Le pétrole rechute lourdement

Le baril de "light sweet crude" (WTI) et le cours du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai ont chuté de 4,7% effaçant totalement leurs gains de la veille, en raison du contexte géopolitique.

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Historiquement, le marché pétrolier a toujours fortement réagi à la géopolitique mais, dans un contexte où le déséquilibre entre l'offre et la demande est manifeste, on voit mal comment le Yémen pourrait à court terme provoquer un changement de la donne pétrolière, a constaté Christopher Dembik, analyste chez Saxo Bank.
"Historiquement, le marché pétrolier a toujours fortement réagi à la géopolitique mais, dans un contexte où le déséquilibre entre l'offre et la demande est manifeste, on voit mal comment le Yémen pourrait à court terme provoquer un changement de la donne pétrolière", a constaté Christopher Dembik, analyste chez Saxo Bank. (Crédits : Bpifrance)

Les cours du pétrole ont fait une lourde rechute vendredi à New York, effaçant totalement leurs gains de la veille.

Dans le détail, le prix du baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mai a perdu 2,43 dollars à 48,87 dollars à la clôture sur le New York Mercantile Exchange (Nymex). Cela représente une chute de 4,7% en une seule séance. Vendredi dernier, le WTI pour livraison en avril, alors contrat de référence, avait terminé la séance à 45,72 dollars.

A Londres, le cours du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai a également chuté de 4,7%, soit 2,78 dollars à 56,41 dollars, sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

Intervention au Yemen

Selon Phil Flynn, chez Price Futures Group, le marché, longtemps peu actif, a reculé "faute de nouvelles informations" sur l'intervention de l'Arabie Saoudite au Yémen, à la tête d'une coalition militaire destinée à contrer l'avancée de rebelles chiites qui pourraient menacer une des grandes routes maritimes du commerce mondial.

"On ne parle pas de troupes au sol, ni de l'Iran", soulignait M. Flynn, signifiant que le conflit ne semble pas près de s'étendre pour le moment.

"Le secteur du brut efface (...) la hausse d'hier liée à la géopolitique, car les peurs d'une contagion (des conflits) au Proche-Orient se calment", a commenté pour sa part Matt Smith, chez Schneider Electric.

Pas de changement à court terme

"Historiquement, le marché pétrolier a toujours fortement réagi à la géopolitique mais, dans un contexte où le déséquilibre entre l'offre et la demande est manifeste, on voit mal comment le Yémen pourrait à court terme provoquer un changement de la donne pétrolière", a constaté Christopher Dembik, analyste chez Saxo Bank.

Jeudi, l'intervention de l'Arabie Saoudite au Yémen avait déclenché un mouvement d'achat à Londres comme à New York, où le pétrole avait refranchi à la hausse le seuil des 50 dollars pour la première fois en deux semaines.

Par ailleurs le marché a accusé le coup vendredi d'un ralentissement des fermetures des puits de pétrole aux Etats-Unis.

Le décompte hebdomadaire des puits de pétrole réalisé par la société Baker Hughes a montré qu'il y en avait seulement 12 de moins en activité cette semaine par rapport à la semaine dernière, contre 41 fermetures précédemment.

Cela relance les inquiétudes sur la surabondance de l'offre, car jusqu'à présent la production américaine n'a pas cessé de progresser en dépit de la diminution de 49,5% des puits en activité depuis octobre dernier.

Nucléaire iranien

Chez Citi, Tim Evans, qui jeudi avait jugé exagérées les inquiétudes liées au conflit au Yémen, mentionnait vendredi un facteur supplémentaire jouant à la baisse: les pourparlers sur le nucléaire iranien.

Selon lui "le marché pourrait se préparer à la possibilité d'un accord de principe" entre l'Iran et les grandes puissances, qui ouvrirait la voie à un accord définitif en juin puis à la levée des sanctions sur les exportations iraniennes, y compris pétrolières.

On estime autour d'un million de barils par jour supplémentaire le pétrole que l'Iran pourrait exporter, alors que le marché du pétrole est déjà plombé par la surabondance de l'offre.

Américains et Iraniens poursuivaient vendredi leurs négociations à Lausanne (Suisse), où doivent les rejoindre ce week-end plusieurs ministres des autres pays du P5+1, dont le Français Laurent Fabius, qui a une nouvelle fois demandé "un accord robuste" et réclamé de "nouveaux efforts" aux Iraniens.

M. Fabius a déclaré à New York qu'un accord était "possible", mais que Téhéran devait faire "des efforts supplémentaires".

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Commentaires 14
à écrit le 29/03/2015 à 17:19
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dixit : « ... alors que le marché du pétrole est déjà plombé par la surabondance de l'offre. » c'est à dire du pétrole !... Et dire que l'on nous a bassiné les oreillettes pendant des années, écologistes compris, en clamant qu'il n'y avait plus de...

à écrit le 29/03/2015 à 6:04
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C'est une excellente chose pour les Français provinciaux, obligés mais contents d'utiliser leur voiture. Le vrai scandale ce sont les taxes!

le 29/03/2015 à 11:42
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0,8€/L d'essence (TICPE agrémentée de sa TVA à 20%). Scandale, oui, mais si c'est pas pris là c'est pris ailleurs. Si on vous propose de tripler votre IR ou de payer pendant 12 mois en faisant le plein, vous choisissez quoi ? En se comparant, allez...

le 29/03/2015 à 15:48
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"et où les diplômes sont pas reconnus, c'est la qualification, le savoir faire qui compte." Ca, par contre, je trouve que c'est une EXCELLENTE chose. En comparaison de la France, ou un gratte-papier incapable sorti de la bonne ecole sera indéboulonna...

à écrit le 28/03/2015 à 15:51
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Comment souvant dans la Tribune, article interessant mais pas assez pour ne pas laisser sur sa faim. 'production américaine n'a pas cessé de progresser en dépit de la diminution de 49,5% des puits en activité' : effectivement ma ca signifie quoi ? P...

à écrit le 28/03/2015 à 15:24
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La baisse du prix du pétrole est toujours une mauvaise chose, car après la baisse, viendront les augmentations qui plomberont la reprise, la croissance. Ce sera du chômage en plus et ce seront autant d'investissements non faits dans les énergies reno...

à écrit le 28/03/2015 à 14:35
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L'énergie propre , je pense qu'ils existent quelques systèmes tenus sous le boisseau depuis cinquante ans environ . Mais conscience oblige , que fera t-on du pétrole et du gaz si l'on ne peut pas le vendre .

à écrit le 28/03/2015 à 11:11
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IL YEN A QUI CONTINUENT A S EN METRE PLEIN LES POCHES L ETAT PLUS LES COMPAGNIES PETROLIERES? C EST POUR CELA QUE NOTRE INTERES C EST DE DIVERSIFIER LES DIFERANTES SOURCES D ENERGIE ? SOLAIRE? EOLIENNE? BIOMASSE? BARRAGES EX ? CAR ILS EN TROUVERONT...

le 29/03/2015 à 11:48
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L'Etat s'en met plein les poches, pour vous servir, non ?? L'Etat c'est nous, vous l'oubliez "Vérité". Migrez dans un pays où faut tout payer, vous ferez la "tronche". Diversifier, bien sûr, c'est en cours. Barrage, c'est classique depuis 'toujours...

à écrit le 28/03/2015 à 9:23
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Personne ne s'étonne de la si faible baisse des prix que nous payons quotidiennement aux pompes de nos " chers " pétroliers alors que le prix du pétrole brut est à son plus bas depuis des années ...

le 28/03/2015 à 10:08
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En France, on manifeste contre le mariage gay. Les inégalités, le chômage ca mobilise personne. Triste pays!

le 28/03/2015 à 11:20
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@eh oui : vous voulez dire la france pays de ..... ? Ne dites surtout rien , il faut faire gaffe aux bons moralistes au pouvoir.

le 28/03/2015 à 11:29
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C'est parce que 75% du prix payé à la station service correspond à des taxes. La baisse des cours se répercute pleinement sur seulement 25% du prix (encore faudrait il affiner les calculs avec le coût du raffinage quasi incompressible).

le 28/03/2015 à 15:46
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Bof les commentaires. Qui de tous les pleurnicheurs s'est renseigné sur la possibilité d'eviter ces taxes et hausses ? Perso, ma 2e voiture est un VE est j'en suis ravi (20 000 km /an), la 1ere est une essence roulant exlusivement au SP95-E10, voir...

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