Plan Bayrou : 44 milliards d’économies et un parfum de rigueur
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Le Premier ministre François Bayrou lors de son discours sur les 44 milliards d'euros d'économies.
Reuters
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Le Premier ministre François Bayrou lors de son discours sur les 44 milliards d'euros d'économies.
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« Nous sommes en danger gravissime. Il faut sortir de l'endettement et travailler plus ». Tels ont été les mots d'ordre du Premier ministre François Bayrou face à un parterre important de ministres, parlementaires, partenaires sociaux et hauts fonctionnaires ce mardi 15 juillet dans les locaux de l'avenue de Ségur à Paris. Pour faire passer le déficit public de 5,4 % à 4,6 % en 2026, le chef du gouvernement a détaillé les 44 milliards d'économies qu'il souhaite réaliser l'année prochaine. Une potion amère qui devrait permettre à la France de stabiliser sa dette rapportée au PIB d'ici 2029 selon les calculs de Bercy.
Sur le total des efforts (44 milliards), près de la moitié (21 milliards) devrait venir de coupes drastiques dans les dépenses de l'Etat, des collectivités locales (5,3 milliards) et de la santé (5,5 milliards d'euros). S'agissant de l'Etat et des opérateurs, Matignon prévoit de faire 10 milliards d'euros d'économies.
Ce régime de minceur devrait concerner tous les ministères, à l'exception de celui de la Défense dont les subsides devraient bondir de 6,5 milliards d'euros d'ici 2027. Bercy devrait envoyer le détail des enveloppes par ministères au Parlement dans la nuit de mardi à mercredi.
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Quant aux opérateurs et agences, Matignon prévoit 5,2 milliards d'euros d'économies. Un montant substantiel au regard des conclusions de la commission d'enquête menée par la sénatrice (LR) Christine Lavarde sur ces acteurs de la sphère publique. Le chef du gouvernement est resté flou sur les acteurs ciblés. « Nous allons supprimer des agences improductives. Entre 1 000 et 1 500 emplois seront supprimés dans le cadre de la réorganisation de l'action publique », a néanmoins chiffré François Bayrou. Dans l'administration, les mesures d'économies passeront également par le non remplacement d'un fonctionnaire sur trois partant à la retraite.