Privées de pêche dans le golfe de Gascogne, les entreprises vont être indemnisées
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Dans le golfe de Gascogne, la pêche sera interdite pour tous les bateaux de huit mètres ou plus équipés de certains types de filets.
Reuters
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Dans le golfe de Gascogne, la pêche sera interdite pour tous les bateaux de huit mètres ou plus équipés de certains types de filets.
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Dans le golfe de Gascogne, le monde de la pêche sera au chômage technique dès lundi. En effet, la pêche sera interdite pour tous les bateaux de huit mètres ou plus équipés de certains types de filets, une mesure destinée à éviter que des dauphins et marsouins soient capturés accidentellement.
L'interdiction, souligne le ministère dans un communiqué, s'applique à l'ensemble des navires concernés actifs dans la zone, « français et battant pavillon étranger ». En France, plus de 450 navires sont concernés et les pertes estimées à des dizaines de millions d'euros. Les mareyeurs, qui transforment le poisson frais débarqué dans les criées, estiment leurs pertes à plus de 60 millions d'euros.
La décision résulte d'un long bras de fer entre les associations de défense de l'environnement, la filière pêche et le gouvernement. Elle trouve son origine dans le doublement du nombre d'échouages de dauphins observé depuis 2016 sur la côte atlantique de l'ouest de la France, passé de 646 à près de 1.400 sur l'hiver 2022-2023, selon l'observatoire Pelagis. Face à cette hécatombe, France Nature Environnement (FNE), Sea Shepherd, Défense des milieux aquatiques (DMA) et la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) avaient saisi la justice.
Les ONG assurent qu'elles « n'ont rien contre les pêcheurs » mais qu'il est « nécessaire d'en passer par là » si on veut espérer sauver la population de petits cétacés de la zone, estimée à 200.000 individus environ. Entre le 1er décembre 2022 et le 3 avril 2023, Pelagis a recensé 1.380 échouages de petits cétacés entre décembre et avril sur le littoral atlantique. Mais selon les scientifiques, ceci n'est que la partie émergée de l'iceberg, car la majorité des cétacés pris dans les filets coulent sans être détectés.
« Le consensus c'est qu'entre 5 et 10.000 cétacés meurent (chaque année) et à ce niveau de mortalité, les risques sont réels et avérés pour la survie de l'espèce », a jugé mercredi le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu, disant vouloir « trouver un équilibre en ayant à la fois le souci de la biodiversité et (...) celui de la vie des femmes et des hommes » qui vivent de la pêche.
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Selon FNE, la décision de limiter la fermeture à un seul mois ne pourra au mieux réduire l'hécatombe que de 17%, contre 44% de pertes en moins pour trois mois. Les associations comptent donc, lors de la prochaine audience devant le Conseil d'État, réclamer des fermetures plus longues. Le Comité national des pêches (CNPMEM) juge lui « extrémiste » une telle demande, assurant que le dauphin commun n'est « pas en danger » dans le Golfe de Gascogne.
(Avec AFP)
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