Pour ou contre : la commande publique doit-elle privilégier le « made in France » ? (Gabriel Colletis face à Elie Cohen)
Paul Marion
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Gabriel Colletis face à Elie Cohen.
Reuters
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Subventions, barrières à l'entrée... Les tabous autour du protectionnisme tombent un à un après des décennies de consensus - apparent - sur le libre-échange. Emmanuel Macron tente de muscler son discours au moment où les relations économiques se tendent avec nos partenaires, à commencer par les Etats-Unis et leurs 1.000 milliards de dollars d'aides au made in USA. Fraîchement rallié à l'idée d'un protectionnisme intelligent, le chef de l'Etat a suggéré le 11 mai dans son plan pour la réindustrialisation que les appels d'offres publics puissent « favoriser la production européenne » sur « les marchés les plus critiques : panneaux solaires, éoliens, pompes à chaleur ».
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Rien ne dit que les industriels tricolores en profiteront mais les mots d'Emmanuel Macron marquent une rupture. La non-discrimination dans les appels d'offres, principe fondateur du marché commun, est remise en cause par un Etat membre. Cette règle était déjà très critiquée depuis des décennies par ceux qui s'étonnent de voir la police rouler en Ford ou les écoles se couvrir de panneaux solaires chinois. Alors, la commande publique doit-elle favoriser le made in France ?

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