Pour Bruno Le Maire, les géants du numérique sont "les adversaires des États"

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(Crédits : GONZALO FUENTES)
"Ce combat, nous le gagnerons", a assuré le ministre de l'Economie pour qui "la question de la lutte contre les géants du numérique est une question pas simplement économique, elle est aussi politique, sociale et financière".

Les géants du numérique sont aussi puissants que les Etats et sont leurs "adversaires", a estimé mercredi le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire qui veut les taxer autant que les entreprises françaises.

"Les géants du numérique, ce sont aujourd'hui les adversaires des Etats", a-t-il déclaré au micro de Radio Classique.

"L'un des plus grands défis du 21e siècle (...) c'est l'émergence de géants du numérique qui sont aussi puissants que des Etats, aussi puissants financièrement, aussi puissants technologiquement, aussi puissants en termes commerciaux", a expliqué le ministre.

Il a rappelé son combat "pour que ces géants du digital soient taxés au même niveau que les entreprises françaises", se félicitant que cet objectif soit "relayé désormais par la commission européenne".

Lire aussi : La fermeture des petits commerces favorise trop Amazon, il faut taxer les GAFA, dit Olivier Faure (PS)

Dans l'attente d'une solution européenne

"Ce combat, nous le gagnerons", a assuré M. Le Maire pour qui "la question de la lutte contre les géants du numérique est une question pas simplement économique, elle aussi politique, sociale et financière".

Les 137 pays membres de l'OCDE ont échoué en octobre à trouver un accord sur la fiscalité des grandes entreprises du numérique avant la fin 2020, en raison notamment du blocage des discussions par les Etats-Unis.

M. Le Maire a dit en septembre espérer qu'une solution européenne puisse être trouvée l'an prochain.

Et attendant la France a mis en place une taxation à 3% sur le chiffre d'affaires de ces grands groupes qui ont pour habitude de consolider leurs bénéfices dans les pays à la fiscalité la plus avantageuse, comme par exemple l'Irlande.

Lire aussi : Les Gafa, grands gagnants de la crise sanitaire

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Commentaires
a écrit le 04/11/2020 à 22:01 :
Je partage le constat. Ce serait sympa que le fruit de cette taxe serve à développer une concurrence à ces géants pour rééquilibrer la concurrence :-)
a écrit le 04/11/2020 à 21:58 :
C'est Bruno Lemaire qui est en train de ruiné la France qui fait des leçons de morale sur les agissements des géants du Numérique. Bon Bruno balaie devant ta porte avant de créer de nouvelles taxes.
a écrit le 04/11/2020 à 21:05 :
Qu'il est drole cet énarque hors sol... Argumentaire complètement à l'envers...

Premièrement, les GAFA ne font qu'optimiser en respectant les lois.
Si la france avait le meme taux d'imposition que l'irlande, les sociétés ne fuiraient pas dans d'autres pays.

L' état qui prélève 57% du Pib, qui ne fait économie choisit la methode facile de taxer plus.
a écrit le 04/11/2020 à 20:26 :
Encore un écran de fumée d'énarque pour masquer la gestion calamiteuse de l'Etat.
En réalité, c'est l'Etat qui est l'adversaire des entreprises et commerces français.
Il prélève 50% du PIB pour le dilapider sans aucun résultat (il a fallu 36 000 morts pour qu'il se décide enfin à doter un peu mieux les hôpitaux).
L'Etat est devenu un loup affamé qui ne sait plus que ponctionner tout ce qui bouge.
a écrit le 04/11/2020 à 17:18 :
Pendant ce temps :

Ne pas posséder de téléviseur et devoir, tout de même, payer la redevance télé… L’idée vous paraît inconcevable ? Détrompez-vous, ce scénario pourrait bien se réaliser rapidement. Le projet est porté par plusieurs élus LREM, parmi lesquels Bruno Studer, le président de la commission des affaires culturelles et de l’éducation à l’Assemblée nationale. Surtout, le député du Bas-Rhin dispose d’une carte maîtresse dans son jeu pour remporter la mise. Il s’apprête à entamer une mission sur la refonte de la contribution à l’audiovisuel public (CAP) - qui rapporte environ 3 milliards d’euros par an - à la demande de la ministre de la Culture Roselyne Bachelot et du ministre des Comptes publics Olivier Dussopt. Objectif : proposer au parlement dès le projet de loi de finances à l'automne 2021 de voter pour une réforme de la redevance, qui pourrait probablement entrer en vigueur à partir de 2023.
a écrit le 04/11/2020 à 16:29 :
Compliqué: on est en guerre contre le Covid, l’islamisme, les Gafa... quelles sont les mesures concrètes mises en œuvre?
Les gafa n’opèrent que parce qu’on les autorise à le faire... Les Russes et les chinois s’en passent très bien.
Là, on a une taxe à 3%. C’est un début, mais ça relève plus de l’escarmouche que du combat. Enfin bon... Pour s’inscrire sur un réseau social chinois, il est nécessaire d’y être invité par une personne ayant 6 mois d’ancienneté sur ce réseau. Cette règle ne vient pas de chinois, ce n’est pas leur intérêt. Alors voilà: l’impuissance publique, qui la veut? Qui l’organise exactement?
a écrit le 04/11/2020 à 16:15 :
Oui mais les états ne servant plus que les intérêts des mégas riches sont devenus les adversaires des citoyens qui de ce fait ne voient pas le danger du fait que l'état soit en danger forcément. C'est la déliquescence des états qui les a fait tomber si bas, ecrasables par nimporte qui, nimporte quoi.

Alors certes l'ennemi de mon ennemi n'est pas mon ami mais quand même de plus en plus de gens ne peuvent plus entendre des états totalement soumis à la seule finance, détruisant la vie et l'humanité sur terre et visiblement motivés à ne penser qu'à eux jusqu'à la fin.

Nietzsche avait déjà vu ce danger de la privatisation des états, de leur accaparement par les plus riches à se demander même si ce n'était pas fait un peu exprès quand même. Un État pourquoi pas mais pour quoi faire au final s'il n'est qu'un vulgaire intermédiaire ? Un passe plats surtout servant des gens sans vision, sans réflexion, sans même la moindre pensée.
a écrit le 04/11/2020 à 14:41 :
"les géants du numérique sont "les adversaires des États"" c'est pas plutôt un nouvel Etat qui fait sa loi à lui ? Supra-état, au dessus de tout, dont tout le monde finit par avoir besoin (donc difficile de lutter contre, y a pas un réseau qui a menacé de se retirer d'UE vu les règles (très défavorables à ses yeux, protéger les données des gens, quelle idée farfelue ! Ubuesque ! Rétrograde, empêcheuse de tourner en rond, business-phobe) mises en place) ?
a écrit le 04/11/2020 à 14:31 :
Si B Lemaire s'en occupe .... ils sont sauvés
a écrit le 04/11/2020 à 14:24 :
Qu'est ce qu'il attend pour les interdire ? On ne négocie pas avec l'ennemi.On lui déclare la guerre et on la gagne En s'en donnant les moyens. Hélas, vu le niveau de la vision de nos politiques, nous en resterons au niveau des pâquerettes.
a écrit le 04/11/2020 à 13:34 :
Je pense que les états sont leurs propres ennemies en ayant dérégulé inconsidérément les marchés. L'homme est un prédateur qui doit s'auto-réguler au risque de détruire ses ressources indispensables, comme le font d'ailleurs tous les prédateurs de la nature. La dérégulation était un risque contre la démocratie au profit des lobby. Les gouvernements sont maintenant au pied du mur...

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