Pierre Pelouzet, médiateur des entreprises : « On ressent une forte tension »
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Pierre Pelouzet, le médiateur des entreprises a été reconduit dans ses fonctions en janvier.
Pierre Pelouzet
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Pierre Pelouzet, le médiateur des entreprises a été reconduit dans ses fonctions en janvier.
Pierre Pelouzet
Renouvelé dans ses fonctions par un décret du président de la République en janvier, le médiateur des entreprises, Pierre Pelouzet, s'exprime auprès de La Tribune à l'occasion de l'ouverture de la Rencontre des entrepreneurs de France (REF2025) organisée par le Medef ce mercredi et jeudi.
Comme le rappelle Bercy, sa mission est « de faciliter la résolution amiable des différends entre les acteurs économiques et les entités publiques ou privées. Elle repose sur les principes de neutralité, confidentialité, impartialité et loyauté ». Des conflits qui semblent se multiplier ces derniers mois avec la détérioration de la situation économique.
La Tribune : Quel est le climat au sein des entreprises en cette rentrée ?
Pierre Pelouzet : Depuis trois mois, le nombre de médiations a augmenté de plus de 10 %. Et ce, alors que l'été est généralement une période assez calme. En 2024, nous avons traité 2 000 dossiers. On devrait en compter 200 ou 300 supplémentaires cette année. Au quotidien, on ressent une forte tension dans les entreprises. Les conflits géopolitiques, les droits de douane et la situation politique hexagonale ajoutent de l'inquiétude. Et cela intervient après une série de choc : le Covid, les matières premières ou encore la hausse des taux d'intérêt.
La situation financière des entreprises se dégrade-t-elle ?
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Pierre Pelouzet : En avril, selon les chiffres de la Banque de France, les défaillances d'entreprises ont atteint le nombre de 66 937 sur les 12 derniers mois. Si ce chiffre est préoccupant, il est surtout la conséquence du faible niveau de défaillances depuis 2020, notamment grâce aux outils mis en place par l'État pour protéger le tissu économique (prêts garantis par l'État, report de cotisations sociales, etc.). En 2021, par exemple, il n'y a eu que 31 000 entreprises qui ne pouvaient plus faire face à leurs obligations financières. En parallèle, il ne faut pas oublier que le nombre d'entreprises créées reste très dynamique : plus d'1,1 million l'année dernière.