Pour ou contre : les enseignants doivent-ils travailler plus pour gagner plus ? (Max Brisson face à Sophie Vénétitay)
Paul Marion
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Max Brisson et Sophie Vénétitay.
Reuters
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Max Brisson et Sophie Vénétitay.
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« 100 à 230 euros net » par mois pour tous, et « jusqu'à 500 euros » pour les volontaires qui accepteront de nouvelles missions. L'annonce faite par Emmanuel Macron le 20 avril aux 850.000 professeurs de l'Education nationale fait suite à sa promesse de campagne d'une hausse de 10% des salaires pour tous les enseignants.
L'augmentation inconditionnelle, bien que le montant soit critiqué, est saluée, mais le principe de travailler davantage pour être mieux payé suscite l'ire des syndicats d'enseignants, hostiles également au principe qu'un professeur enseigne deux matières comme en Allemagne.
Alors, faut-il que les professeurs travaillent plus pour gagner plus ?

La revalorisation des enseignants était indispensable. Si celle annoncée par le Président de la République est substantielle, elle demeure toutefois insuffisante. Elle ne compense ni l'inflation, ni la longue dévalorisation subie par le métier en comparaison des rémunérations des agents des autres ministères ou même de celles des professeurs des autres pays européens. Nous n'échapperons donc pas à d'autres augmentations, aussi nécessaires que méritées.
Pourquoi ne pas repenser le système en proposant une rémunération supplémentaire aux professeurs volontaires contre des tâches nouvelles ? Il ne s'agirait pas de les généraliser bien sûr mais d'offrir cette possibilité aux enseignants qui en ont l'envie ou le besoin, à un moment de leur vie personnelle ou professionnelle. Cela reviendrait tout simplement à étendre un dispositif qui existe déjà dans les faits.
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En effet, certaines missions supplémentaires donnent déjà lieu à des primes, à l'instar de la responsabilité de professeur principal d'une classe ou de référents thématiques ou techniques en charge de l'informatique, de l'orientation et de la laïcité. D'autres initiatives, au contraire, ne donnent lieu à aucune rémunération supplémentaire, à l'image des sorties pédagogiques ou des voyages scolaires qui sont pourtant particulièrement chronophages.
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Paul Marion