Pierre Gattaz refuse d'appliquer le nouveau compte pénibilité

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Nous ne savons pas comment faire le 1er juillet, donc nous n'appliquerons pas le compte pénibilité, dont six nouveaux critères entrent en vigueur à cette date, a déclaré Pierre Gattaz à des journalistes
"Nous ne savons pas comment faire le 1er juillet, donc nous n'appliquerons pas" le compte pénibilité, dont six nouveaux critères entrent en vigueur à cette date, a déclaré Pierre Gattaz à des journalistes (Crédits : © Robert Pratta / Reuters)
Pour le président du Medef, les nouvelles obligations de ce compte pénibilité sont trop compliquées pour êtres mises en place dès le début du mois de juillet.

Le numéro un du Medef, Pierre Gattaz, a annoncé mercredi que les entreprises "n'appliqueraient pas" les nouvelles obligations du compte pénibilité entrant en vigueur à partir du 1er juillet.

"Nous ne savons pas comment faire le 1er juillet, donc nous n'appliquerons pas" le compte pénibilité, dont six nouveaux critères entrent en vigueur à cette date, a-t-il déclaré à des journalistes. En réalité, les entreprises n'auront à faire leurs déclarations que début 2017 et pourront les modifier jusqu'en septembre 2017, voire 2019 si la modification joue en faveur du salarié.

3 millions de personnes potentiellement concernées

Le compte pénibilité, instauré depuis 2015 et mesure emblématique de la réforme des retraites de 2013, vise à permettre aux salariés du privé ayant exercé des tâches pénibles, de cumuler des points afin de partir plus tôt à la retraite, se former ou travailler à temps partiel.

Potentiellement, 3 millions de personnes sont concernées, selon le gouvernement qui a retenu dix facteurs, dont quatre en vigueur depuis 2015: travail de nuit, travail répétitif, en horaires alternants ou milieu hyperbare (sous-marin). Au 1er juillet, six autres doivent entrer en application: postures pénibles, manutentions manuelles de charges, agents chimiques, vibrations mécaniques, températures extrêmes et bruit.

"C'est beaucoup trop compliqué, c'est inapplicable", a expliqué Pierre Gattaz. "On ne sera pas prêts le 1er juillet", a-t-il répété, indiquant avoir déjà dit à de nombreuses reprises à la ministre du Travail Myriam El Khomri que ce dispositif était "une usine à gaz".

L'ensemble des organisations patronales ont demandé a minima le report de l'entrée en vigueur des nouveaux critères. Selon le gouvernement, quelque 26.000 entreprises ont rempli en 2016 des fiches d'exposition pour 500.000 salariés au titre de l'année 2015, preuve que cela "fonctionne".

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 30/06/2016 à 15:26 :
Puisque que Gattaz n'en veut pas ,il faut donc revenir sur la réforme des retraites de 2003 dont le compte pénibilité était la contrepartie pour faire signer la CFDT.
a écrit le 29/06/2016 à 23:24 :
Cela nous donne une idée de ce que va être le dialogue social, socle de la loi El Komri.
Cela ne creera aucun travail et permettra de précariser un peu plus les salariés !!!
Et dans six mois GATTAZ nous expliquera qu'il faut déréglementer un peu plus pour pouvoir distribuer du dividende, non excusez mois pour le progres social....
a écrit le 29/06/2016 à 20:53 :
Cet individu est tellement pénible qu'on n'arrive plus à faire les comptes !
a écrit le 29/06/2016 à 19:28 :
Compte pénibilité ? Faut quand même être sado-maso pour rester toute sa vie dans un poste que l'on estime pénible, non ? En France, il pleut, on veut des indemnités, il fait beau, on veut aussi des indemnités. La question au bac d'anglais (où se trouve Manhattan) était trop difficile , etc. On en sortira jamais si on tombe dans ce piège infernal. Les soldats de Napoléon ont traversé l'Europe en long, en large et en travers à pied, mais aujourd'hui les gens ne sont capables que d'aller que jusqu'à la Porte d'Italie...et à condition que le métro ne soit pas en grève :-)
Réponse de le 21/07/2016 à 23:19 :
Et oui le travail cà demande de l'effort. Étrangement on oublie que le travail ça donne aussi la forme. Ceux qui sont restés sans emploi le savent. Arrêtons de taper sur le travail. Et sur les chefs d'entreprise qui créent de l'emploi. Moi je les admire pour ce courage.
a écrit le 29/06/2016 à 18:06 :
Refus d'augmentation de 0,5% pour les chômeurs, heures supplémentaires payées à 10% au lieu de 25% utilisées déjà par certaines entreprises avant même le vote de la loi travail, 6% d'économie sur la masse salariale avec le CICE pour les entreprises, refus de mettre en place le compte pénibilité,développement de travail de nuit, accroissement des inégalités et de la misère,accentuation de la précarité et du chômage, nous avons là un patron moderne œuvrant pour un retour aux conditions de travail du dix-neuvième siècle...avec le soutien sans faille d'un gouvernement de gauche.
Réponse de le 21/07/2016 à 23:26 :
On est dans un pays supra confort et protégé. Qui travaille à la mine aujourd'hui ? Allez voir les porteurs de souffre à Java. On se plaint la bouche pleine. Et on refuse de voir la réalité. On tue la France d'arrêts maladie de complaisance, de faux AT, de prudhommes non justifiés et de chômeurs longue durée... mettons nous au boulot avant qu'il ne soit trop tard.
a écrit le 29/06/2016 à 17:34 :
Gattaz est la preuve vivante qu'un concombre ça parle. Tristes élites
Réponse de le 30/06/2016 à 11:49 :
Pourquoi combre?
a écrit le 29/06/2016 à 16:36 :
ou sont le million d'emplois promis?apparament c'est trop pénible de les créer.je propose que le compte pénibilité de Gattaz passe en négatif
Réponse de le 29/06/2016 à 17:48 :
@élu ps: tu devrais savoir que les promesses de Hollande n'ont engagé que les gogos qui ont bien voulu y croire. Mais je crois que tu devrais quand même lui dire qu'il doit demander les quelques 60 milliards qui ont été versés à Gattaz et sa bande :-)
Réponse de le 29/06/2016 à 17:48 :
@élu ps: tu devrais savoir que les promesses de Hollande n'ont engagé que les gogos qui ont bien voulu y croire. Mais je crois que tu devrais quand même lui dire qu'il doit demander les quelques 60 milliards qui ont été versés à Gattaz et sa bande :-)
a écrit le 29/06/2016 à 15:56 :
Il y aurait un moyen plus simple ,sachant que les salariés concernés par la pénibilité ont une durée de vie en moyenne inférieur de 7 ans par rapport aux cadres.Remettre la retraite à 60 ans pour ces salariés et 70 pour les cadres .
a écrit le 29/06/2016 à 15:50 :
"C'est beaucoup trop compliqué, c'est inapplicable"

Par contre , faire bosser les salariés dans des postures pénibles, manutentions manuelles de charges, agents chimiques, vibrations mécaniques, températures extrêmes et bruit etc, c'est applicable sans problème.
a écrit le 29/06/2016 à 15:16 :
C'est quand même étonnant ce pays où on a d'un côté des gens sensibles à la situation des personnes les plus fragiles mais totalement irréalistes et fâchés avec les sciences dures et de l'autre des pros de la gestion et connaissant parfaitement l'entreprise mais développant un égoïsme de classe parfaitement abject. N'était-il pas possible d'imposer aux branches une négociation sur une classification d'emplois simplifiée, d'enregistrer automatiquement sans que l'entreprise n'ait rien à faire les points à partir des SI RH puis imposer une négociation de salaire horaire par type d'emploi dans les branches (en laissant libre la négociation sur le temps dans chaque entreprise) et établir enfin une priorité de départ à la retraite à partir des points sans changer l'âge moyen donc sans pénaliser financièrement les entreprises ? En quoi c'était une usine à gaz ? En quoi ça alourdissait les comptes des entreprises ?
Réponse de le 29/06/2016 à 17:43 :
Merci, je n'aurais pas dit mieux....
a écrit le 29/06/2016 à 15:04 :
Allez Valls, met-lui un 49.3 dans les dents :-)
a écrit le 29/06/2016 à 14:41 :
Gattaz va se mettre en plus la CFDT à dos.
a écrit le 29/06/2016 à 13:39 :
La penibilite c'est la fonction publique qu' il faut remettre au travail . Une honte et ce laxisme des profiteurs conduit au desastre pour la jeunesse .
Réponse de le 29/06/2016 à 14:44 :
"c'est la fonction publique qu' il faut remettre au travail"

Pourquoi, tu bosses dans le batiment à soulever des parpaings ?
a écrit le 29/06/2016 à 13:33 :
Les 61 milliards de cadeaux au MEDEF n'auront servis a rien pour les ouvriers, cherchez l'erreur.....
Réponse de le 29/06/2016 à 14:47 :
Effectivement,puisque la moitié voir les 3/4 du CICE ( les impôts) a été donné aux actionnaires .
a écrit le 29/06/2016 à 13:22 :
Le compte pénibilité est une usine à gaz inventée par des technocrates qui n'ont jamais mis les pieds dans une entreprise autrement que pour des inaugurations. C'est surtout une mesure dramatique pour les + de 50 ans au chômage: aucune entreprise ne voudra les embaucher, en raison des droits au "mi temps" qu'ils pourront peut être demander (et ainsi désorganiser l'entreprise qui les a embauché). Les bonnes intentions ne servent pas à grand chose en économie: seul le résultat compte. Ici c'est catastrophique
Réponse de le 29/06/2016 à 15:23 :
Le mi-temps est une situation très courante dans tous les pays performants (Allemagne, UK, pays du nord). Ce qui compte c'est le salaire horaire et il doit être négocié à l'avance dans les branches. Evidemment, le salaire horaire d'un emploi pénible doit être plus élevé que le salaire horaire d'un emploi normal à qualification identique de même que l'heure sup ou l'heure de CDD par rapport à l'heure de CDI. Une fois ce salaire horaire fixé, un mi-temps est deux fois moins bien payé qu'un temps plein.
Réponse de le 29/06/2016 à 18:04 :
Vous ne connaissez pas mieux les entreprises que les "techcnocrates" evoques
Quand vous devez recruter pour un poste exigeant des contraintes physiques .vous privilegiez des personnes jeunes, tout simplement
a écrit le 29/06/2016 à 13:06 :
Il n'y a rien à gratter coté CICE ?
Toujours à sens unique
Aprés tout chacun peut revenir en arrière surtout d'ailleurs au regard des résultats de certains
a écrit le 29/06/2016 à 12:53 :
Gattaz le gars qui représente 5% des entreprises françaises, et qui se moque de la cgt qui ne concernerait que 7% des ouvriers, dicte la politique économique que doivent appliquer les politiciens.

Cherchez l'erreur, par contre plus la peine de se demander comment et pourquoi notre économie, la vraie, s’effondre.

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