Coup d'arrêt pour le Health Data Hub, la plateforme controversée qui centralise les données de santé des Français
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Le ministre de la Santé, Olivier Véran.
POOL
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L'Etat vient-il de planter le premier clou dans le cercueil du Health Data Hub, cette grande plateforme qui doit regrouper la plupart des données de santé des Français afin d'aider la recherche ? C'est en tout cas ce que l'on peut déduire de sa spectaculaire décision de retirer sa demande d'autorisation de fonctionnement auprès de la Commission nationale informatique et libertés (Cnil). Le gendarme des données personnelles a confirmé à La Tribune l'information dévoilée dans l'après-midi sur Twitter par InterHop, une association de promotion du logiciel libre et fervent opposant au Health Data Hub. "La demande d'autorisation adressée à la CNIL concernait la centralisation, au sein de la Plateforme des données de santé (HDH), des données du Système National des Données de Santé (SNDS). Cette demande a en effet été retirée", indique l'institution.
Concrètement, ce retrait de l'indispensable demande d'autorisation auprès de la Cnil est le moyen qu'a trouvé l'Etat pour débrancher discrètement l'embarrassant Health Data Hub. "C'est l'enterrer sans vraiment l'enterrer, déminer une situation explosive pour repartir sur des bonnes bases", nous indique le député MoDem Philippe Latombe, fin connaisseur du sujet.
Contrairement à ce qu'InterHop en a déduit sur Twitter, cela ne signifie pas que le Health Data Hub met la clé sous la porte :
Contacté par La Tribune, le Health Data Hub confirme cet état de fait.
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Très contestée, la plateforme Health Data Hub (HDH) regroupe de larges volumes de données -dont certains très sensibles- issus des organismes publics de santé, afin de les mettre à disposition de projets de recherche triés sur le volet. Mais ce n'est pas sa mission qui pose problème : depuis ses premiers jours le projet s'embourbe dans une polémique sans fin sur son infrastructure informatique.