Le plan d'économies substantielles du Sénat pour peser sur le budget 2026
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Le président du Sénat Gérard Larcher.
Reuters
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Le Sénat avance ses pions sur le budget 2026. À moins d'une semaine de la présentation des grands arbitrages de François Bayrou, le président de la « chambre haute », Gérard Larcher, a dévoilé quelques pistes à Matignon, à l'occasion d'une réunion lundi en fin de journée. Dans une note préliminaire révélée par Contexte et dans une version ajustée après ce rendez-vous et consultée par La Tribune, les élus de la majorité sénatoriale proposent d'abord de réaliser entre 30 et 50 milliards d'euros d'économies.
Cette fourchette dépend évidemment des modalités de mise en œuvre et des arbitrages à venir. Cette panoplie de mesures est issue de travaux réalisés en séminaire depuis la mi-mai. Les sénateurs devaient également plancher sur « les dépense brunes » et « les dépenses fiscales », indique une présentation de la commission des Finances. Dans leur contribution, les sénateurs considèrent que ce n'est « ni un contre-budget, ni antibudget ». Faute de majorité au Parlement, le gouvernement Bayrou va devoir donner des gages aux forces vives des deux assemblées pour éviter une nouvelle censure. Une épreuve qui s'annonce tendue compte tenu des faibles marges de manœuvre budgétaires de l'exécutif.
Quelles sont les principales propositions du Sénat ? La note confidentielle évoque principalement deux options. La première consiste en un retour des crédits de l'État à leur niveau de 2019 par rapport à celui de 2025. Les élus excluent d'emblée de toucher au budget de la Défense, la charge de la dette et la contribution de la France à l'Union européenne. Cette piste permettrait de rapporter 22 milliards d'euros.
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Toujours sur le périmètre des dépenses de l'État, les auteurs du document suggèrent également un gel en valeur des dépenses entre 2025 et 2026. Cette « année blanche » permettrait de réaliser 10 milliards d'euros d'économies. A cela pourrait s'ajouter une diminution des crédits des missions de l'État, hors loi de programmation, qui entraînerait une économie de 2,4 milliards d'euros. Du côté de Bercy, l'entourage d'Éric Lombard planche sur une « année blanche » sur les collectivités qui pourrait rapporter 4 milliards d'euros, selon nos informations.
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