"Cyrille, agriculteur, 30 ans, 20 vaches... des dettes" : la crise est dans le pré

 |   |  678  mots
(Crédits : DR)
Le film documentaire "Cyrille, agriculteur, 30 ans, 20 vaches, du lait, du beurre, des dettes" de Rodolphe Marconi, sort en salles mercredi 26 février, au beau milieu du Salon de l'Agriculture. Un portrait sans pathos, mais bouleversant d'un jeune éleveur dans la crise silencieuse qui affecte l'élevage et les campagnes françaises de ce début du XXIe siècle.

Même avec le produit de la vente de son beurre de baratte, ses interminables journées de travail à la ferme et des heures supplémentaires comme serveur au restaurant du coin, Cyrille, éleveur laitier en Auvergne, n'arrive pas à vivre de ses 20 vaches. Le film documentaire "Cyrille, agriculteur, 30 ans, 20 vaches, du lait, du beurre, des dettes" de Rodolphe Marconi, sort en salles mercredi 26 février, au beau milieu du Salon de l'Agriculture. Un portrait sans pathos, mais bouleversant d'un jeune éleveur dans la crise silencieuse qui affecte l'élevage et les campagnes françaises de ce début du XXIe siècle.

Au lieu d'échafauder des plans pour l'avenir, Cyrille, réveillé à 6 heures, combinaison verte et bonnet vissé sur le crâne, est comme prisonnier du passé. Il travaille tout le temps pour combler des dettes. Jusqu'à la liquidation de l'exploitation. En immersion pendant plus de trois mois dans la ferme, le cinéaste montre les longues journées de travail du jeune homme dans une ferme presque isolée de demi-montagne située dans le Puy-de-Dôme. "Je l'ai filmé au plus près, comme j'avais filmé Karl Lagerfeld", explique à l'AFP l'auteur du remarqué "Lagerfeld confidentiel" en 2007.

Un vêlage difficile dans l'étable, la soumission au négociant qui emporte les veaux sans même dire combien il les paiera, la mort d'une vache malade... Le documentariste ne rate aucune étape. Les ennuis de Cyrille viennent des dépenses engagées pour une mise aux normes des bâtiments après le départ à la retraite de sa mère, décédée depuis. La laiterie ne veut pas se déplacer pour collecter son lait, car il ne produit pas assez de volume. Le jeune éleveur s'essaie alors aux circuits courts en allant vendre son beurre directement sur un marché voisin, pour un revenu dérisoire.

Le documentaire est d'autant plus saisissant qu'il vient juste d'être tourné, entre décembre 2018 et mars 2019. A la différence du film "Au nom de la terre" d'Edouard Bergeon, avec Guillaume Canet, qui a remporté un succès colossal l'an passé avec plus de deux millions de spectateurs. Cette fiction s'inspirait également d'une histoire vraie, mais remontant aux années 1990.

Extrême solitude

Le documentaire de Rodolphe Marconi montre l'extrême solitude dans laquelle est plongé le jeune homme, paraissant comme inadapté à la technicité de l'agriculture actuelle et à une crise qui ne touche pas que les éleveurs proches de la retraite comme l'affirment certains experts.

Beau portrait d'homme aussi : Cyrille parle aussi bien de son amour des vaches que de son manque de moyens, ou de sa solitude. Il ne se plaint pas. La vie va comme elle peut. Ses journées commencent par un "go" lancé avant la traite, et se terminent sur un site de rencontres.

Le montage est linéaire. "Je ne voulais pas tricher", explique le réalisateur. Le spectateur comprend au passage combien il est difficile de vivre son homosexualité lorsqu'on est contraint d'habiter chez son père par manque de moyens. Et de traverser la chambre paternelle pour aller dans la sienne.

Rare congé

Encore bouleversé par l'âpreté de l'expérience et de ce qu'il nomme la "pureté" de son personnage, le réalisateur raconte qu'il ne savait pas ce qui l'attendait lorsqu'il a proposé à Cyrille de le filmer. Leur rencontre fortuite s'est faite sur une plage du Sud-Ouest, lors du seul court congé que le jeune agriculteur se soit jamais octroyé avec un ami.

"J'allais nager chaque matin une demi-heure sur la même plage, et j'ai vu, trois jours de suite, ce jeune homme avancer dans l'eau jusqu'aux genoux et s'arrêter", raconte le cinéaste. "Le troisième jour, je lui ai demandé pourquoi il n'allait pas plus loin. Il m'a répondu qu'il ne savait pas nager."

Aujourd'hui, Cyrille suit des formations de reconversion. Raison pour laquelle il peut difficilement participer à la promotion médiatique du film aux côtés du réalisateur. Pour Rodolphe Marconi, "ce qui est important, c'est qu'il s'en sorte".

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 23/02/2020 à 13:30 :
Bonjour. Oui, j'aurais aimé voir ce film à Noirétable (42). Mais arrivée 1/4 d'heure avant la séance, on m'a demandé d'attendre 20h30, car des cartons d'invitation avaient été distribués pour les VIP, et il fallait voir "si des places seraient disponibles à ce moment-là". Et cette démarche est valable pour les séances à venir de ce weekend. Je constate que le cinéma est réservé à une certaine partie de la société ; il se passera de moi. Bien à vous.
a écrit le 23/02/2020 à 10:25 :
Deux choses souvent très sous-estimées:
1) l'agriculture est devenu - comme l'industrie - une activité extrêmement capitalistique, c'est à dire qui demande d'énormes moyens financiers: les terres, les engins agricoles, les bâtiments, les systèmes de traite, le tout au normes sanitaires modernes... cela coûte des centaines de milliers d'euros, voir plusieurs millions d'euros. Quant on ne reprend pas une exploitation familiales déjà rentable, cela veut dire s'endetter lourdement sur 15 ou 20 ans, et que l'exploitation doit donc 'sortir' dès le début un très bon rendement financier pour couvrir les dettes.
2) pour parvenir à avoir une exploitation rentable, il faut à la fois être un très bon paysan - c'est à dire un excellent technicien de l’agriculture et/ou de l'élevage -, ce qui n'est déjà pas simple car c'est devenu un métier techniquement et réglementairement très complexe, ET AUSSI un chef d'entreprise de tout premier plan: c'est à dire un excellent gestionnaire, comptable et commercial/négociateur. Si l'un des deux qualités manque, c'est fini. Or de la même manière qu'il est assez rare qu'un salarié soit à la fois un bon technicien dans son travail et également possède les qualités d'un entrepreneur (raison pour laquelle la plupart des ex-salariés qui se reconvertissent en indépendants finissent par échouer), il est rare qu'un paysan soit à la fois un bon agriculteur/éleveur (ça en général c'est le cas car c'est un métier de passion) ET un bon chef d'entreprise (qui demande, pour être "dur en affaires", des caractéristiques humaines pas forcément compatibles avec les précédentes).
a écrit le 22/02/2020 à 19:00 :
Peut être devriez vous dire à Cyrille d'arrêter le métier d'agriculteur, car sûrement il n'a pas suffisamment de vaches pour se sortir une paie ! Il aurait les mêmes problèmes s'il avait ouvert un Mc Do au fin fond du massif central. N'a t il pas fait une étude de marché ou un truc du genre avant de se lancer ?
a écrit le 21/02/2020 à 15:17 :
De toute évidence, Cyrille n’a pas la taille critique pour s’en sortir !!! 20 vaches, c’est bien trop peu en 2021 !!! D’où la vie dégradée qu’il mène et le peu d’espoir qu’il a de s’en sortir.......
a écrit le 21/02/2020 à 9:13 :
Toujours la même question , ou passe les 9 milliards que la commission européenne verse aux 400.000 agriculteurs français par an et ce depuis six ans maintenant .
a écrit le 20/02/2020 à 21:03 :
Les contributeurs européens de la PAC, sachant que le ppal bénéficiaire est la France, peuvent se dder à juste titre et non sans ironie, si leurs contributions régulièrement sujettes à controverse servent, outre à payer de confortables rétributions aux ppaux représentants des agriculteurs français, à garantir en priorité une agriculture française efficace respectueuse de son environnement qui nourrisse correctement les populations et ses producteurs.
On a tt faux !!!
Sachant que chaque agriculteur contribue en moyenne pour 174 000€ annuel au Revenu National (PNB 2018), ce qui est tt a fait honorable, on déplore que notre démocratie dite avancée abrite encore des laissés pour cpte dt les tranches de vie (que décrit ce film) proches de l'esclavage peuvent conduire à l'anéantissement.
De telles révélations sont des sources non négligeables de contrariété de nos contributeurs favoris : des contributions chèrement payées qui favorisent le Népotisme à leur porte au détriment des plus faibles, avec en prime une pollution aux pesticides qui ne faiblit pas. Ç'est matière à ruer ds les brancards !!
Réponse de le 23/02/2020 à 10:29 :
"Sachant que chaque agriculteur contribue en moyenne pour 174 000€ annuel au Revenu National (PNB 2018), ce qui est tt a fait honorable": ben non justement, et c'est là le problème: 174 000€ pour une activité aussi capitalistique que l'agriculture et l'élevage modernes, qui demande des centaines de milliers voire des millions d'euros d'investissements (terres, bâtiments, machines agricoles modernes, salles de traite etc), c'est... extrêmement peu, et cela explique que la plupart des agriculteurs n'arrivent pas à se dégager un revenu, voire à rembourser leurs dettes.
Réponse de le 23/02/2020 à 20:56 :
Karl, je suis 100% d'accord avec vous avec l'agrobusiness sur lequel repose le modèle agricole français depuis les années 50. A l'époque, il fallait atteindre l'autosuffisance alimentaire, suppléer au manque de MO par l'émigration en masse des jeunes vers les villes et les emplois de bureau ou l'usine, sensés être plus rémunérateurs et émancipateurs, tt en cherchant à valoriser un potentiel agricole compétitif sur les marchés internationaux apte à capter de précieuses devises. Et oui, la France entrait de plein pieds ds les 30 glorieuses et la frénésie consumériste et industrielle était en marche et il fallait la financer entre autres par une agriculture exportatrice.
D'où une agroindustrie très concentrée , très capitalistique et très performante aux rendements les + élevés au monde gavée aux intrans chimiques et aux sélections génétiques.
Les ppaux concurrents étaient l'agrobusiness nord américain triomphant de l'après guerre et ses fermes immenses du middle west et l'agrobusiness sud américain qui copiait les techniques du gd frère du Nord ss la houlette des firmes US soucieuses d'étendre leur empire.
Ça c'était le modèle d'hier avec les avantages et les inconvénients désormais bien connus que je ne vais pas rappeler ici.
Depuis, le consommateur a pris le pouvoir avec l'augmentation de son pouvoir d'achat et de ses connaissances, tt en remettant en cause la malbouffe que cette dynamique a contribué à créer et dt il ne veut plus.
Par ex, le concept de la ferme à mille vaches a été totalement rejeté en France ds les années 2000, même si ce modèle a pris qcqs essorts en Pologne ou en Allemagne.
Progressivement et de + en + vite, la polyculture bio ou raisonnée prend le pas sur la monoculture productiviste ss la pression de l'opinion et de ses leaders relayés par l'opportunisme de nx réseaux de distribution favorisant la proximité, la qualité alimentaire, les circuits courts , avec des règles éthiques entre producteurs et distributeurs, tt en mettant en avant le naturel, la fraîcheur, l'authenticité, les qualités gustatives et bien sûr au meilleur prix. Cette évolution favorise ainsi des exploitations plus petites, moins capitalistiques ds lesquelles les exploitants mieux formés qu'hier s'associent pour mettre en commun des outils à usage plus ponctuel et variable en fonction des rotations culturales propres au bio et à chacun ou font appel à de la ss traitance pour faire moissonner une parcelle.
Des associations paysannes se créent également pour créer des circuits de conditionnement et de vente en direct. Elles st svt à l'initiative des exploitants pour diversifier leurs débouchés et améliorer leurs marges . La part des intrants chimiques , des investissements de confinement pour les stocker, des matériels d'épandage très coûteux à exploiter et entretenir a quasiment disparu ds ces exploitations.
Concernant l'élevage, le secteur malade de l'agriculture française, le salut à mon sens passe par un élevage bio plus extensif avec mise en pâture régulière assurant une production moins importante, mais de meilleure qualité et vendue plus chère, qui obéit à la tendance actuelle d'une moindre consommation de viande et de produits laitiers plébiscitée par les consommateurs avec bien entendu la nécessité de regrouper ces exploitations pour les rendre viables, à l'inverse de la triste réalité nationale illustrée ds ce film.
La tâche est ardue certes, mais
l'évolution du marché des oeufs bio qui explose actuellement est un signal encourageant que tt n'est pas perdu pour cette filière.
Enfin, les pouvoirs publics doivent prioritairement orienter les aides communautaires de la PAC pour favoriser et amplifier la nécessaire mutation de l'agriculture de demain et non pas soutenir coûte que coûte l' agriculture d'hier moribonde et menacée sur son sol par des productions plus compétitives issues du Mercosur ou autres traités internationaux.
a écrit le 20/02/2020 à 19:17 :
Quand on pense que certains recommandent les concepts "3 hectares, 4 poireaux et deux salades, mais le tout en bio" Le modèle est le Jardin haïtien.. Avantage, une houe ne coute pas très cher.. Evidemment, c'est possible, puisque des maraichers l'ont fait par le passé, mais les conditions de vie aujourd'hui de ces personnes sont tout simplement inacceptables.
a écrit le 20/02/2020 à 18:44 :
Les agriculteurs français – mais aussi les pêcheurs – sont entrés dans une phase critique de leur histoire. C’est désormais leur existence même, en tant qu’exploitants individuels, qui est menacée de disparition pure et simple, comme cela n’a jamais été le cas au cours des deux millénaires qui les ont précédés.

L’extrême gravité de leur situation résulte de la « prise en tenailles » entre deux contraintes structurelles, qui sont en train de les broyer comme deux mâchoires.
La première mâchoire : l’Union Européenne
La deuxième : Le mythe de « l’harmonisation vers le haut » et la guerre des prix dans la grande distribution.

L’agriculture française est donc confrontée à un nouveau et implacable défi : faute d’obtenir la moindre mesure de protection, et faute de pouvoir accroître encore massivement sa compétitivité, elle est désormais dans l’impossibilité de s’aligner sur les autres pays du monde. Sauf si nous consentons à briser notre modèle social et réglementaire pour les harmoniser au niveau des autres.

Très concrètement, cela signifie que l’agriculture et la pêche artisanales françaises doivent, sous peine d’anéantissement, procéder désormais :

à la baisse des salaires. Il faut savoir que la charge salariale représente 75% des coûts de production dans les filières légumes, vins et fruits par exemple, ce qui représente un impact déterminant dans la course à la compétitivité.

à l’abaissement des normes d’hygiène et sanitaires nationales : elles sont nettement plus élevées en France, dans les filières viandes et lait notamment, mais aussi dans la pêche.

à la dégradation des normes environnementales : en règle générale, elles sont plus élevées en France, et dans toutes les filières, que dans les autres pays de l’UE et du monde.

"Les Français vont-ils laisser détruire l’agriculture française ? – par Christophe BLANC

"L’avenir de l’agriculture française est donc très sérieusement mis en danger par cet effet de ciseaux, qui découle directement des contraintes européennes. Il en résulte que, si notre pays reste dans l’Union européenne, et quelles que soient les divagations sur une « harmonisation vers le haut » à la Saint-Glinglin :

le nombre d’agriculteurs et de pêcheurs en France va continuer à diminuer rapidement jusqu’à leur quasi-disparition, au profit d’une agriculture et d’une pêche industrielles de qualité médiocre, destructrice de l’environnement, de l’identité de nos terroirs et de la civilisation agricole de notre pays ;

les quelques dizaines de milliers d’agriculteurs français subsistants seront ceux qui ont la chance matérielle de se situer dans des marchés de niche (grâce aux AOP notamment), lesquels sont limités par le pouvoir d’achat des consommateurs...
a écrit le 20/02/2020 à 17:27 :
P.S.: Les dettes des agriculteurs permettant aux voyous de récupérer leurs terres à moindre frais par la suite, financiers gagnants ainsi sur tous les tableaux, les agriculteurs ne peuvent que perdent sur tous les tableaux.
a écrit le 20/02/2020 à 16:43 :
Les agriculteurs ont une capacité de travail sans commune mesure, mais vraiment, alors qu'elle pourrait enrichir la France et faire la fierté de ses citoyens elle est parasitée et sabotée par l'agro-industrie de la pire des façons qu'il soit parce que tout ce dont sont capables ces imposteurs, à savoir la tromperie.

On a fait croire à ces pauvres gens sous éduqués, j'ai des bons copains que j'ai vu partir à la fin de la 5ème pour "aller aider leur père aux champs", qu'il fallait qu'ils nourrissent le monde et que grâce à l'agriculture intensive ils seraient les héros des temps modernes, naïvement ils y ont cru et le croient encore parce que les représentants leur font croire que ce sont leurs seuls amis alors que là seulement pour prendre leur fric mais les complexes intellectuels terribles des agriculteurs vis à vis de la population et actuellement, et la FNSEA en fait des caisses forcément là dessus, cette prise de conscience via internet de la dangerosité et nocivité des produits qu'ils répandent, braquent toujours plus les gens contre eux dont au final la seule option reste de continuer à enrichir les voyous.

Bilan, deux suicides par jour, des agriculteurs complexés et profondément malheureux et désespérés, des terres irradiées par les produits chimiques, une eau empoisonnée et massivement gaspillée, pire subventionnée par l'UE afin d'être gaspillée dans la monoculture, celle qui nourrit l'industrie chimique, des vers de terres massacrés leurs prédateurs renforcés, merci à ceux qui nous ont importé ce vers tueur de vers de terre et de limaces, sachant à quel point ces gens là non ni foi ni loi je les soupçonnerais toujours d'avoir au moins facilité cet énième fléau dont ils sont à l'origine, quand on est capable de causer volontairement tous les dégâts qu'ils ont causé on est capable de répandre un vers tueur. La liste étant loin d'être exhaustive on ne sera jamais tout et c'est peut-être mieux comme ça mais qu'on moins maintenant on arrête totalement ça.

On se plaint d'aller mal, que l'économie va mal, que les gens vont mal et-c... alors qu'en arrêtant cette économie de la honte tout le reste pourrait peut-être parfaitement retrouver un fonctionnement cohérent.

Et courage aux agriculteurs qui au final ne sont que les prisonniers et victimes de ce modèle néolibéral financier reposant seulement sur la productivité de masse en massacrant tout le reste sauf la marge bénéficiaire de l'actionnaire et les salaires de ses bons soldats mafieux, ce sont eux qui ont le plus beau métier du monde et ce sont eux qui en sont les pires martyres.
Réponse de le 21/02/2020 à 16:37 :
Ces clichés. C'est cocasse de se faire traiter de gens sous éduqués par quelqu'un dont le discours n'est que mensonges qui sont à milles lieux de la réalité. Il n'y a ni monoculture ni terres empoisonnées à part dans votre esprit. Le problème vous voulez le connaître : on vends nos produits sous les coûts de production (contraints et forcés) tout ça sous la bénédiction tacite de tout un système qui permet à nos filières agroalimentaires et de grande distribution d'être les champions du monde. Et comme les consommateurs ne veulent plus rien payer à leur vrai prix, nos primes PAC qui nous assurait notre revenu fondent comme neige au soleil (et évidemment notre revenu avec).
a écrit le 20/02/2020 à 16:34 :
a mettre en parallele avec les salaires des patrons de la FNSEA... ceux ci poussent vers un modele ou les petites exploitations n ont aucune place

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :