Plan de résilience : Bercy envisage une nouvelle aide pour les gros rouleurs (difficilement applicable)
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt.
Reuters
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le ministre des Comptes publics Olivier Dussopt.
Reuters
Guerre en Ukraine, inflation record, croissance révisée à la baisse, accueil des réfugiés, affaire des cabinets de conseil : les tensions se multiplient pour l'exécutif. A dix jours du premier tour du scrutin présidentiel, le ministre en charge des comptes publics, Olivier Dussopt, est sur tous les fronts pour déminer le terrain en pleine campagne. Après un point presse organisé en urgence à Bercy mercredi soir sur l'affaire McKinsey accompagnée de la ministre de la Fonction publique Amélie de Montchalin, Olivier Dussopt est revenu en détail sur le plan de résilience devant la Commission des finances de l'Assemblée nationale ce jeudi.
Dans un décret d'avance à paraître au Journal officiel dans les jours à venir, le gouvernement prévoit environ 6 milliards d'euros de dépenses pour faire face à la flambée des prix de l'énergie et préparer l'accueil des réfugiés en provenance d'Ukraine.
Auditionné par les députés membres de la commission, le ministre de Bercy a annoncé "qu'une aide pour les grands rouleurs était en cours de réflexion". Une telle mesure interroge à seulement dix jours de l'élection présidentielle. En effet, le calendrier très serré d'ici le premier tour ne devrait pas permettre à l'exécutif de mettre en œuvre ce dispositif alors que le décret présentant déjà une panoplie de nouvelles mesures vient à peine d'être présenté devant le parlement. Interrogé à plusieurs reprises par La Tribune, Bercy n'a pour l'instant pas apporté de précisions sur cette déclaration.
À lire également
Cette annonce intervient alors que l'inflation poussée par les prix de l'énergie a atteint des sommets. Selon les derniers chiffres de l'Insee dévoilés ce jeudi 31 mars, l'indice des prix à la consommation a grimpé à 4,5% contre 3,6% en février sur un an selon une première estimation. "La principale raison est la hausse des prix de l'énergie, de 28.9% sur un an, mais la croissance des prix de l'alimentation (+2.8% sur un an) et celle des services (+2.3%) s'accélèrent également," rappelle l'économiste de la banque ING Charlotte de Montpellier dans une note.