Présidentielle : comment les candidats comptent financer leur stratégie climat
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MATTHIAS RIETSCHEL
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Publié il y a moins d'une semaine, le troisième et dernier volet du sixième rapport du Groupe d'expert intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a rappelé l'urgence de la transition écologique, et exhorté le monde à une action immédiate et drastique, sous peine de retombées catastrophiques. Et pourtant, dans une France en pleine campagne électorale, force est de constater que le climat reste largement négligé dans les débats de la Présidentielle, avec moins de 5% du temps médiatique consacré à ce sujet lors des dernières semaines, selon le baromètre de l'institut Onclusive (ex-Kantar), publié à la demande des quatre ONG de l'Affaire du Siècle.
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Mais l'environnement n'est en fait pas absent de la plupart des programmes. Car la majorité des candidats formulent, sur le papier, de nombreuses propositions en la matière, parmi lesquelles certaines dépeignent même un budget « cohérent et chiffré ». C'est l'une des principales conclusions des experts de l'Institut de l'économie pour le climat (I4CE), qui a étudié les dépenses que comptent allouer les prétendants à l'Elysée pour assurer la transition écologique du pays, à partir de leurs programmes et d'un questionnaire (que n'ont cependant pas complété Marine le Pen et Eric Zemmour). L'association a ainsi testé la cohérence de la stratégie des sept candidats en tête des sondages début janvier, à travers leur réponse, ou non, à seize défis budgétaires, de l'agriculture à l'énergie, en passant par les transports ou la fiscalité.