La pauvreté, angle mort du plan de relance : France Stratégie tire la sonnette d'alarme
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La crise pourrait faire des ravages dans les semaines à venir. La pandémie a plongé l'économie française dans une léthargie profonde provoquant déjà la destruction de plusieurs centaines de milliers de postes et une probable aggravation de la pauvreté et de l'extrême pauvreté.
Face à cette bombe à retardement, France Stratégie a décidé de donner l'alerte dans une note rendue publique ce vendredi 2 octobre. Les auteurs pointent particulièrement les risques chez les plus démunis.
Vendredi dernier, les associations de lutte contre la pauvreté étaient reçues à Matignon. A l'issue de cette rencontre, le gouvernement a promis un acte 2 de son plan pauvreté. Ce premier rendez-vous, qui a duré près de deux heures, réunissait autour du Premier ministre et du ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, le Samu Social, ATD Quart Monde, Médecins du monde, Emmaüs, la Fondation Abbé-Pierre et le Secours populaire. Avec la multiplication des foyers de contamination ces dernières semaines et l'arrivée de l'hiver, les risques se multiplient pour les personnes les plus vulnérables.
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Le 3 septembre dernier, le Premier ministre Jean Castex et plusieurs membres du gouvernement ont présenté un plan de relance d'environ 100 milliards d'euros répartis en plusieurs volets. Sur cette enveloppe, 36 milliards d'euros doivent servir à "garantir la solidarité entre les générations, entre les territoires, et entre tous les Français". Il reste que, sur cette somme, 800 millions d'euros "seulement" seront dédiés aux personnes précaires. Ce qui représente environ 0,8% du total. Pour les membres du comité d'évaluation, ce montant paraît relativement dérisoire au regard de l'ampleur de la crise.