Médiapart révèle les salaires des dirigeants de la FNSEA payés par les cotisations des agriculteurs

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(Crédits : © Stephane Mahe / Reuters)
Jusqu'à 14.900 euros mensuels. Avec un art consommé du timing - le Salon de l'Agriculture (SIA) ouvre ses portes samedi à Paris -, le site d'information Mediapart vient de dévoiler la rémunération des hauts dirigeants du syndicat majoritaire chez les agriculteurs. Alors que "30% des agriculteurs n'ont pas pu se dégager de revenu durant l'exercice 2017", ces révélations font tache pour le syndicat agricole qui accuse Mediapart de "règlement de comptes".

La première organisation syndicale agricole, la FNSEA, a accusé mercredi le site d'information Mediapart de s'être livré à un "règlement de comptes" en révélant les rémunérations importantes perçues par ses principaux dirigeants. Des révélations gênantes au vu de la précarité d'une grande part des agriculteurs, comme le reconnaissait d'ailleurs mardi 18 février la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert, cité en introduction de l'article de Mediapart:

« (...) un certain nombre d'agriculteurs ont l'économie de leur exploitation dans le rouge. 30 % des agriculteurs n'ont pas pu se dégager de revenu durant l'exercice 2017. »

Lire (sur Mediapart) : "A la FNSEA, le train de vie hors sol des dirigeants"

Dans un communiqué, la FNSEA "s'insurge contre un article tenant plus du règlement de comptes que de l'enquête journalistique". Elle dit "assumer pleinement les niveaux de rémunération de ses cadres dirigeants", situés selon elle "en dessous des normes de rémunération pour une organisation professionnelle nationale de cette taille".

La FNSEA argue que les informations divulguées lui ont été volées

Le syndicat explique également que les informations divulguées par le journal d'investigation ont fait l'objet d'un vol pour lequel une plainte a été déposée.

Or, s'il s'agit d'un vol, c'est que ces informations n'étaient donc pas publiques, ce qui semble en contradiction avec les propos de la FNSEA qui dit, citons-les à nouveau, "assumer pleinement les niveaux de rémunération de ses dirigeants".

Mercredi à la mi-journée, Mediapart a publié les salaires du nouveau directeur général du syndicat Clément Faurax, de son remplaçant au poste de directeur adjoint Jean-Louis Chandellier, et les différentes rémunérations attribuées à la directrice générale sortante Catherine Lion.

Selon le média, Clément Faurax "émarge aujourd'hui à 13.400 euros brut mensuels" à l'issue d'une revalorisation de 22% décidée après son arrivée en avril 2019. Toujours selon cet article, son remplaçant, Louis Chandellier, a bénéficié pour sa part d'une augmentation de 30% de sa rémunération, désormais de 9.600 euros brut.

Un cumul emploi-retraite qui atteint 12.500 euros par mois

"Les augmentations réalisées restent dans la tendance des augmentations habituelles", avait répondu M. Faurax dans un entretien à Mediapart.

Enfin, le journal en ligne s'était penché sur les rémunérations attribuées à Catherine Lion après son départ de la direction. Restée conseillère à temps partiel jusqu'en septembre, elle avait bénéficié d'un salaire de base de 8.900 euros et d'une prime mensuelle de 6.000 euros, selon l'avenant à son contrat de travail consulté par Mediapart.

À la retraite depuis octobre, elle cumule désormais sa pension avec un salaire à temps partiel (notamment, car elle a été désignée par le syndicat pour siéger au Conseil économique, social et environnemental) pour un montant total de 12.500 euros, sans que cette situation de cumul soit inédite au sein de la FNSEA, signale Mediapart.

La FNSEA a demandé mardi une "revalorisation urgente" des pensions de retraite des agriculteurs, "au moins à 85% du Smic", en déclarant "attendre des réponses du président de la République et du gouvernement" sur le sujet lors du Salon de l'agriculture qui s'ouvre samedi à Paris.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 25/02/2020 à 15:41 :
Bonjour a vous
Trés bien en fin des personnes qui savent parler et dénoncer des fraudes et des salaires énormes pour tout ces types et femmes qui font croirent aux Agriculteurs qu ils s occupent bien d eux il y a mal dans la téte de ces mal propres ils n ont donc pas de figures que du profit quelle honte profiter sur le dos des pauvres gents et il ya bien d autres choses que les gens ne savent pas toutes ces magouilles entre le President de la République et ces amis IL n y a plus de justice dans ce monde
a écrit le 25/02/2020 à 14:44 :
Ignoble...., même chez les Agriculteurs... inouï, sidérés de tant d'inconscience,
d'irrespect au cotisants.
a écrit le 24/02/2020 à 17:20 :
Connaissez-vous la leucose beauvine à la réunion dénoncée par l 'association ADEFAR . Cette maladie a causé la "mort" de plusieurs cheptels et la ruine de plusieurs éleveurs ...
a écrit le 24/02/2020 à 14:35 :
À considérer aussi les liens de la FNSEA avec la grande distribution pour spolier encore plus leurs chers adhérents
Quelle honte!
a écrit le 24/02/2020 à 9:46 :
Moi je n’ai aucune confiance dans l’agriculture française ce sont les rois pour acheter glyphosate et pesticides. Alors nous les consommons. De plus Macron à travers sa loi égalim a organisé une véritable mafia . Entente agriculteurs, pouvoirs publics, grandes surfaces pour racketter les consommateurs et l.europe ne dit rien.
a écrit le 24/02/2020 à 9:27 :
Le plus triste c'est que la FNSEA défend essentiellement les très gros agriculteurs dont les céréaliers qui exportent majoritairement toutes leurs productions de blé, mais, orge, colza...en dehors de France et qui revient sous forme de farines industrielles, tourteaux ou compléments alimentaires pour le bétail, huiles et préparations pour les pros de l'agro-industrie type Nestlé, etc, qui inondent les supermarchés de plats cuisinés bourrés d'aliments ayant reçus des bonnes doses de pesticides ou d'herbicides plus ou moins nocifs... Les petits agriculteurs, étranglés par un système négocié par la FNSEA, n'ont toujours pas compris que leurs intérêts sont plus proche de la confédération paysanne ... Et non une politique programmée uniquement favorable aux plus gros exploitants qui sont plus proches du business de l'agro-industrie...
Réponse de le 18/03/2020 à 13:49 :
D'autant que les gros agriculteurs si je puis dire sont les Monaco,lesElysabeth...
a écrit le 22/02/2020 à 7:22 :
On nous ressort à nouveau Chantal Jouanno avec son salaire indécent rendu public au moment des gilets jaunes, d'un montant de 14700 euros mensuels. On nous la ressort pour diriger la consultation des français su la PAC débat baptisé "imPAC-tonts".
Ce gouvernement LREM continue de jouer la provocation à la veille des élections municipales
a écrit le 21/02/2020 à 20:22 :
N'oublions jamais que c'est eux qui nous permettent de trouver dans nos assiettes des produits qu'il n'est pas nécessaire d'importer à grands frais et pollution .
Nous sommes tous responsables de cette situation : consommateurs, banques.federations agricoles.ministres , etat.
Il faut que cela change.A nous agir !!!
a écrit le 21/02/2020 à 19:36 :
La gravité de la menace qui pèse sur l’agriculture française est cachée à la grande masse des Français. Les responsables des autres partis politiques et des syndicats professionnels préfèrent botter en touche et tenir les habituels propos ambigus et trompeurs du type : « il faut une harmonisation européenne »…

Ce qu’ils ne disent jamais, c’est que si les traités européens ont en effet pour conséquence de forcer à l’harmonisation, cette harmonisation n’a aucune chance de se faire « vers le haut » (c’est à dire vers le niveau français) puisque la sacro-sainte philosophie de la concurrence des euro-atlantistes ne cesse de pousser à l’alignement vers le bas, comme le prouvent à l’envi les décennies écoulées.

Le caractère inéluctable de cette harmonisation « vers le bas » découle de deux logiques concomitantes qui se renforcent l’une l’autre :

d’une part, les multinationales de la distribution et de l’agro-alimentaire, dont les lobbyistes sont omniprésents dans les couloirs de Bruxelles, ne sont pas précisément des sociétés philanthropiques. Ce sont des grands groupes qui doivent dégager des profits trimestriels colossaux pour satisfaire aux exigences de leur actionnariat et qui, de ce fait, exercent une pression constante à la baisse sur les prix payés aux producteurs à travers le monde.

d’autre part, les pays de l’Union européenne qui ont les conditions salariales et les normes sanitaires les moins contraignantes en matière agricole bénéficient d’un avantage compétitif considérable. C’est cet avantage qui leur a déjà permis de s’emparer de grosses parts de marché, aussi bien en France que dans le reste du monde. Leurs dirigeants n’accepteront jamais une « harmonisation vers le haut » qui ruinerait cet atout décisif, par exemple en alignant leurs salaires sur les nôtres. Rappelons ici que la France ne peut en aucun cas forcer ces pays à modifier les règles européennes à notre avantage et à leur détriment, puisque tout changement des traités européens ne peut se faire qu’à l’unanimité des États-membres (article 48 du traité sur l’Union européenne – TUE).

Les politiciens et les syndicalistes ayant table ouverte dans les grands médias peuvent bien réclamer une « harmonisation vers le haut », toutes leurs déclarations ne peuvent donc rester qu’au stade du vœu pieux et de l’incantation. C’est d’ailleurs exactement ce que l’on constate depuis des années.

La solution au problème est évidemment ailleurs : dans la sortie de ce système européen absurde qui entraîne notre agriculture à la ruine. Comme le dit le proverbe: « Chacun chez soi et les vaches seront bien gardées » et comme le recommande l' UPR, heureux anglais, Frexit, vite ..
a écrit le 21/02/2020 à 16:16 :
Des salaires qui sont assez en rapport avec les vrais revenus de la profession.
Pour rappel le patrimoine net moyen des agriculteurs dépasse le million d'euro (INSEE).
Ce qui est totalement en contradiction avec de soi disant "salaire" de l'ordre du SMIC.
C'est moins ces rémunérations qui sont choquantes que l'opacité ( pour ne pas dire le mensonge) entretenue autour des revenus/aides agricoles.
Réponse de le 21/02/2020 à 19:47 :
Parce ce ces statistiques sont faussées par l' opulence des céréaliers. Mais dans le lait, l' élevage, la production avicole, arboricole etc , le suicide des agriculteurs qui n’arrivent plus à gagner suffisamment d’argent pour rembourser leurs emprunts a pris de telles proportions que les pouvoirs publics ont lancé une ligne téléphonique spéciale pour tenter de sauver les agriculteurs en détresse ces oubliés de nos campagnes.

La précarité en milieu rural fait actuellement l'objet d'une exposition photographique où le spectateur est plongé dans les affres de la misère sociale, celle du quotidien de millions de personnes..

On rappellera utilement que la PAC est en réalité payée par les français puisque la France est contributeur net à l' UE, ces aides soi-disant européennes sont de l'argent des Français contributeurs nets pour près de 9 milliards d'euros au budget de l'UE.

C'est l'UE qui fait et négocie les accords de libre-échange, comme le CETA ou celui avec le Mercosur, qui exposent nos agriculteurs et que par conséquent, il n'y aura pas de solution sans Frexit ..
a écrit le 21/02/2020 à 15:15 :
C'est le scandale de fond de notre agriculture. 20% des agriculteurs, tous grands céréaliers, touchent 80% des aides de la PAC.

Près de chez moi, l'un d'entre eux touche plus de un million d'euros par an rien que de la PAC. En quelques décennies il a acheté les grandes fermes anciennes, un château, des appartements un peu partout... Et il est sur le point de racheter le domaine de Villarceaux... Tout cela avec de l'argent public...
Réponse de le 21/02/2020 à 15:38 :
Donc celui là fait partie des 1% qui s enrichi ke plus avec l argent des états, puisque tous les états européens paient.
Bref, il faudrait que les agriculteurs réagissent à la foire, mais surtout vis à vis de Bruxelles.....il y aura du boulot, car les principaux receveurs, sont le prince Charles , celui de Monaco et aussi des grandes fortunes francaises, type Danone et Besnier etc.
a écrit le 21/02/2020 à 14:43 :
les nouvelles valeurs : vérité = règlement de compte !!!
C'est surtout les chiffres de leur prédation que les profiteurs ne veulent pas voir divulgués !!!
a écrit le 21/02/2020 à 13:21 :
Cette opération de clarté est la bienvenue. Il n'y a pas de raison que les salaires des principaux responsables d'une organisation qui est dotée de financements publics et qui exerce un rôle quasi institutionnel, ne soient pas connus.

Pour ce qui est du montant des rémunérations, c'est aux adhérents de juger.
N'ayant pas lu l'article de médiapart, je ne sais pas si cette rémunération est un but, un net, si elle inclut des primes de déplacement et/ou des avantages en nature.

14900 €, ca ne veut rien dire. Si c'est du net, tous frais payés avec véhicule et appartement de fonction, c'est énorme.

Si c'est du brut et que la personne doit là dessus payer des frais de déplacement sur toute l'Europe, ses nuitées d'hôtel, ses factures téléphoniques etc etc.... il peut terminer au SMIC une fois tout déduit.

Bref, c'est à la direction de la FNSEA de clarifier tout ca, sinon ce sont les autres qui le feront pour elle.
a écrit le 21/02/2020 à 11:02 :
Mediapart critique donc le niveau de rémunération de salariés en livrant leur salaire sur la place publique. Pas de magistrat pour se saisir rapidement du dossier ? On a le droit de donner les salaires des autres maintenant ? Le populisme se porte haut à gauche en ce moment...
Réponse de le 21/02/2020 à 14:45 :
" On a le droit de donner les salaires des autres " ...et pourquoi pas !...c'est secret -défense ?
Réponse de le 21/02/2020 à 15:16 :
De quels salariés parlez vous ? Il s'agit ici de chefs d'entreprise qui battissent des fortunes sur de l’argent public sans contreparties.
Réponse de le 21/02/2020 à 15:19 :
De quels salariés parlez vous ? Il s'agit ici de chefs d'entreprise qui battissent des fortunes sur de l’argent public sans contreparties. Leurs revenus de la FNSEA ne sont qu'un bonus.
a écrit le 21/02/2020 à 9:59 :
C'est pas nouveau ,on peut rappeler qui était l'ex-patron de la FNSEA :

Xavier Beulin était président du conseil d'administration du groupe Avril (anciennement Sofiprotéol), groupe agro-industriel international (chiffre d'affaires 7 milliards d'euros en 2013) de la filière oléagineuse et protéagineuse. L'entreprise produit, selon l'hebdomadaire Le Point, presque l'intégralité du biodiesel, ce que la Cour des comptes, dans un rapport sur les biocarburants, décrit comme une « rente de situation » alors même qu'elle bénéficie d'une exonération fiscale. Diester Industrie est champion européen du biodiesel. La société Glon Sanders est leader français de la nutrition animale.Il etait aussi président du conseil de surveillance du grand port maritime de La Rochelle depuis décembre 2008, en tant que personnalité qualifiée nommée par l’État, représentant le monde économique par ses activités chez Sofiprotéol et président du conseil d’administration de FranceAgriMer en novembre 2009. ll étit vice-président du COPA-COGECA depuis 2013 et président de l'Institut de coopération avec les pays du bassin méditerranéen (IPEMED).Il siègeait au conseil d'administration du Crédit agricole
De 2000 à 2009, il est président, puis vice-président, du Centre technique interprofessionnel des oléagineux métropolitains (CETIOM, aujourd'hui intégré dans Terres Inovia), un institut technique assurant des missions de recherche et développement en agriculture. Mediapart fait aussi référence à la participation de Xavier Beulin dans une Société civile immobilière (SCI) à Ingré dont il touche des dividendes notamment de la part de Carrefour Market.ll a aussi présidé la fondation IPEMED (Institut de prospective européenne du monde méditerranéen, fondé par Jean-Louis Guigou époux de l’ancienne ministre), un institut privé, financé par des grands groupes industriels regroupant "au sein de son conseil d’administration de nombreux patrons comme ceux de la SNCF, de la Poste ou d’Orange.En 2011, Xavier Beulin soutient la proposition de loi du sénateur Christian Demuynck (UMP) transposant un règlement européen de 1994 sur la protection des obtentions végétales, qui a pour conséquence que les agriculteurs, s'ils veulent ressemer leur propre récolte, doivent verser une « rémunération aux titulaires des certificats d'obtention végétale » que sont les semenciers.Le syndicat Coordination rurale rappellait qu'il est non seulement à la tête de la FNSEA, mais dirige également le groupe Sofiprotéol, « qui détient des participations dans plusieurs grands groupes semenciers français (Euralis Semences, Limagrain, RAGT Génétique, Serasem - groupe InVivo).
Réponse de le 21/02/2020 à 14:02 :
"Xavier Beulin était président du conseil d'administration du groupe Avril (anciennement Sofiprotéol"

Toute l'histoire de l'imposture agro-industrielle est résumée dans cette phrase.

"Heu les gars, "Sofiproteol" c'était du temps ou il fallait faire moderne maintenant il vaut mieux changer de nom ya de plus en plus de bobos écolos !
a écrit le 21/02/2020 à 9:16 :
il serait temps que l'on arrete d'arroser de subventions cette profession,il se plaignent toujours de vivre avec 500 € mais partent en retraite avec capital enorme Si comme avec un petit ouvrier on leurs imposait un endettement maxi ils n'auraient pas de probleme
a écrit le 21/02/2020 à 8:36 :
Des riches qui se cachent derrière des pauvres pour avancer.
Scénario plus répandu qu'on ne croit.
a écrit le 21/02/2020 à 1:21 :
On ne va quand même pas reprocher à un syndicat patronal de payer grassement ceux qui bossent pour l'intérêt des gros propriétaires, chantres de l'agriculture intensive. Di les petits agriculteurs ne sont pas contents, ils n'ont qu'à adhérer à la Confédération paysanne, qui défend les intérêts des petits.
Réponse de le 21/02/2020 à 6:50 :
Exactement, ce syndicat défend uniquement un seul type d'agriculture et la pire. Les agriculteurs sont mal représentés et c'est en partie leur faute.
a écrit le 20/02/2020 à 22:20 :
les lobbys de l agriculture intensive sont protégés par cette politique !! au détriment des petites exploitations
du gachis
a écrit le 20/02/2020 à 22:17 :
les lobbys de l agriculture intensive sont protégés par cette politique
a écrit le 20/02/2020 à 21:48 :
Voleurs.....!!!!
a écrit le 20/02/2020 à 19:50 :
Et le tout pour cautionner la politique ultra productiviste de l' UE bourrée de pesticides et glyphosatée ras la couenne. 2’53” pour résumer les « bienfaits » de l’Union européenne sur l’agriculture française depuis 30 ans.

F Asselineau, "Un adhérent de l’UPR a attiré mon attention sur une petite vidéo de 2’53” intitulée
“L’euro est dans le pré”.

Elle présente, de façon imagée et résumée, l’histoire d’un agriculteur français et de son exploitation agricole depuis les années 1990 jusqu’à 2020, grâce aux effets de la PAC, Politique Agricole Commune, et de l’ouverture totale des marchés imposée par la prétendue « construction européenne »."
a écrit le 20/02/2020 à 18:18 :
La FNSEA ne travaille ni pour les petits agriculteurs, ni pour les fermes moyennes. Ce Syndicat est noyaute par quelques barons de l'agriculture, bien briefés par les représentants des lobbies de la semence, de la chimie, de l'agroalimentaire et de la grande distribution.
Agriculteurs, paysans, fuyez cette organisation qui ne vous veut que du mal.
Réponse de le 21/02/2020 à 15:21 :
Quand on les voit menacer des maires ou des présidents de Parc Naturel en public, on comprend que c'est une très puissante mafia qui ne craint rien.
Réponse de le 22/02/2020 à 18:19 :
C'est la raison pour laquelle la plus grosse partie des subventions de la PAC engraisse l'agrobusiness national exportateur, ppal client de l'agrochimie et la FNSEA son ppal soutien syndical.
Tandis que l'agriculture française de demain n'assure que 70% des besoins Bio de la consommation nationale, sachant que les 30% restants sont importés chez nos plus proches voisins, l'Italie et l'Espagne bien mieux structurés ds cette filière et que notre monde agricole perd 12 exploitations chaque jour qui s'écoule depuis plus de 10 ans !!!
a écrit le 20/02/2020 à 18:16 :
La FNSEA ne travaille ni pour les petits agriculteurs, ni pour les fermes moyennes. Ce Syndicat est noyaute par quelques barons de l'agriculture, bien briefés par les représentants des lobbies de la semence, de la chimie, de l'agroalimentaire et de la grande distribution.
Agriculteurs, paysans, fuyez cette organisation qui ne vous veut que du mal.
a écrit le 20/02/2020 à 18:15 :
Ouais, Mediapart se livre à un reglt de cpte ou dde plutôt des cptes à ts les profiteurs du système qui s'octroient des rentes de situation confortables sans pour autant justifier de leur utilité ou de leur résultats vis à vis de leurs cotisants, de leurs administrés, ou de leurs clients ou usagers.
Mediapart, c'est comme le Canard ds la presse écrite, ça enfonce le clou là où ça fait mal et ts les moyens sont bons pour révéler des "cachotteries" pas très belles à divulguer, surtout qd elles révèlent après coup l'arrogance et l'aplomb de dirigeants droits ds leur bottes.
Bcp de mbres de l'UE remettent en cause le poids de la PAC dt le ppal bénéficiaire est la France et son ppal Hérault le FNSEA. De telles pratiques , camouflées et pour cause, révélées à l'opinion publique pourraient générer une fronde des pays mbres contributeurs au gd dam de l'ensemble de nos agriculteurs.
a écrit le 20/02/2020 à 17:56 :
C'est indécent ces gros salaires, idem ailleurs, et en plus si ils étaient bons à ranger dans la case des lobbyistes..
a écrit le 20/02/2020 à 17:23 :
Dans l'article on lit 14.900 euros mensuels payés pas les cotisations des agriculteurs. Moi, je préciserai pas honnête 14.900 euros payés par la PAC tout simplement. L'europe doit être contente d'apprendre une telle information.
Réponse de le 21/02/2020 à 12:05 :
"Rien n'est fait, aucun montant n'est acté. La Pac a été attaquée par plusieurs pays. C'est notre priorité donc on se bat", a dit cette source." https://www.latribune.fr/depeches/reuters/KBN20F124/ue-paris-declare-avoir-obtenu-un-maintien-du-budget-de-la-pac.html

Oui mais on peut compter sur nos politiciens français afin de se battre jusqu'au bout pour faire durer la bêtise et l'horreur.
Réponse de le 21/02/2020 à 15:23 :
20% des plus gros agriculteurs touchent 80% de la PAC... L’Europe le sait très bien, elle a été faite pour ça.
a écrit le 20/02/2020 à 17:17 :
on aimerait que mediapart revele le salaire de la fille de plenel, vous savez, celle qui habite berlin tout en travaillant dans le milieu associatif ' independant' (<-- tout le monde comprend, je pense) a paris
exprime en salaire brut annuel equivalent temps plein , comme tout le monde, ca va de soi...
Réponse de le 21/02/2020 à 1:22 :
Il a déjà été répondu à cette calomnie venue de l'extrême droite (vous en êtes pour la propager ?)
Réponse de le 21/02/2020 à 9:43 :
@churchill
"On aimerait" que Churchill...ferme sa gueule ?
a écrit le 20/02/2020 à 16:20 :
En fait a l'image du pays !

C'est juste la normalité du pays..... Et lorsque l'on regarde les résultats des uns et des uns face a leurs mandats, disons qu'il est possible de comprendre pourquoi le pays n'avance pas !

Et quand les agriculteurs n'arrivent pas a se nourrir, disons que le cynisme est de mise....;
a écrit le 20/02/2020 à 16:19 :
Des gardes du corps afin de protéger les gars de Médiapart ne serait pas du luxe de ce fait, mais on ne peut qu'infiniment les remercier de nous dévoiler un des nombreux tabous de cette économie nauséabonde.

"c'est que ces informations n'étaient donc pas publiques"

Oui ça on se doute que ce qu'il se passe au sein d'une organisation obscure ne peut pas être publique oui mais vous feriez mieux de ne pas trop tenter les juges de s'intéresser à votre business parce que nombreux savent déjà ce que vous êtes hein.

"car elle a été désignée par le syndicat pour siéger au Conseil économique, social et environnemental"

Et on s'étonne que rien n'avance dans ce pays dans ces domaines là.

""assumer pleinement les niveaux de rémunération de ses dirigeants""

C'est pour cela que c'était pas publique donc, parce qu'ils assument... merci Audiard.

Merci également à vous aussi de relayer cette information qui ne devrait pas faire la une des médias de masse on est tranquille, j'en aurais presque la larme à l'oeil, une belle journée.

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