C'est dans un café à proximité du siège du Medef, avenue Bosquet, dans le 7e arrondissement parisien que Patrick Martin a convié la presse ce mardi matin. Au menu, le détail de ses propositions pour un « Medef ambitieux pour la France », selon le slogan que le prétendant à la tête du patronat a choisi. La voix rauque des fumeurs, il déroule sa série de propositions.
L'actuel vice-président du Medef martèle sa croyance fondamentale : « Sans création de richesse, pas d'emploi, pas de redistribution, pas de partage de la valeur ». Certes, selon le dirigeant de l'ETI familiale Martin Belaysoud, spécialiste de la distribution de matériel professionnel, cette croissance doit être « responsable », mais il y a lieu d'évacuer les débats sur la décroissance, « quitte à être classique et un peu rétrograde. »
Pour Patrick Martin, seule la croissance est la mère de toutes les vertus, puisqu'elle permet de résoudre bien des problèmes : d'emplois, de salaires, de financement des innovations, mais aussi de rééquilibrage des comptes de notre modèle social. Aussi, il ne souhaite surtout pas opposer « croissance et climat, ce qui serait un grave contre-sens ».