Nano 2022 : un plan de 5 milliards pour remettre la France sur le devant de la scène

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(Crédits : DR)
Bruno Le Maire se rendra demain sur le site industriel de STMicroelectronics en Isère et annoncera le programme de développement et de déploiement industriel Nano 2022.

Le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire présentera vendredi en Isère un plan d'investissements publics et privés de 5 milliards d'euros sur cinq ans dans la nano-électronique, dont un milliard de l'Etat, des collectivités locales et de l'Union européenne, a annoncé Bercy jeudi.

La nano-électronique concerne les circuits électroniques gravés à l'échelle du nanomètre, utilisés pour faire des composants embarqués (sur des téléphones, des voitures) miniaturisés et moins consommateurs d'électricité.

Lire aussi : Microélectronique : le plan Nano 2022 sur les rails

Bruno Le Maire présentera le plan Nano 2022 à l'usine STMicroelectronics (ST) de Crolles, dans l'agglomération grenobloise. Le fabricant franco-italien de semi-conducteurs sera l'un des principaux bénéficiaires du plan, qui l'aidera notamment à financer une extension de l'usine de Crolles.

Parmi les autres bénéficiaires figure le CEA, qui possède à Grenoble l'un des grands centres de recherche européens en micro et nano-technologies, le Leti, ou encore Soitec, une entreprise iséroise issue à l'origine du Leti, et qui produit les plaques de silicium dites SOI (silicium sur isolant) utilisées pour fabriquer des composants nano-électroniques. Le plan Nano 2022 doit permettre de "créer ou de maintenir 4.000 emplois", a indiqué Bercy jeudi. La filière de l'industrie électronique française emploie 100.000 personnes en France, auxquels il faut ajouter 150.000 emplois indirects.

1 milliard de l'État

Les soutiens seront accordés à des projets de recherche et développement mais aussi à des projets d'industrialisation "sur place en France, notamment à Grenoble, mais aussi en région parisienne et en région Provence-Alpes-Côte d'Azur", a indiqué le ministère de l'Économie. L'Etat contribuera à hauteur de 896 millions d'euros au plan Nano2022, le reste étant apporté par les collectivités locales et l'Union européenne. De grands industriels comme Thales ou Valeo ainsi que de nombreuses startups sont également associés au plan.

Le précédent plan de recherche et développement dans la nano-électronique a permis par exemple de développer des composants "très performants" aujourd'hui utilisés dans les appareils photo ou la reconnaissance faciale, a indiqué Bercy.

Bruno Le Maire signera également sur place le contrat stratégique de filière de l'industrie électronique, l'une des 18 filières stratégiques labellisées par l'État.

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Commentaires
a écrit le 18/03/2019 à 21:07 :
Juste pour comprendre... Combien d'emploi cela représente? Jusqu'à preuve du contraire au mieux ce sera des machines qui travailleront; quand aux matières rares nécessaire à leur fabrication elles n'existent pas en France... Ne serait ce pas plus intelligent de laisser les entreprises financer cette technologie car elles développeront au mieux les nano projet puis s’expatrieront pour la production à grande échelle... Encore de nos impôts pour des pays étranger et des entreprises hyper riches !!!
a écrit le 15/03/2019 à 9:02 :
Économie privée sous perfusion d'argent public. On y arrivera pas comme ça, d'ailleurs ça fait des décennies que cela ne fonctionne pas hein.

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