Que propose François Fillon pour améliorer la santé des Français ?

 |   |  1030  mots
Son programme intègre une nouvelle répartition du financement entre l'assurance maladie obligatoire (AMO) et l'assurance maladie complémentaire (AMC), selon la nature des actes.
Son programme intègre une nouvelle répartition du financement entre l'assurance maladie obligatoire (AMO) et l'assurance maladie complémentaire (AMC), selon la nature des actes. (Crédits : CHARLES PLATIAU)
Le vainqueur du premier tour de la primaire de droite et du centre souhaite confier une partie du remboursement des actes médicaux au secteur privé, via les complémentaires santé. Il souhaite également replacer la médecine de ville au centre du système d'accès au soins et renforcer la prévention, entre autres mesures.

Du tangage est à prévoir. Ce n'est pas parce que l'OCDE juge que le système de santé français est l'un des plus performants et des plus justes au monde qu'il ne peut pas être revu. C'est du moins le point de vue de François Fillon pour améliorer le système de santé tricolore, qui souffre de quelques dysfonctionnements persistants que les gouvernements qui se succèdent ne parviennent pas à corriger. Citons les difficultés croissantes d'une partie de la population, en particulier les jeunes et les plus modestes, à accéder aux soins.

Quelles réformes envisage François Fillon ? Une mesure, jusqu'ici portée discrètement, commence à faire grand bruit : la modification du financement des actes médicaux.

Concrètement, son programme intègre une nouvelle répartition du financement entre l'assurance maladie obligatoire (AMO) et l'assurance maladie complémentaire (AMC), selon la nature des actes. "En effet, j'ai retenu dans mes propositions santé de réserver la prise en charge des affections graves ou de longue durée à l'AMO (panier de soins solidaire) et le reste à l'AMC (panier de soins individuel)", explique-t-il, interrogé sur ses intentions par la Confédération des syndicats des médecins de France (CSMF).

En clair, il s'agit de confier aux privé, via les complémentaires santé, le financement des actes les plus simples réalisés par la médecine de ville. Certains experts redoutent une flambée des cotisations des complémentaires santé.

La médecine de ville, la priorité

Sur le plan de la gouvernance du système de santé, d'importantes réformes sont également en vue.

Après le "tout-hôpital" qui fut l'alpha et l'omega de la politique du gouvernement au cours du quinquennat, l'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy qui fut également ministre des Affaires sociales de Jacques Chirac, souhaite replacer la médecine de ville au centre du système de santé.

Précisément, François Fillon a indiqué qu'il ne fallait pas revenir sur la liberté d'installation des médecins, un temps menacée par le gouvernement actuel. Dans les déserts ruraux, il plaide pour la création de maisons de santé pluriprofessionnelles dans lesquelles les médecins participeraient à la permanence des soins. Pour que les médecins souhaitent continuer à exercer en cumul emploi-retraite après 65 ans, il plaide pour une adaptation des cotisations retraite, jugées "très élevées et non incitatives".

L'hôpital n'est pas complètement absent de son programme. Tout en proposant la création d'un label "Hôpital France" afin de faire la promotion des hôpitaux français à travers les monde, il souhaite le retour aux 39 heures, payées 35, ainsi que la fermeture des petits hôpitaux. Il plaide aussi pour un développement accéléré du virage ambulatoire, via la création d'hôtels hospitaliers.

La prévention pour mieux et moins guérir

Il veut également développer la prévention, qui ne représente actuellement que 2% des dépenses de santé. "Une réelle politique de prévention est à mettre en œuvre ; son coût sera largement compensé par les dépenses de santé évitées", précise-t-il à la CSMF. Là encore, le rôle de la médecine de ville est jugé essentiel. "Je crois en l'efficacité de l'éducation à la santé et de l'éducation thérapeutique par le médecin traitant, du fait d'une relation privilégiée avec le patient. Je suis favorable à ce que les médecins soient aidés grâce à différents documents d'information et aux programmes d'éducation thérapeutique agréés par l'ARS et déjà présents à l'hôpital. Les consultations ayant une part spécifique d'information devront être cotées en actes complexes et par là même mieux rémunérées", explique François Fillon qui précise par ailleurs que les médecins seraient, s'il était élu à la présidence de la République, concernées par toutes les mesures qu'il compte mettre en place pour libérer les énergies, notamment dans le domaine fiscal ou dans le numérique.

Relancer le Dossier médical personnalisé

Sur ce point, il entend soutenir le développer du Dossier médical personnel (DMP) que les patients pourraient commencer à ouvrir et que la CSMF considère par ailleurs comme "une catastrophe industrielle à la française, de celles qu'adore le Cour des compte qui en a fait ses choux gras".

Reste à savoir si François Fillon réussira là où les exécutifs précédents, et notamment son gouvernement, ont échoué. Pour mémoire, l'installation du DMP a été lancée par la loi du 13 août 2004... Comme le rappelle la CSMF, cette mesure phare de cette loi dite loi Douste-Blazy devait rapporter près de 3,5 milliards d'économies annuelles à l'assurance maladie en organisant la coordination de soins entre la ville et l'hôpital, et en éliminant les actes redondants. Douze ans plus tard, son bilan est pour le moins médiocre. Il a coûté un demi-milliard d'euros pour 418.000 dossiers créés, vides ou presque pour la plupart.

Réécriture de la loi Santé

Une autre mesure du programme Fillon ne devrait pas cette fois entraîner de scepticisme de la part des professionnels : la réécriture de la loi Santé qui a rendu obligatoire le tiers-payant auquel ils se sont farouchement opposés. "L'abrogation du tiers payant généralisé, disposition déresponsabilisante et inflationniste devra conduire à une loi rectificative de santé", avance François Fillon.

Enfin, c'est une fin de non-recevoir polie que l'un des deux candidats de la droite et du centre adresse à la CSMF qui réclame un espace de liberté tarifaire. "On peut concevoir un espace de liberté tarifaire. Mais il doit s'inscrire dans un cadre conventionnel. Il ne faut pas opposer l'intérêt des médecins et celui des patients qui demandent naturellement la couverture la plus complète de leurs dépenses de santé. Seule la régulation conventionnelle permet d'aboutir à cet équilibre. La rémunération des médecins libéraux, avec une économie française redémarrant nettement, plus performante sera rehaussée à une juste valeur ", explique-t-il.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 30/11/2016 à 14:42 :
NON MR FILLON ne toucher pas a notre securite sociale c'est sacre mieux vaut faire verser 15 ou 20 euros un e fois par an a tout les français majeurs dans les caisses de la S.S. cela ferait un bon apport on ne peut pas payer indeffiniment et de la secu et une complementaire et encore une assurance privee les revenus ne sont pas extensibles surtout en retraite! calmons nous sinon les votes vont devier....la charte ne sera pas respectee!!! NOUS N'AVONS PAS DES REVENUS DE MINISTRES voulez vous detruire la classe moyenne ?
a écrit le 28/11/2016 à 14:49 :
Déjà diminuer les addictions, drogue, cigarette et alcool devrais faire du bien au génération suivantes..... Une simple activités physique de loisirs ( marché à pieds) pour les 60 à 70 ans devrais règles quelque probleme important pour notre population vieillissante.... De même, des actions contre la mal bouffe et l'obésité de notre population devrais avoir des resultat important sur la santé de toute à chaqu' un.... Voila dès action simple tres porteur de bonne santé...
Réponse de le 28/11/2016 à 16:36 :
l'un n’empêche pas l'autre, la prise en charge des maladies graves ou pas? reste a savoir qui payeras, la sécurité sociale ou les mutuels privés ,bancaire ou collective, de toutes évidences les mutuels serons hyper sollicitées au détriment tant attendu de la droite (et de son extrême) à terme de la sécurité sociale.
a écrit le 28/11/2016 à 10:11 :
Qu'est-ce qu'une maladie grave? Si on prend l'exemple de l'angine, ce n'est en principe pas trop grave, sauf que ça peut l'être et que ça peut avoir des conséquences graves notamment sur le plan cardiaque. Qui va définir quoi?
La seule chose sure qui apparaît dans ce plan est que les mutuelles vont s'en mettre plein la poche et qu'on incitera les gens à se soigner par eux-mêmes (une mutuelle ça coute cher) comme pas mal d'américains par ex. et qu'en fait ils ne se soigneront pas (pourquoi croyez-vous que l'espérance de vie des citoyens US est inférieure de 5ans à la nôtre?). On a eu une petite américaine à la maison pendant 1 an et on a vu ce que ça donnait pour elle de ne pas se soigner; son séjour en France a grandement amélioré sa santé sans pour autant couter cher.
J'ai bien peur que le projet de Fillon soit uniquement de baisser le taux des prélèvements sociaux pour faire bien dans le tableau comparatif mondial, en transférant au privé des frais qui sont pour l'instant assurés par la Sécu.
Bref, de la politique de comptable de sous-préfecture à laquelle je n'adhérerai pas.
a écrit le 28/11/2016 à 9:33 :
c'est la ligne direct pour a la privatisation tant aimé par le patronat et cette droite réactionnaire à souhait pour mettre la sécurité sociale au rang de l'oublie le rêve patronal, ce qui raviveras la haine pour faire oublier les luttes et l'histoire des acquis sociaux.. A quand, avec ces personnages si hauts placés par le peuple lui-même, le tour des congés payés, allocations familiale, heures travailler, etc. etc... Le petit peuple et encore confiant et désire recevoir le bâton en disant "ils sont tous pareils"... plutôt que chercher le bien, il préféré payer le bourreau plutôt que réagir, c'est un choix, les plaintes à termes seraient mal venues
a écrit le 27/11/2016 à 18:34 :
Pas particulièrement fillonniste, je me demande si Touraine Marisol ne fait pas pire... Perso, plus de couverture sociale depuis mars 2016!
a écrit le 27/11/2016 à 15:14 :
Comme sur à peu près tous les sujets les propositions libérales de Fillon sont intéressantes mais il manque le volet solidarité. Confier la couverture des soins courants aux assurances ne me choque pas plus que l'idée de confier l'enseignement à des écoles privées. Il manque par contre ici plusieurs aspects de régulation :
- D'abord il s'agit de préserver l'idée que tout français doit pouvoir se soigner correctement quelque soit sa fortune. Il faut donc maintenir l'idée qu'il existe une allocation universelle santé qui pour 12% des revenus ponctionnés attribue autour de 250 euros par personne et par mois pour s'assurer. Ce principe doit être maintenu quelque soit la réforme. D'ailleurs on pourrait en profiter pour remettre la partie des mutuelles complémentaires qui devient nécessaire pour être soigné dans ce dispositif de financement solidaire ce qui n'a pas été fait par François Hollande.
- Ensuite il ne faudra pas mettre en concurrence les assurances sur les tarifs (d'ailleurs je suis très réservé à l'idée que cette allocation universelle santé puisse être utilisée à autre chose) mais sur le contenu (qualité, champ des remboursements...). La santé est un sujet trop sérieux pour qu'on en fasse un sujet d'économie budgétaire.
- Enfin il faudra une régulation forte imposant une couverture minimum et permettant d'éviter qu'une assurance ramène à elle essentiellement tous les clients en bonne forme par le tri de leurs données personnelles et la mise en oeuvre de bonus malus comme on l'a dans l'automobile et comme ça fleurit déjà dangereusement dans les pays anglo saxons.

Donc la plus grande prudence s'impose sur cette évolution...
a écrit le 27/11/2016 à 11:39 :
Fillon, s’il est élu à droite, sera vite mis devant les problématiques liées à ce genre de proposition. Augmentation des cotisations mutuelles, déjà élevées, de la TVA, soit, mais les législatives seront toujours là pour effectuer une correction nécessaire au profond rejet de cette solution de privatisation par la majorité des citoyens. Du travail sérieux a déjà été fait pour la réduction du fameux « trou de la SS ».On peut encore faire beaucoup d’économies, axées sur le prix des médicaments, sur les délais d’hospitalisation, l’hospitalisation à domicile. C’est certainement la mesure la plus délicate de son programme.
a écrit le 27/11/2016 à 11:17 :
Les français vont plutôt bien, c'est le gouvernement qui est malade. Grâce à des gens comme Fillon et tous ses collègues apparatchiks de droite comme de gauche.
Encore un sujet illusoire pour nous occuper l'esprit : on ne peut pas contrôler la hausse du coût de la Santé, puisque sa cause principale est le vieillissement de la population.
Son objectif : se faire élire pour que le mode de vie de sa caste de politiciens fonctionnaires dure encore le plus longtemps possible.
Comme disait Talleyrand : "qui n'a pas connu l'Ancien Régime n'a pas connu la douceur de vivre".
Et les révolutions arrivent quand le gouvernement ne peut plus payer la police : nous n'en sommes peut-être plus très loin.
Réponse de le 27/11/2016 à 15:27 :
Si il faut contrôler l'augmentation du coût de la santé...mais je dirais plutôt qu'il faut l'admettre. Les dépenses de santé augmentent plus vite que la population car la population vieillit et parce que les techniques de soin sont de plus en plus sophistiquées. Après on peut gérer mieux : améliorer et moderniser la gestion d'abord, renforcer la prévention, développer la télémédecine et l'ambulatoire, concentrer les lits dans moins d'établissements plus spécialisés en améliorant le réseau logistique et en triant mieux au niveau des urgences, revoir drastiquement l'usage des médicaments excessif en France...
a écrit le 26/11/2016 à 20:05 :
Facile pour la gauche de la tâcler: Fillon est pire que $arkozy de Nagy Bocsa.
Du velours pour Hollande.
a écrit le 26/11/2016 à 18:19 :
Tout est fait par le gouvernement pour masquer le coût du système de santé qui ploie sous les charges administratives et les détails des nomenclatures tarifaires. Quant à la prise en charge, le tiers payant masque les énormes inégalités de la couverture maladie. Un simple assuré social se verra ainsi facturé 17 euros net pour une consultation à l’hôpital, sur un total qu'i ne connaîtra jamais. Mieux vaudrait pour lui consulter en ville sauf qu'il devra attendre 3 semaines une consultation à 23 euros bruts + dépassement remboursée 15 euros. Mettre fin à l'opacité croissante du coût pour l'usager permettrait à ce dernier de faire face à la maladie avec des moyens appropriés. Renoncer à ce soigner de peur d'être ruiné par le coût des soins ne devrait plus exister.
a écrit le 26/11/2016 à 17:55 :
lui qui n'a jamais travaillé dans le privé et n'a vécu grassement que de politique avec l'argent du contribuable défend une meilleure gestion par le privé alors je dis chiche ! commençons par privatiser les élus
a écrit le 26/11/2016 à 10:31 :
En comparaison aux autres pays, le rapport qualité/ prix du système français est plutot bon.
Le systeme de santé des USA qui inspire Fillon a un cout exorbitant et est le modèle de ce qu'il ne faut pas faire, économiquement parlant et en terme de santé publique.
Réponse de le 27/11/2016 à 15:34 :
Regardons l'Allemagne et les pays scandinaves effectivement et non les US ou la Suisse trop chers. Je ne conseille pas UK non plus même si le coût est bas et même si il y a une sécurité sociale publique car la QS est mauvaise. La Suède au territoire difficile à desservir mais à la longue espérance de vie a moins d'établissements hospitaliers par habitant et globalement dépense moins que nous en proportion de la population. Rapatrions leur méthode déjà...
a écrit le 26/11/2016 à 8:59 :
Ce n'est pas le système de financement des dépenses de santé qui pose un problème. Le problème se situe au niveau du financement des charges de retraites et de chomage qu'il faut reporter sur la consommation, et plus spécialement sur la consommation d'énergie. Mais les Français ne sont pas capable de le comprendre.
a écrit le 25/11/2016 à 19:57 :
Travailler plus.!! car le travail c'est la santé
a écrit le 25/11/2016 à 19:15 :
dans un système d'assurance de santé privé, la prime est calculée sur le risque : donc pour les familles avec des enfants en bas âges et les personnes âgées, elle sera forcément élevée. Ce système implique les réseaux de soins de praticiens pas toujours accessibles en dehors des grandes villes et bien loin de l'idée de médecin traitant.
a écrit le 25/11/2016 à 19:14 :
S'il est élu président, nous allons tout droit vers une médecine à deux vitesses, comme celle des USA. En voulant faire un distinguo entre l'AMO et l'AMC, s'agissant du remboursement des soins en fonction des pathologies, il va provoquer une augmentation considérable des cotisations des complémentaires santé et ceux qui n'auront pas les moyens de les payer devront croiser les doigts pour ne pas tomber malade. En augmentant la mortalité de la population, qui aura le mauvais goût de contracter une grave maladie pouvant être létale, on aura sans doute trouver une solution pour équilibrer les caisses de retraite, mais je ne pense pas que ce soit la plus judicieuse. Le mieux c'est encore de "mourir en bonne santé" comme dirait l'autre !!!
a écrit le 25/11/2016 à 18:25 :
Du pur clientélisme.
a écrit le 25/11/2016 à 17:45 :
je voterais contre le catholique Fillon en 2017 !
a écrit le 25/11/2016 à 17:43 :
Il y a des gens qui n'ont pas de complémentaire santé en France, que propose t il ? auront elles interet a attendre que ça devienne grave et donc plus couteux pour la sécu ? il semble que le catholique Fillon est oublié le formidable outil de la prévention :))
Réponse de le 26/11/2016 à 0:04 :
Ca se terminera comme aux USA, les malades s'endetteront pour payer les soins et quand ils ne pourront plus payer, ils mourront comme des chiens (enfin, les chiens de pauvres, parce que les chiens de riches auront toujours accès aux IRM, à la chirurgie, à des traitements lourds...).
a écrit le 25/11/2016 à 16:53 :
Que propose François Fillon pour améliorer la santé des Français ? La saignée!
Réponse de le 26/11/2016 à 11:45 :
Comme la sangsue ;)
a écrit le 25/11/2016 à 15:42 :
Le problème avec les médecins d'aujourd'hui ils se prennent pour des traders de la médecine veulent des revenus de footballeur Pro, 4X4 Premiun, montre de luxe mais leur profession ne fait-elle pas partie de l'humanisme rien avoir avec le business alors que déjà leur rémunération font partie du haut de la fourchette en France. Le patient devenant secondaire business obligé triste constat...
Réponse de le 27/11/2016 à 15:38 :
Je pense que vous connaissez mal ce métier. Effectivement le salaire horaire d'un médecin doit être supérieur à celui d'un coiffeur, je confirme. Le problème de demain sera plutôt d'attirer les jeunes vers cette profession.
a écrit le 25/11/2016 à 15:18 :
Avec fillon tu vas claquer du pognon !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :