Climat : le rapport du Giec dénonce l'inaction "criminelle" des dirigeants
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Mike Hutchings
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Ce sont encore plus de 3.000 pages rédigées par les plus grands scientifiques du monde. Et ce nouvel opus des experts climat de l'ONU (le Giec, pour Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) est toujours aussi alarmant. Selon ce rapport, la moitié de la population mondiale est d'ores et déjà "très vulnérable" aux impacts cruels et croissants du changement climatique, et l'inaction "criminelle" des dirigeants risque de réduire les faibles chances d'un "avenir vivable" sur la planète, s'alarme l'Organisation internationale.
Dans un contexte où l'attention médiatique est focalisée sur la guerre en Ukraine, "il n'est pas question que ce rapport soit éclipsé par l'invasion russe en Ukraine, plaide Hans-Otto Pörtner, co-président du groupe du Giec ayant préparé ce rapport. Le réchauffement nous hante. L'ignorer n'est pas une option", a-t-il déclaré à l'AFP.
Alors que la planète a gagné en moyenne environ +1,1°C depuis l'ère pré-industrielle, le monde s'est engagé en 2015 avec l'accord de Paris à limiter le réchauffement bien en deçà de +2°C, si possible +1,5°C. Dans le premier volet de son évaluation publiée en août dernier, le Giec estimait que le mercure atteindrait ce seuil de +1,5°C autour de 2030, soit dix ans plus tôt qu'escompté. Il laissait toutefois une porte ouverte, évoquant un retour possible sous +1,5°C d'ici la fin du siècle en cas de dépassement.
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En novembre dernier, après deux semaines de négociations intenses, les quelque 200 pays réunis à Glasgow pour la COP26 avait fini par adopter un accord global afin d'accélérer la lutte contre le réchauffement climatique. Mais sa portée reste limitée, puisque ce pacte ne permettra ni de tenir l'objectif de hausse des températures sous les +1,5°C, ni de répondre aux demandes pressantes d'accompagnement des pays pauvres, en première ligne face aux effets du dérèglement.
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