Réforme des retraites : la proposition LFI au menu de l’Assemblée fin novembre
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Les députés de La France insoumise pourront ainsi défendre leur propre proposition de loi pour abroger la réforme.
Sarah Meyssonnier
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Les députés de La France insoumise pourront ainsi défendre leur propre proposition de loi pour abroger la réforme.
Sarah Meyssonnier
« Nous avons eu notre propre date de niche parlementaire, qui sera le 28 novembre », a déclaré Mathilde Panot à la presse, à l'issue de la conférence des présidents de l'Assemblée nationale qui a acté cette date. « Dans cette niche parlementaire il y aura la loi pour l'abrogation de la réforme des retraites », a-t-elle ajouté. Les députés de La France insoumise pourront ainsi défendre leur propre proposition de loi pour abroger la réforme.
D'ici là, le groupe LFI va « inviter et auditionner l'ensemble des syndicats qui le souhaitent », avec ses alliés de gauche du Nouveau Front populaire « s'ils le souhaitent ». Alliés dont elle aura besoin pour inscrire son texte à l'agenda du Sénat, où LFI n'a aucun élu, voire pour une éventuelle deuxième lecture du texte dans les deux chambres. Ce qui n'a pas empêché Mathilde Panot d'affirmer que le parcours du texte « se poursuivra au Sénat », puis « reviendra à l'Assemblée ».
Pour rappel, le texte du RN visant à abroger la dernière réforme des retraites a été jugé recevable la semaine dernière au bureau de l'Assemblée nationale. Il sera examiné en commission, puis dans l'hémicycle le 31 octobre lors d'une journée réservée au RN. La plus haute instance exécutive du Palais Bourbon devait se prononcer sur sa recevabilité financière, alors que les députés n'ont théoriquement pas le droit de proposer des mesures aggravant la situation des finances publiques.
D'autant que selon le député Marc Ferracci (Ensemble pour la République), « la suppression de la réforme des retraites dans sa globalité, c'est-à-dire à la fois le recul de l'âge de 62 à 64 ans comme les dispositifs plus sociaux - de carrière longues, ou de revalorisation des petites retraites -, reviendrait à amputer les finances publiques de plus de 15 milliards d'euros, en année pleine, à horizon 2030. »
Dans le détail, le texte du RN prévoit de faire revenir l'âge normal de départ à 62 ans « à compter de la génération 1955 », et de fixer la durée de cotisation requise à 42 annuités, « à compter de la génération 1961 ». Pour rappel, la loi sur le report de l'âge de départ à la retraite à 64 ans avait été adoptée en 2023.
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La manœuvre du RN est aussi perçue comme un piège tendu à la gauche parlementaire, qui a fait de l'abrogation de la réforme des retraites l'un de ses principaux engagements de campagne pendant les législatives. Au point de voter un texte du groupe d'extrême droite ?
La cheffe des députés LFI n'a en tout cas pas précisé quel serait leur vote sur ce texte du RN. « Ce sera à mon groupe parlementaire d'en décider », a-t-elle éludé, rappelant au passage que le parti d'extrême droite avait été « totalement absent des mobilisations dans les rues (et) du combat dans l'hémicycle au moment où cette réforme était examinée » l'an dernier.
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Sur France 3, la semaine dernière, Mathilde Panot, avait également assuré « n'avoir aucune envie de donner cette victoire politique à l'extrême droite qui n'a jamais combattu la réforme des retraites », refusant toutefois de rejeter le texte du RN avant de connaître son contenu.
(Avec AFP)
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