Le futur président de la République mettra-t-il fin au "micmac" du Grand Paris ?
César Armand
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C'est une particularité francilienne. Il existe au moins cinq étages de décision politique locale : les communes - dont la ville de Paris -, les établissements publics territoriaux, les conseils départementaux, la métropole du Grand Paris et le conseil régional. Un millefeuille institutionnel né sous le quinquennat de François Hollande et dont a hérité Emmanuel Macron en arrivant à l'Elysée en 2017.
Le projet de loi de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles (MAPTAM, 2014) et celui portant sur une nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRE, 2015) ont en effet créé au 1er janvier 2016 la métropole du Grand Paris. Cette intercommunalité est composée de la ville de Paris et de 131 communes ainsi que de onze établissements publics territoriaux (EPT) rassemblant lesdites communes. Son périmètre géographique épouse en outre les trois départements de petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne).
Un enchevêtrement qui ne satisfait personne, à commencer par Emmanuel Macron. Deux mois après son élection, le 17 juillet 2017 au Sénat, lors de la première Conférence nationale des territoires, le chef de l'Etat promet pour l'automne une conférence territoriale du Grand Paris pour "aboutir à une organisation institutionnelle stabilisée et efficace".
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En réalité, à l'automne 2017, il ne se passe rien. Rien non plus en décembre lors de la deuxième Conférence nationale des territoires à Cahors. Jusqu'à la trêve des confiseurs où un rapport du préfet de Paris, préfet d'Île-de-France, Michel Cadot, dévoilé par Le Monde, évoque une suppression des départements de la petite couronne parallèlement à une montée en puissance des onze établissements publics territoriaux (EPT).
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