Pourquoi Macron a peur de Xavier Bertrand
Marc Endeweld
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Déplacement à Marseille, opération « France 2030 », partie de foot avec les stars, Emmanuel Macron multiplie les cartes postales en vue de sa future campagne présidentielle. « S'il n'avait pas perdu du temps avec l'affaire Benalla et les Gilets jaunes, il aurait pu faire "France 2030" avant 2022. Résultat, il a perdu deux ans. Deux ans à mettre au passif de la macronie », balance un déçu du macronisme.
Ses opposants critiquent ainsi « le saupoudrage » dont il fait l'usage, son agitation un peu vaine, mais les autres (re)tombent sous le charme de tant d'énergie dépensée.
La jeunesse Macron comme argument de (re)vente. Après cinq ans au pouvoir, cette énergie et cette soif de pouvoir est finalement peut-être sa meilleure carte face à ses concurrents. Imagine-t-on Michel Barnier, Xavier Bertrand, ou Anne Hidalgo jouer au foot de la même manière ?
À la rigueur Jadot tente de surfer sur une partie de la jeunesse qui s'est découvert un combat dans la préservation du climat, et pour ce faire, adore parler à longueur d'interview de ses « ados à la maison ». Bref, même lui, l'écolo dans le sens du vent a l'air un peu dépassé par le monde qui bouge. Et ça, Macron, on ne pourra pas lui enlever, sait retrousser les manches de ses chemises blanches, même quand il verse dans le remake à la sauce Giscard. Car, tout président qu'il est, il ne sait pas jouer au basket comme Barack Obama.
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C'est cette même énergie qu'Emmanuel Macron compte utiliser en janvier prochain quand la France récupérera la « présidence » de l'UE. Et si son bilan européen est finalement assez faible face aux ambitions initiales affichées, il compte jouer la carte européenne de nouveau à fond pour rejouer sa partition de 2017, « progressistes » vs « nationalistes » ou « réactionnaires ». Avec une nuance près : la Covid est passée par là, les sous-marins australiens également, et comme on l'a dit à plusieurs reprises, le candidat président a déjà prévu d'épicer son plat de campagne avec des gimmick sur la « souveraineté » (à retrouver...).
Marc Endeweld
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