Redressement fiscal : Booking verse 153 millions d'euros au fisc français
Paul Marion
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L'ardoise est tombée. Booking.com a annoncé ce mercredi être parvenu à un « accord amiable » avec le fisc français. La plateforme néerlandaise de réservations d'hôtels accepte ainsi de payer 153 millions d'euros au motif d'un redressement fiscal portant sur la période 2006-2018.
« En tant que groupe néerlandais payant des impôts aux Pays-Bas, nous maintenons que nous sommes et avons toujours été en règle avec la fiscalité française », prétend le leader européen de la réservation en ligne qui se dit « satisfait » de cet accord, qui ne couvre toutefois pas les exercices comptables allant de 2018 à 2022. Contraint au secret fiscal, le fisc français n'a lui pas commenté.
Booking est de longue date dans le viseur des autorités françaises. En 2015, l'Autorité de la concurrence l'avait forcé à revoir les conditions tarifaires imposées aux hôteliers. La filiale du géant américain Priceline Group, fondée et installée aux Pays-Bas, a déjà fait l'objet d'un premier contrôle sur ses activités en France sur une période comprise entre 2003 et 2012. En 2016, la plateforme s'était vu notifier un redressement de l'ordre de 356 millions d'euros par le fisc tricolore. S'en sont suivies des négociations pour arriver à un accord.
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Le siège de la plateforme se situe aux Pays-Bas, où la fiscalité des entreprises est plus avantageuse que celle d'autres pays européens. Elle est implantée depuis 2001 en France, avec plusieurs bureaux locaux, et propose des hébergements partout dans le monde.
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