Gaspard Koenig : "en divisant par cent le nombre de normes, on retrouvera la vie simple !"
Propos recueillis par Robert Jules et Philippe Mabille
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... vie des vrais gens et libérer les énergies. Le nom de son mouvement est en soi un programme : SIMPLE. Entretien vérité où Gaspard Koenig, encore à la pêche aux 500 signatures, explique que tout simplifier n'est pas forcément si compliqué. Encore faut-il le vouloir. Comme Napoléon avec le code civil, il propose un projet Portalis pour réécrire toutes les lois.
Entretien vidéo - La Grande Tribune de la présidentielle avec Gaspard Koenig, candidat du mouvement Simple
Vous êtes un nouveau venu en politique. Où en êtes-vous de la quête des parrainages pour vous présenter aux suffrages des Françaises et des Français ?
On a obtenu entre 100 et 200 promesses. C'est une épreuve extrêmement difficile, mais légitime et instructive, un bon test et un filtre plutôt sain. Les maires sont légitimes pour opérer le choix des candidats, encore faut-il qu'ils jouent le jeu. Lors des dernières élections, deux tiers des élus qui pouvaient parrainer ne l'ont pas fait et aujourd'hui 80% n'ont pas encore accordé de parrainage. Si les maires ne parrainent pas, on risque de rentrer dans un système où seuls les candidats des grands partis pourront se présenter. Ce n'est pas bon pour la démocratie.
Faut-il remettre en cause le non anonymat des soutiens ?
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Je comprends la raison qui a conduit à lever l'anonymat, car il faut que les électeurs comprennent pourquoi leur maire donne son parrainage. Mais je crains que ce débat nous mène au parrainage citoyen, qui permettrait à des hurluberlus d'avoir accès à la présidentielle. Je trouverais dommage qu'on n'arrive pas à réformer le système. Peut être faut-il proposer un mécanisme avec trois choix optionnels et quand le premier obtient ses 500 signatures, le parrainage se reporte sur les suivants. Cela éviterait que les gros partis s'amusent à faire la course à celui qui aura le plus de signatures et que les élus de ces partis refusent de parrainer d'autres candidats. Il y a des petites choses à faire pour redonner de la légitimité à ce système.
Propos recueillis par Robert Jules et Philippe Mabille