Pourquoi l’activité ne redémarre pas

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Où se trouve le chemin de la reprise ?
Où se trouve le chemin de la reprise ? (Crédits : REUTERS)
Un certain nombre de signaux macro-économiques sont passés au vert. Pourtant, en dépit de la dépréciation de l’euro et du recul des cours de matières premières, les chefs d’entreprises n’ont pas l’intention d’investir. L’activité reste donc plombée.

C'est une double aubaine pour les entreprises. Enclenchée depuis le début du second semestre 2014, la dépréciation de l'euro face au dollar et le repli des cours des matières premières et plus notamment du brut sont une jolie bouffée d'oxygène pour les entreprises françaises et en particulier l'industrie.

Et pourtant. Les effets sur l'activité tardent à se produire. " Ils seront étalés dans le temps et pourront même courir jusqu'en 2016 ", estime Denis Ferrand, le directeur général de COE-Rexecode. Il ne faudrait donc pas que ces tendances s'inversent...

Seuls bénéfices immédiats : un gain du pouvoir d'achat, gain qui permet à la consommation de rebondir, et une amélioration de la compétitivité relative des produits français dans la zone dollar, ce qui permet de stimuler les exportations. Ce second bénéfice est malheureusement à minorer, compte tenu du nombre limité d'entreprises exportatrices recensées en France. Elles sont à peine 121.000, dont seulement une sur deux exporte de façon régulière.

L'investissement est en panne

Bien que plus vaillant que ces derniers mois, ces deux moteurs sont insuffisamment puissants pour permettre à la croissance d'accélérer. Sans une reprise de l'investissement, le PIB français ne devrait pas progresser à un rythme supérieur à celui anticipé par le gouvernement, c'est-à-dire 1%. Or, pour réduire le nombre de demandeurs d'emplois, l'activité doit au moins augmenter de 1,5% s'accordent les économistes.
Pour expliquer cette panne de l'investissement, le Groupe des fédérations industrielles (GFI) avance plusieurs explications. " Les chefs d'entreprises n'ont pas encore une pleine confiance en l'avenir. Les soubresauts de la crise de 2008-2009 ont marqué les esprits ", explique Philippe Darmayan, le président du GFI.

Par ailleurs, si elle est bien palpable, l'augmentation de la demande intérieure n'est pas assez forte pour entraîner des goulots d'étranglements dans le système productif. Concrètement, le taux d'utilisation des capacités de production reste faible.
Dans ce contexte, rien ne permet d'envisager une reprise des embauches. Interrogés par le GFI, la plupart des secteurs prévoient de nouvelles destructions de postes cette année. En 2014, ce sont 39.000 emplois qui ont été détruits dans l'industrie. Le bâtiment affiche des perspectives particulièrement maussades.

Le gouvernement appelé à la rescousse

Pour pérenniser la reprise, le GFI avance plusieurs solutions. La première : « conforter la confiance ». Reste à savoir comment, sachant qu'elle ne se décrète pas... Il souhaite également que le gouvernement confirme les engagements contenus dans le Pacte de responsabilité, notamment la transformation du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE), qui a déjà permis de redresser le taux de marge des entreprises , en un simple allégement de cotisations.. Après avoir chuté sous les 30% en 2014, ce qui constitue un plancher inédit, le taux de marge des entreprises françaises atteindrait actuellement 34,3% selon les calculs de COE-Rexecode.

Les industriels placent également beaucoup d'espoirs sur la prochaine loi Macron 2, qui pourrait consiste en une série d'amendements gouvernementaux intégrés à la loi pour la croissance et l'activité en deuxième lecture avant l'été. Le GFI espère la mise en place de plusieurs mesures parmi lesquelles l'abaissement à 28% du taux de l'impôt sur les sociétés pour les PME-ETI réinvestissant tout ou partie de leur résultat pour moderniser leur parc industriel, la création d'accords offensifs permettant de revenir notamment sur la politique salariale et les accords sur la durée du travail pour redresser la compétitivité ou encore et la possibilité accordée aux entreprises d'amortir de façon accélérée certains investissements susceptibles d'améliorer la productivité .

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Commentaires
a écrit le 01/04/2015 à 11:55 :
Quand l'Euro se déprécie face au dollar, cela veut dire que notre argent vaut de moins en moins cher. Même les banques se voient infliger des taux d'intérêt négatifs pour le conserver...
Par ailleurs, les matières premières vaudraient moins cher ?? Ah bon ! Le pétrole vaut moins cher, peut être, au baril, mais il me semble que, encore ce matin, on a pris une hausse de plus d'un centime au litre grâce à la très chère TIPP (pas de hausses de fiscalité en 2015, on nous disait!! ). Des aubaines !! Ah bon !!! Mieux vaut en rire !
Réponse de le 01/04/2015 à 14:09 :
"une hausse de plus d'un centime au litre"
houlà, et il a baissé de combien durant ces derniers mois?
a écrit le 01/04/2015 à 11:45 :
Tout simplement parceque Hollande avait que la finance etait son pire ennemi bien que creatrice d'emplois !
a écrit le 01/04/2015 à 11:12 :
pas de reprise économique franche sans baisse préalable des dépenses publiques de fonctionnement et diminution franche des impôts des entreprises et des particuliers .
et aussi réduction de la représentativité légale des syndicats CGT, FO , dans le secteur privé où ils sont très minoritaires par rapport au nombre total de salariés .
Réponse de le 01/04/2015 à 14:14 :
"aussi réduction de la représentativité légale des syndicats CGT, FO , dans le secteur privé où ils sont très minoritaires par rapport au nombre total de salariés ."
ha oui, s'ils sont déjà minoritaire, il faut encore les réduire?
Pas très clair ce charabia!
Réponse de le 08/04/2015 à 5:10 :
Les dépenses publiques uniquement de "fonctionnement" ne sont pas si éloignées de celles d'autres pays similaires.

La différence ce sont les dépenses sociales qui ont augmenté plus vite que le PIB. Notamment les retraites, la santé et l'indemnisation chômage.

A noter que d'autres pays connaissent aussi une augmentation de ces dépenses (à la charge des salariés et employeurs). Mais comme elles relèvent plus de systèmes privés elles apparaissent moins dans les stats de "prélèvements obligatoires". Alors que concrètement elles en sont.
a écrit le 01/04/2015 à 10:51 :
Vous ne parlez pas qu'avec 57,2% de dépenses publiques la France est Number One mondial des pays au moins de l'OCDE ! Donc VALLS dit que 70 milliards de plus de prélèvements fiscaux depuis 3 ans c'était trop ! BIEN mais ça baisse quand et comment ?
Donc en attendant il n'y aura aucun investissement ni aucune embauche chez les TPE, PME, ETI.
Réponse de le 01/04/2015 à 14:28 :
70, dont 30 pour le compte de Sarkozy, votés juste avant de perdre le trône.
...
"BIEN mais ça baisse quand et comment"
CICE + suppression des charges sur les bas salaires (- de 2,5 fois le SMIC).
La baisse a donc déjà commencé. Equivalent moyen estimé à -3 à 4 % pour le CICE et -5 à 6% pour les charges annulées.
2015: "le coût du travail au niveau du Smic sera réduit avec l’exonération des cotisations patronales versées aux Urssaf, jusqu'à 1,5 fois le SMIC"
2016: "Les cotisations famille seront abaissées de 5,25% à 3,45%, pour les salaires compris entre 1,6 et 3,5 Smic (soit 1,8 point en moins)."
a écrit le 01/04/2015 à 8:15 :
Le sang Étatiste et égalitariste qui irrigue la mentalité Française voila la racine du mal! l’État Nounou entrave l’initiative et déresponsabilise le citoyen 30% de dépenses sociales number 1 dans le monde, avec pour résultat le FN a 25%!
a écrit le 31/03/2015 à 20:23 :
Si "l'élite" n'investit pas c'est qu'elle est perdue malgré les "bons" indicateurs.
Nous sommes au coeur d'une crise systémique, le monde d'avant ne reviendra plus, les vieilles recettes ne fonctionnent plus. Ils le savent.
Ils se focalisent un peu bêtement sur leurs intérêts , le rendement des actions grâce aux interventions des banques centrales, et sur la pression sur les "salariés", les fonctionnaires, les chômeurs, les retraités, alors que que ce sont leurs clients !
Inévitablement ces derniers vont réduire leurs dépenses et ont déjà commencé grâce au net.
Alors pourquoi investir puisque c'est la fuite vers le toujours moins ?
Jusqu'à ce que le système s'effondre, il ne manque qu'un déclencheur comme un Lehman Brothers bis.

Vive l'austérité, vive la decroissance !
Réponse de le 01/04/2015 à 10:28 :
Les vieilles recettes ne marchent plus, pourquoi ne pas en inventer d'autres, nous sommes des créatifs depuis l'homme des cavernes.
L'état encourage la paresse, au détriment des créateurs de richesses. Nous avons besoin d'eux, ils ont besoin de nous. Comment fait-on? Un juste équilibre serait le bienvenu, nous buvons la même eau, nous respirons le même air etc.... Que le système s’effondre et la note sera très lourde pour tout le monde, comment peut on l’améliorer avec l'effort de tous et pour tous ( sans déclarations d'un autre temps qui font plus de mal que de bien) ?
a écrit le 31/03/2015 à 19:17 :
les francais des 35 heures riens de bon a tirer
a écrit le 31/03/2015 à 17:28 :
la France a une industrie en B to B ce qui la rend plus vulnérable car dépendant de conjoncture politique. L'Allemagne est en B to C et offre des produits directement aux consommateurs. De plus elle a su positionner ses produits en haut de gamme et avec une image de fiabilité. La France doit investir dans ce domaine et mieux positionner ses produits, la DS est un début.
a écrit le 31/03/2015 à 17:16 :
Le point de vue du GFI
((((Le Groupe des fédérations industrielles (GFI) a soutenu mardi les mesures annoncées par le gouvernement depuis dimanche pour relancer les investissements et amplifier les frétillements de reprise ressentis par le secteur.

"Nous sommes non seulement satisfaits de ce qu'a déjà fait le gouvernement, mais nous le sommes aussi des annonces faites depuis dimanche soir par le Premier ministre, sur le fait qu'il faut travailler sur l'investissement", a affirmé Philippe Darmayan, le président du GFI, le groupement le plus important du Medef.

"Ce gouvernement a pris ce sujet en main et nous en sommes donc clairement satisfaits", a-t-il assuré, après les annonces de Manuel Valls et du ministre de l'Economie Emmanuel Macron, prévoyant des mesures pour favoriser les investissements.

M. Macron a annoncé lundi une nouvelle loi pour l'été afin "d'accélérer la reprise qui est en cours" en apportant des mesures de simplification pour les PME et le numérique, tout en relançant les investissements privés.

"Nous soutenons complètement tout le mouvement enclenché à partir du rapport Gallois", a ajouté M. Darmayan, qui a reconnu que le gouvernement avait pris les devants en annonçant des mesures que le GFI s'apprêtait à demander mardi, à l'occasion de la présentation de ses perspectives pour 2015.

"Aujourd'hui, nous estimons que nous sommes au milieu du gué (et) qu'un travail de fond a été fait notamment sur le rétablissement des marges et sur le coût de la main d'oeuvre. Nous en voyons les résultats", a-t-il affirmé.

"Ce n'est donc pas le moment de changer de politique. C'est le moment d'aborder les problèmes qui restent", a-t-il assuré. ))))
a écrit le 31/03/2015 à 17:16 :
Faire des crédits d'impôts pour les entreprises qui modernisent leur appareil productif... L'Allemagne dit merci à la France !
a écrit le 31/03/2015 à 17:13 :
nos premiers clients ce sont l'Union Européenne, qui ont les mêmes avantages que nous , baisse de l'Euro et du pétrole ! donc impossible d'en profiter pour exporter plus , ceux qui vont profiter de la reprise ce sera ceux qui auront fait des réformes , donc rien pour nous! nos industries ont disparu et nous n'avons plus rien à vendre ! même l'agriculture où nous étions les champions va couler avec la fin des quotas ! vive les fermes de 1000 vaches (0 en France)
a écrit le 31/03/2015 à 16:59 :
On peut utiliser 2 images, lorsque la mer monte les bateaux qui bougent le plus et le plus rapidement sont les plus légers. Avec 57% de dépense publique sur PIB, le bateau est trop lourd pour bouger avec 1%, 1,5% et même 2%. On peut utiliser une autre image, l'alignement des planètes baisse du prix du pétrole, des taux d'intérêt et de l'euro agit comme un super carburant, mais dans un moteur grippé par des rigidités multiples (marché du travail, absence de réformes structurelles) ça ne démarre pas. L ECONOMIE N EST PAS AFFAIRE DE DOGME, ELLE NECESSITE DES ADAPTATIONS SURTOUT QUAND ON APPARTIENT A UNE ZONE MONETAIRE DANS UN MARCHE MONDIALISE !!!
a écrit le 31/03/2015 à 16:51 :
l'euro a baissé et continue de baisser et la contre partie c'est la remontée du prix des carburants depuis presque 2 mois....chez Total le prix frise les 1.50 le SP95 et chez Elf, il a pris plus de 15 cents...plus qu'il n'aura baissé. Avec la baisse de l'euro il n'y a que des perdants, et nous commençons seulement à nous en rendre compte car le problème européen et français ce ne sont pas les prix trop élevés mais des produits non compétitifs . Avec la baisse de l'euro nos salaires exprimés en dollars sont devenus ridicules. Que dire de ces mêmes salaires en Franc suisse? Un prof du secondaire gagne en fin de carrière à peine 3000 euros alors que le moindre salarié suisse gagne au moins 4000 euros, et que dire de nos amis profs US qui gagnent plus de 6000 euros par mois? Non les français sont des idiots qui ne voient et ne croient que dans un 'euro dévalué....chaque perte de valeur nous rend plus pauvre....et notre économie baisse, baisse...
a écrit le 31/03/2015 à 16:34 :
Tant que Hollande sera là, l' activité même si elle repart, ne créera pas d' emplois à plein temps, car ce gouvernement n' inspire aucune confiance aux petites et moyennes entreprises. Entre les soi-disant socialistes démocrates, les socialistes frondeurs et les écologistes d' extrême gauche cela se comprend parfaitement !!!!!!!!!!!!
a écrit le 31/03/2015 à 16:30 :
cela fait des années que je dis que les entrepreneurs français ne sont pas au niveau.incapables de sentir la reprise ou d'investir pour les besoins nouveaux.ils préfèrent attendre les commandes des collectivités locales ou de l'état..
Réponse de le 31/03/2015 à 16:43 :
Oui, les patrons sont incapables. Il faudrait les remplacer par des fonctionnaires et supprimer l'actionnariat. Confisquons !!!
Réponse de le 31/03/2015 à 16:50 :
Au bout de 40 ans de socialisation des esprits, la dépense publique représente 57% du PIB. La croissance de 2014 n'a reposé que sur l'activité du secteur public. Le poids de la dépense publique a largement métastasé tout le tissus économique. Il est donc vrai de constater que l'économie est largement sous perfusion, ça ne fait pas du malade le principal responsable. Je précise juste que votre raisonnement a ses limites car beaucoup d'entreprises que vous qualifiez de mendiantes sur notre territoire se révèle de redoutables acteurs de la compétition internationale, ce n'est donc pas les entreprises qui sont à blâmer mais l'emprise de l'Etat. LORSQUE LE GOUVERNEMENT PROPOSE AUX ENTREPRISES UNE BEQUILLE (LE CICE) APRES LEUR AVOIR BRISE LES GENOUX (MATRAQUAGE FISCAL), IL EUT ETE PLUS PRATIQUE D'ALLEGER LA PRESSION FISCALE DES LE DEPART;
Réponse de le 31/03/2015 à 17:21 :
Aux 2 faux PS (élu ps + Militant PS = zizanie)
Z'êtes trompés, c'est demain le premier avril
a écrit le 31/03/2015 à 16:05 :
Les entrepreneurs n'investissent pas, parce qu'il n'y a pas assez de débouchés, ni assez de pouvoir d'achat pour leurs produits.
a écrit le 31/03/2015 à 16:02 :
En Allemagne, on engrange record sur record des excédents de la balance commerciale, pour la première fois le nombre de chômeurs est descendu sous la barre des 3 millions, c'est vrai qu'en France dû à une surnatalité dont se gargarise les économistes légers et volages on produit beaucoup de bébés autrement dit des chômeurs selon la qualification gouvernementale le gouvernement produit un peu plus de chômeurs chaque mois, et on augmente les impôts, les taxes mais la France reste le plus grand pays du monde par la bêtise de ces politiciens - qui sont des génies, du genre Fillion, Juppé, Sarkosy, Mélanchon, Duflot, et compagnie, là je leur donne la première place une fois rouge une fois bleu et toujours la même politique qui conduit dans le trou ben voyons !
a écrit le 31/03/2015 à 15:58 :
La France socialiste n'est pas crédible. Un système fondé sur un humanisme factice fondé sur la prise du bien d'autrui est condamné. L'état est destructeur mais pourtant les français pensent qu'il les protège. Escroquerie ! L'état rabaisse le peuple et l'exploite. La suite est prévisible....
a écrit le 31/03/2015 à 15:38 :
il faudra trouver un volontaire pour expliquer a ce gouvernement que
1 travaiiller et se faire plumer a 75% ca n'interesse plus personne ( meme a juste 65%)
2 developper sa boite pour laisser 75% de sa vie non plus, autant pas trop investir
3 les actionnaires voyous qui risquent juste de perdre leur chemise ne sont pas plus interesses
4 les multinationales que le gvt ayrault a mises dehors sous les insultes ne vont pas revenir comme ca! fallait reflechir avant
5 quand on voit ce que ca donne goodyear et continental, on est sympa, on laisse ca aux autres
6... la liste est tres longue des trucs a comprendre, je me limite aux plus gros donc, ca suffit pour comprendre ce qu'il va se passer dans les prochains mois
a écrit le 31/03/2015 à 15:23 :
Il n'y a pas assez de chômage en France : Les entreprises ont encore trop de mal à trouver des BAC+5 pour 1450€ mensuel...
Réponse de le 31/03/2015 à 15:36 :
Brut en plus
a écrit le 31/03/2015 à 14:51 :
La France doit se libéraliser grave sinon elle est foutue. Perso je pense qu'elle ira à la faillite. Ils est trop tard et la jalousie règne. Merci la gauche décadente... 30 ans que l'on pourrit les esprits...,
Réponse de le 31/03/2015 à 15:09 :
Se ibéraliser comme les US ? Ah oui, on voit bien que c'est la solution... Tellement que la FED n'a pas eu à lancer 3 QE et qu'elle a remonté ses taux depuis 5 ans déjà...
a écrit le 31/03/2015 à 14:06 :
Normal il y a toujours un décalage. Quand la crise à éclaté en 2008, je me souviens que plein d'entrepreneurs n'y croyaient. Beaucoup disait que c'était juste une crise passagère qui ne durerait que quelques mois. Et de fait le chômage n'a augmenté qu'un an plus tard. Et là c'est la même chose. Tous ne comprennent pas que la reprise arrive. Mais ils ont intérêt à se préparer sinon leurs concurrents prendront les plus belles parts du gâteau.
a écrit le 31/03/2015 à 13:55 :
Tant que entreprises et particuliers seront enfermés dans un tel carcan fiscal, il n'y aura aucune reprise et aucun investissement. La réussite est sévèrement punie en France. C'est une invitation à créer des emplois ailleurs.
a écrit le 31/03/2015 à 13:46 :
La France est un pays fini au sens équipé ,il faut comprendre la prudence des entrepreneurs qui de toutes façons ne vendront pas plus qu'avant la "crise". A moins d'être gogo et de consommer à chaque coup de pub , je ne vois pas comment la croissance peut repartir. La solution est à l'export mais à l'export , y-a de la concurrence. A moins que les impôts (sociétés qui s'évadent)ne rentrent un peu mieux, mais y-a pas d'harmonisation. En bref c'est la quadrature...
Réponse de le 31/03/2015 à 14:35 :
Totalement d'accord. Quand on a un frigo ou un lave-linge, on n'en achète pas un deuxième. La seule croissance possible est à l'export
a écrit le 31/03/2015 à 13:27 :
Relancer l'économie ?
- supprimer l'ISF
- supprimer les surtaxes d'impôts sur le revenu à 3% et 4%
- revenir à l'imposition forfaitaire des plus values
- supprimer les surtaxes d'imposition sur les entreprises
- rétablir un peu de justice: arrêter de tout donner aux fonctionnaires: retraite, 3 mois de vacances, et en 2014 1.9% d'augmentation pour les fonctionnaires d'état et 3.5% d'augmentation pour les fonctionnaires territoriaux. Notre sueur ne doit pas servir à acheter des voix...
La confiance, ça se mérite...
Réponse de le 31/03/2015 à 16:56 :
Vous devriez sérieusement revoir vos faits. les fonctionnaires que vous aimez tant n'ont pas été augmentés depuis des années! Et vos 3 mois de vacances, eh bien, les profs ne sont pas payés pendant les mois de juillet et août mais leur traitement et annualisé...donc notre salaire de 10 mois et payé sur 12 CDFD. Quel ramassis de contres vérités
Réponse de le 31/03/2015 à 17:47 :
Je n'ai rien contre les fonctionnaires. C'est leur statut qui est délirant et injuste.
La hausse de traitement des fonctionnaires d'état a été de 1.9% en moyenne en 2014, celle des fonctionnaires territoriaux de 3.5%. Dire qu'ils n'ont pas été augmentés c'est mentir (et ce n'est pas beau de mentir) Source: assemblée nationale... Concernant les congés et RTT, il n'y a pas que les profs à 3 mois ! Il faut savoir que Jospin a donné à TOUS les fonctionnaires , sans AUCUNE compensation (= à salaire égal !!!) 20 à 25 jours de RTT !! (soit à l'époque l'équivalent de 10% d'augmentation de salaire). Il faut savoir également que la fonction publique offre des jours de congés pour "maladie enfant", mais sans vérification etc... Un salarié qui cotise à sa retraite à un taux supérieur à celui d'un fonctionnaire aura comme retraite 50% de la moyenne de ses salaires sur... 25 ans, alors qu'un fonctionnaire (qui cotise moins) aura 75% de la moyenne de ses 6 derniers mois...Et cela sans parler des régimes spéciaux (SNCF avec retraite à 52 ans et billets de train gratuits à vie, EDF, etc).Il y a également les pension de réversion, etc etc. Alors oui, l'injustice entre les salariés du secteur privé et les fonctionnaire est criante et indéfendable. Car en +, le salarié du privé peut perdre son emploi. Au ait, à poste égal, les salaire de la fonction publique sont maintenant 20% + élevés que dans le privé...Alors, oui, le statut de fonctionnaire aujourd'hui est une injustice qui coute des dizaines de milliards à la communauté chaque année Pour terminer, comment justifier qu'un prof qui devienne agrégé fasse moins d'heures de cours en étant payé beaucoup plus ? ... (pour rigoler, j'ai rencontrer un prof de sport agrégé ! quasi 5.000 euros par mois, la classe !)
a écrit le 31/03/2015 à 13:02 :
L'investissement repartira d'autant moins au second trimestre que nous venons de manger notre pain blanc en ce premier trimestre. Notre pain noir va arriver dans les prochains jours.
a écrit le 31/03/2015 à 13:02 :
Parce que le niveau de la parité de l'euro ...fut une intox politicienne ...! pour masquer les déficiences à l' exportations ...principalement dû au matraquage fiscal , et à la prise du pouvoir par le dernier gouvernement entièrement marxo/socialiste en UE ...donc prédations fiscale et défiance = pénalités économiques graves ....
a écrit le 31/03/2015 à 13:02 :
Ainsi qu'on ne part pas en haute mer avec une barque remplie de plomb, on n'investit pas en entreprise lorsque les conditions de productivité sont grevées par une fiscalité confiscatoire, des règles de droit du travail immobilistes, et des règles de gouvernances paralysantes. L'entreprise est un tout qui doit rester cohérent, or la décohérence des mesures prises sous la gauche est le maitre mot de ses œuvres, pour des raisons idéologique et partisanes. Cela ne peut pas marcher.
Réponse de le 31/03/2015 à 13:33 :
Effectivement valls fait de la communication depuis 3 ans on bricole avec la loi duflot l'apprentissage la réforme de la formation
Un pas en avant 1 pas en arrière

a écrit le 31/03/2015 à 12:44 :
Pourquoi investir dans la France socialiste? C'est la question que les fonctionnaires ou protégés devraient se poser.... Je ne veux pas payer un camping-car tout neuf a un jeune retraité EDF.... par exemple.....
Réponse de le 31/03/2015 à 13:46 :
Dans la France d'avant celle de Sarko et de ses sbires et malgré la loi TEPA, ça n'allait pas mieux. Pour une raison toute simple, c'est que eux non plus bien que de droite et en principe plus libéraux (en principe seulement) n'ont pas fait les réformes nécessaires.
Vivement de nouvelles têtes à droite,
Réponse de le 31/03/2015 à 14:15 :
Pourquoi travailler dans la France néolibérale ? Je n’ai pas envie de payer un quatrième Yacht à mon gentil actionnaire par mon travail tandis qu’il ne me laisse que quelques miettes pour conserver ma force de travail.

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