Pour 2022, la reconquête d'Emmanuel Macron passe par Belfort

Marc Endeweld
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Le « made in France » devient un objet politique à la mode. Ce week end, les responsables politiques s'affichent en nombre au salon du « made in France » qui a lieu à la Porte de Versailles à Paris. En guise de stratégie pour le pays, chacun y va de son image symbolique. On se souvient qu'il y a déjà neuf ans, Arnaud Montebourg, alors ministre du « Redressement productif », avait été jusqu'à poser en marinière bretonne avec dans ses mains un robot ménager Moulinex, à la une du Parisien magazine. Alors, en ces temps de Covid-19 où les dirigeants français se sont aperçus un peu tard que le pays ne savait plus fabriquer grand chose, tous les responsables politiques essayent de marquer les esprits par des coups de com' du même genre.
Certains, comme Montebourg, s'en sont fait une spécialité. De son côté, Xavier Bertrand ne cesse de rappeler son combat pour la ré-industrialisation de sa région des Hauts-de-France. D'autres apprennent plutôt en urgence, comme Éric Zemmour d'ailleurs qui a déjà montré de nombreuses lacunes dans le domaine malgré ses slogans.
Mais tous savent que les Français, choqués de devoir quémander des masques ou du gel en pleine pandémie, les attendent au tournant. Après la séquence très « identitaire » de la rentrée politique où les médias n'ont axé leurs interrogations que sur l'immigration et autres thématiques favorites de l'extrême-droite, la question de la souveraineté économique va revenir en force sur le terrain économique, notamment quand chaque candidat aura commencé à dévoiler le contenu de son programme...
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Forcément, avec ce contexte, Emmanuel Macron est sur ses gardes. Le président sait que ses opposants n'attendent qu'une chose : faire son procès quant à ses difficultés à maintenir l'emploi industriel en France, mais aussi quant à ses états de service comme ancien banquier d'affaires. Pour contrer ces potentielles attaques, le presque candidat à sa réélection multiplie les symboles et les discours sur la thématique de la « souveraineté économique ».
Marc Endeweld
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