations biométriques sur toute la population (échantillons de voix, ADN, groupe sanguin, photo de l’iris, empreintes digitales…), en l’absence de cadre législatif de protection de la vie privée. L’objectif à terme est d’identifier n’importe lequel des 1,4 milliard de citoyens en… trois secondes. Selon le cabinet d’études américain IHS Markit, il y avait 176 millions de caméras en Chine en 2016, et il est prévu d’en installer 450 millions d’autres d’ici à 2020. Ces dispositifs font partie de ce que les autorités revendiquent comme «le plus grand réseau de surveillance vidéo au monde». Interrogé par le Wall Street Journal, William Nee, chercheur à Amnesty International, redoute que les lunettes permettent de suivre à la trace des dissidents politiques ou des minorités ethniques.
Réponse de le 27/04/2018 à 20:11 :
Quel rapport ? Depuis 1980 jusqu'à 2017 la croissance chinoise a été de 2860 % alors que celle de la France a été de 90 % sur la même période. Eux ne s'embarrassent pas de "politiquement correct". Vous ne comprenez rien aux enjeux du 21 ème siècle avec en premier lieu la capacité d'une grande puissance comme la Chine de mettre toutes les autres nations en situation d'échec et mat.
Réponse de le 28/04/2018 à 8:39 :
@Fredo30400

"Quel rapport ?"

Simple, tu évoques la Chine, je met un commentaire sur la Chine.

"Vous ne comprenez rien aux enjeux du 21 ème siècle "

Effectivement, je ne suis pas madame Irma.
a écrit le 27/04/2018 à 11:11 :
Mettre les 5 milliards dans l'embauche de policiers et rétablir le respect de la loi .Ce serait le plus beau cadeau a faire a ceux qui résident dans les cités et qui subissent l'inommable.
Réponse de le 27/04/2018 à 11:51 :
Ce n est pas dans l embauche qu il faut les mettre mais dans leur formation ! La réalité de leur comportement est très loin des reportages a la Walt Disney de Tf1 et autres chaines ! Pour complémenter votre info, toutes les cités ne sont pas a l image des Tarterets :)

Boorlo a de bonnes idées mais malheureusement, je doute que les banlieues soit une priorité pour Macron.
Réponse de le 27/04/2018 à 12:35 :
L'état a su mobiliser 2500 gendarmes pour mettre de l'ordre dans la ZAD de NDDL.
Pourquoi ne pas faire la même chose pour chaque zone de non-droit?
Nettoyage des caves et mise à l'écart de tous ceux qui contestent la loi et la vie en communauté.
Je pense que les honnêtes gens qui y habitent seraient soulagés.
Réponse de le 27/04/2018 à 14:29 :
Ce qu'il faut ,c'est des commissariats sur place ouverts 24h/24 et qui interviennent immédiatement.Uniquement pour les cités soumises au trafiquants et autres associations cultuelles.Ce n'est pas en distribuant de l'argent électoral aux associations fictives et en repeignant les cages d'escalier en rose qu'on améliorera le quotidien de gens:Borloo est lamentable,j'éspère qu'il ne croit pas sincèrement a ce qu'il propose
a écrit le 27/04/2018 à 10:53 :
TOUS SAVENT LES PROBLEMES DE CES QUARTIERS . CES QUARTIERS SONT APPARUE A COTE D ENTREPRISE QUI SONT PARTIE OU QUI ONT FAIT FAILLITE ;DONC DESSORME IL FAUT REPENSE LA VIE DES GENS QUI TOURNENT EN ROND SANS TRAVAIL ET SANS AVENIR? C EST UNE BOUDRILLIERE POUR TOUS LES GOUVERNEMENTS ? REINVESTIR DANS CES QUARTIERS N EST PAS DE L ARGENT PERDUE C EST DELA REDISTRIBUTION DE RICHESSE ? CAR EN FRANCE LES BANQUES SONT PLEINES ET ILS Y A DIX MILLIONS DE PAUVRES QUI VIVENT ESENSIELLEMENT PARQUER DANS CES GUETTOS ?JE N AINE PAS CE MOTS MAI C EST UNE REALITE QUE CEUX QUI GERENT LE PAYS DOIVENT SAVOIR???///HULOT BORLO BON COURAGE IL Y A DU BOULOT /// C EST LE DEVOIR DE CHAQUE HOMME DE RENDRE AU MONDE AU MOINS AUTANT QU IL A RECU ///ALBERT EINTEIN///
a écrit le 27/04/2018 à 10:48 :
Il en pense quoi Borloo de la baisse des APL ?
a écrit le 27/04/2018 à 9:17 :
parler cash avec l'argent des autres , ce n'est pas bien difficile ;
a écrit le 27/04/2018 à 7:51 :
Cela fait 40 ans que les soi-disant "banlieues" nous parasitent et deviennent des zones de non-droit. Assez de culpabilisation des Français et de financements versés à fonds perdus, remettons l'Etat et la République à leur place, celle dont nos dirigeants et nos hauts fonctionnaires ont tellement peur : l'Autorité...
Réponse de le 27/04/2018 à 16:56 :
42 pour être exact :

Décret du 29 avril 1976

Le regroupement familial fut rendu légal, et institutionnalisé, par le président Valéry Giscard d'Estaing, son premier ministre Jacques Chirac (le bruit et les odeurs quelques années plus tard )et le ministre du Travail Michel Durafour ( d’où le jeu de mot du père Le Pen avec son nom).Le texte veut, pour des raisons humanitaires, rapprocher les familles séparées des deux côtés de la Méditerrané
a écrit le 27/04/2018 à 7:22 :
Je n'avais encore jamais vu de la "matière grise" sur deux jambes.........
a écrit le 27/04/2018 à 6:39 :
Borlot. Il aime la bonne chaire et la dive bouteille.
C'est un des rares politiciens sympatiques.
Les autres, sont des pisses froids
Vive Borlot.
Réponse de le 27/04/2018 à 8:29 :
Remplacez donc le thé par de l'eau...

Borloo a une qualité rare chez les hommes politiques qui sont en général des produits formatés par Science Po et l'Enarchie: il a de l'imagination et de la créativité.

En tant qu'ex-valenciennois, je peux témoigner qu'il y a eu un avant et un après Borloo, et pas seulement grâce à Toyota. Depuis son passage à la mairie, la ville s'est réveillée.

De plus l'homme est sympathique. Pour ce qui est du rapport, il n'a rien de révolutionnaire , tout dépendra de la volonté de Macron de faire avancer le dossier... et là, je crains le pire. Borloo, comme Hulot risquent fort de servir de faire valoir plus que d'inspirateur.
a écrit le 26/04/2018 à 21:45 :
Un n' ième plan banlieue bisounours, il est à côté de ses pompes Borloo.
a écrit le 26/04/2018 à 21:45 :
hélas il y a toujours des zones de non droit en France ! Insécurité point ! les propos de mr Borloo ne vont pas dans le bon sens ..mais attise .....
a écrit le 26/04/2018 à 21:01 :
M. Borloo le "bon" gars qui voudrait nous expliquer que l'argent public doit encore et encore être déversé à flot. M. Borloo l’homme des mots celui qui fait le tour de force verbal de remplacer le mot licenciement par Plan de Sauvegarde de l’Emploi le fameux PSE . M. Borloo l’homme des salons africains beaucoup de parlottes en réunion pour peu d’électrification de l’Afrique. M. Borloo la ruralité voit la fermeture des classes, au mieux double ou triple niveaux , nous aussi nous voulons pour nos enfant des classes de 10 ou 12 élèves, voit son réseau routier se détériorer voit ses moyens de transport disparaitre voit ses moyens de déplacements de plus en plus chers par une grande magouille de Bercy validée par M. Hulot le nouvel impôt, la fumeuse taxe carbone sur le carburant, produit OBLIGATOIRE, INDISPENSABLE dans la ruralité pour se déplacer, ruralité jamais autant abandonnée que par ce quinquennat etc etc Nos handicapés qui n’ont même pas droit au minimum vieillesse pour ceux qui, ont travaillé, à leur rythme, toute leur vie active alors les histoires des quartiers défavorisés des villes en difficultés!!! qui ne respectent souvent ni la police ni les pompiers ni le corps médical mais qui depuis des décennies sont un gouffre pour les contribuables dont ceux de la ruralité avec cette cohorte de « contrôleurs » de l’état qui coutent plus cher en gestion qu’en actif sur le terrain alors NON NON NON la coupe est pleine que ces quartiers commencent par être leur propre acteur en commençant par le respect des institutions et des personnes. Attention car si la coupe est pleine dans les quartiers qui ne doivent d’abord s’en prendre qu’à eux même et parfois à leurs élus qui ont joué la carte de l’urne, la coupe dans la ruralité est aussi pleine, une ruralité qui grogne mais qui le jour de son soulèvement sera à la hauteur de son déclin. Le politique et plus spécialement l’exécutif mais aussi LREM qui a oublié que la ruralité l’a portée au pouvoir mais qui a bien compris que les salons de l’Assemblée sentent meilleurs que notre terroir. Alors M. Borloo et son plan nous laissent froid pire un gout amer car la ruralité fera les frais de déluge d’argent public, qui comme le montre le bilan de plus de 30 ans ne sert à rien dans ses quartiers et villes.
Réponse de le 26/04/2018 à 21:31 :
+1000
Réponse de le 26/04/2018 à 22:19 :
quel avantage y a t il a habiter en zone urbain ou en zone rurale ?

Toutes les classes d’école actuellement est au- dessus de 25 élèves par classe

En quoi l’aide pour des enfants défavorisés vous dérange ?

De toute manière chacun a son rythme de croissance, leur évolution ne va perturber votre évolution à vous

Pourquoi c’est les zones rurales qui vont payer ?
Car les zones rurales payent des impôts et pas les autres ?

Les autres si ils ne payent pas des impôts, c’est parce qu’ils n’ont pas de travail.
Réponse de le 27/04/2018 à 11:49 :
Bonjour, votre commentaire semble manquer de connaissance . Pour ce qui est du nombre d’enfants par classe il n’est pas rare en milieu de rural qu’une classe soit de deux et de plus en plus de 3 niveaux, croyez vous, pour l’enseignant comme pour les élèves que cela est plus est plus facile que dans une classe au même niveau pour 25. Autre point souvent dans la ruralité les enfants font des km soit en bus scolaire soit en véhicule particulier pour se rendre à l’école et dans le rythme d’un enfant surtout en primaire cette « promenade » imposée n’est pas faite pour son équilibre.
Chacun à son rythme de croissance vous avez du louper un épisode de la formation car les rythmes ne sont pas à la carte comme vous semblez le croire et cela j’en conviens ne concerne pas que le milieu rural.
Pour ce qui est de la fiscalité la aussi vous semblez méconnaitre non pas la ruralité mais la répartition des services publics dans notre pays, services payés par l’impôts et taxes à foison. S’il est vrai qu’un village de quelques habitants ne peut avoir l’ensemble des services publics il en est de même pour certaines communes rurales de, lisez bien le chiffre, plus de 5000 âmes et oui si ce chiffre vous parait erroné je vous invite à parcourir notre pays. Autre point oui pour l’impôts, pour information que j’acquitte en milliers d’euros, je note également que je paie pour les transports publics comme le train mais sans aucune ligne et ou autres transports publics de substitution et encore moins bien sur une subvention pour un trajet obligatoire avec un véhicule personnel.
Pour ce qui du travail, dans la ruralité le travail est aussi difficile à trouver mais à la différence de certaines villes ou quartiers, la ruralité ne rechigne pas pour les boulots précaires et qui dit précaires dit mal payés.
Le premier point des villes ou quartiers difficiles n’est pas de mettre encore de l’argent à fond perdu mais de faire respecter les institutions, les corps de l’état. Sans ordres pas d’avenir, ce n’est pas une idée d’extrême droite mais seulement de bon sens et du vivre ensemble.
Vivez dans la ruralité et vous comprendrez que la France est inégalitaire dès l’enfance par rapport aux grandes métropoles et zones prospères mais également aux villes et quartiers difficiles avec une grande différence les subventions en milliards d'euros déversés, parfois sans aucun contrôle, depuis plusieurs décennies pour quel bilan, toujours plus pour toujours si peu de résultat. La ruralité n’a pas cette chance de manne toute cuite tombée de Bercy, donnons au prorata la même manne à la ruralité et faisons après le bilan. Ras le bol de prendre la ruralité pour une partie de France s/développée qui n’a besoin de rien sauf de payer et de la fermer OUI OUI la ruralité est abandonnée et si elle est minoritaire elle en est pas moins dans un état de ras le bol qui explosera.
Réponse de le 27/04/2018 à 14:06 :
Bonjour,

Exposé comme vous le faites, ça se sent qu’il y a du vrai
Il me semble que c’est dans l’intention du gouvernement de jumeler les villages et faciliter le vivre ensemble.

Sachez que ce n’est pas le même schéma partout en France , dans ma région c’est différent , le poids est donné aux villages : c’est eux qui décident et souvent les politiques s’adressent à eux .
La ligne de route c’est les gens importants de la région qui décident dans notre région ; c’est comme ça , on fait avec.
Et le «  bonus » sur tout ça ce sont les idées extrémistes .
L’ideal Pour vous est de vous associer et faire entendre votre voix plus haut.
Bon courage
Cordialement
a écrit le 26/04/2018 à 21:00 :
Humain, brillant , anti système aux antipodes des technos qui nous gouvernent. Son plan sur l'Afrique, maintenant les banlieues , du top niveau. Est-ce audible par la nomenclature?
Pas évident, l'homme a renoncé à une carrière politique en raison des démons qui rongent son existence. Macron, c'est certain va l'écouter, c'est l'essentiel.
Réponse de le 26/04/2018 à 22:27 :
@BA son plan pour l'Afrique que bilan merci? brillant ou dans les pompes? audible par la nomenklatura laquelle? celle à laquelle il participe depuis des décennies? Des plan à la chaîne mais un plan n' a jamais donné à manger ou créer un Kw. Borloo la grande esbroufe comme on aime chez les politiques.
Réponse de le 27/04/2018 à 15:56 :
Je regardais l'autre jour à la télé une classe avec 50 à 60 élèves de différents âges avec un professeur au tableau que l'on écoutait religieusement, filles et garçons assis sagement avec une ardoise et une craie tout cela en silence et travaillant avec application, se dépêchant de finir avant l'arriver de la nuit. Cela se passait dans un pays africain !
Réponse de le 29/04/2018 à 12:39 :
à REVERJOVIAL : Un "petit détail" quand même : cela se passait également dans la plupart des pays européens il y a 50-100 ans, quand une minorité d'enfants était vraiment scolarisée, forcément les meilleurs et les plus motivés, quand le brevet du collège n'était nullement évident et le bac équivalait à un mastère d'aujourd'hui sur le marché du travail.
Je parlais avec un vieil instituteur qui avait connu des classes de 80 élèves dans des régions monntagneuses de la Grèce. Or, ces élèves ne constituaient que le 10% (ou moins) de cette classe d'âge. Alors, cette classe était composée d'élèves brillants.
Aujourd'hui, nous avons décidé de démocratiser l'enseignement et de l'étendre à toute la population, il faut en payer le prix!
a écrit le 26/04/2018 à 20:01 :
Ceci est il un préparatif pour la prochaine élection ou un moyen d’indemniser les villes : les maires et les Élus ?
Vu l’état des banlieues en France ... ça fait 40 ans ... que les villes font «  le bien » surtout pour «  eux - même »
a écrit le 26/04/2018 à 20:00 :
A t-il deja électrifié toute l'Afrique?
a écrit le 26/04/2018 à 17:57 :
encore des copains à caser dans des comites bidons nous avons deja 1244 agences d'etat qui ne servent à rien mR MACRON AVAIT PROMIS DE REFORMER ,,,??il est là depuis deja un an beaucoup d'argent depense pas de resultat !!!!!!
deja, que la police puisse entrer dans ses banlieues apres A VOIR
a écrit le 26/04/2018 à 17:42 :
haha, les phrases de propagande a 2 balles!!!!!!!! euh, il devrait regarder l'etat de son pays, avant de commencer a sortir ses beaux discours....... c'est bittersweet a souhait, ces discours qui me rappellent pasternak qui decrivait l'odeur enivrante de bonheur des fleurs autour de moscou apres la revolution de 1918 ! bon pasternak, il a vite compris ce qui se passait, a priori c'est pas le cas de borloo!
a écrit le 26/04/2018 à 17:41 :
On voit Hollande qui revient afin d'essayer de montrer un minimum de diplomatie cohérente française, Borloo déboule également, l'imposture lrem n'a pas fait long feu, c'est bien beau de simples exécutants, de vulgaires comptables des marchés financiers au pouvoir mais politiquement tout doit commencer à s'écrouler, le mac n'étant là que pour donner aux riches en prenant aux autres tout le reste il s'en tape alors que tout le reste est indispensable.

La servilité n'est pas de la compétence, c'est uniquement de la servilité.

L'ère Macron sera politiquement dramatique et après 5 ans je ne parierais pas qu'entre lui et sarkozy ce soit sarko qui ai le plus détruit le pays.

Vite un frexit ou quelque chose, n'importe quoi, qui nous sorte de là !
Réponse de le 26/04/2018 à 21:59 :
Dans 4 ans Macron n'aura que 44 ans (9 de moins que Giscard à la fin de son qunquennat) ... C'est dire qu'on n'a pas fini, en plus, de financer son statut d'ancien président...
Réponse de le 27/04/2018 à 8:35 :
Le gars rémunéré par l’État qu'il détruit.

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