Réforme des retraites : la CPME prête à travailler avec le gouvernement
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François Asselin, à la tête de la CPME, devrait bientôt céder sa place.
Reuters
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François Asselin, à la tête de la CPME, devrait bientôt céder sa place.
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[Article publié le lundi 23 septembre 2024 à 13h18 et mis à jour à 13h40] La Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) est prête à se mettre autour de la table. Après la promesse formulée par le nouveau Premier ministre de « prendre le temps d'améliorer » la réforme des retraites, la deuxième organisation patronale « répondra positivement à l'appel du Premier ministre aux partenaires sociaux pour "améliorer la réforme des retraites" tout en "préservant le cadre financier" », a-t-elle fait savoir dans un communiqué ce lundi.
Dimanche, au micro de France 2, Michel Barnier a affirmé qu'il ferait « confiance aux partenaires sociaux pour améliorer cette loi, pour réformer ». En réponse, la CPME a annoncé qu'elle « proposera notamment des mesures incitatives à l'emploi des seniors ».
La nouvelle ministre du Travail, Astrid Panosyan-Bouvet, a affirmé lundi que la réforme controversée des retraites devait être rendue « plus soutenable pour tous », lors de la passation de pouvoirs avec Catherine Vautrin.
Elle n'a pas dévoilé ses intentions en ce qui concerne la réforme de l'assurance chômage, alors que les règles actuelles ne courent que jusqu'au 31 octobre. Sur la méthode, la nouvelle ministre qui a des origines norvégiennes s'est dite convaincue, « en bonne Scandinave », « que le compromis n'est pas la compromission », disant « croire en la démocratie sociale, et en la légitimité des partenaires sociaux, organisations syndicales comme patronales ».
Du côté des syndicats, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, avait prévenu au micro de BFMTV et La Tribune Dimanche la veille, que « rien (n'allait) dans cette réforme » très contestée et qu'elle plaidait donc pour son « abrogation ». De son côté, la CFDT, fidèle à sa tradition de négociation avait préféré demander à Michel Barnier, dès sa nomination, « la suspension de la réforme », pour ouvrir des discussions.
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Les syndicats ne sont d'ailleurs pas seuls à vouloir la peau de la réforme. Le Rassemblement national a annoncé au début du mois vouloir présenter une proposition de loi visant à l'abroger. Celle-ci a notamment été jugée recevable par le bureau de l'Assemblée nationale mercredi dernier.
Le RN utilisera ainsi sa niche parlementaire pour tenter d'en finir avec cet épineux dossier. Pour rappel, la dernière réforme des retraites a conduit à relever l'âge légal de départ à la retraite, de 62 à 64 ans. Le RN ne sera pas le seul : le groupe La France insoumise a, lui aussi, prévu d'utiliser sa niche parlementaire pour déposer sa propre proposition de loi, en novembre prochain. La manœuvre de LFI poursuit un but similaire à celle du RN, mais il s'agit de ne pas mêler les voix des députés d'extrême gauche à celles de leurs homologues d'extrême droite.
En dehors de ce sujet central, dans son communiqué de ce lundi, la CPME détaille aussi ses priorités au prochain gouvernement.
En outre, « la situation budgétaire de notre pays, qualifiée de "grave" par le Premier ministre, exige en effet une diminution rapide des dépenses publiques sans laquelle nous courons tout droit à la catastrophe », poursuit-elle, jugeant « essentiel de renouer avec une croissance forte ».
« Toute hausse de la fiscalité ou augmentation du coût du travail alimenterait l'inquiétude des acteurs économiques que sont les entreprises, grandes ou petites, et les ménages » a aussi prévenu l'organisation.
Une réponse directe à la prise de parole de Michel Barnier dimanche soir. « Les finances de notre pays sont dans un état très grave », a entamé le Premier ministre avant d'expliquer vouloir « faire attention à la crédibilité de la France. »
Une fois passé ce constat, ce dernier à affirmé : « Non, je ne vais pas alourdir encore l'impôt sur les Français, ni sur les plus modestes, ni sur les classes moyennes. »
« Mais je n'exclus pas les plus riches afin de les faire participer à l'effort national de redressement. Ils doivent prendre part à l'effort de solidarité ». Il précise : « Il faut faire un effort collectif via des prélèvements ciblés sur les plus fortunés ou sur les grandes entreprises. La réduction du déficit passe aussi par la maîtrise de la dépense publique ou en lui redonnant de l'efficacité ».
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Avant lui, samedi soir, le nouveau ministre de l'Economie, Antoine Armand, avait déjà déclaré que « dans le contexte budgétaire, exclure d'office certains prélèvements exceptionnels et ciblés ne serait pas responsable », tout en soulignant que les classes moyennes seraient « soutenues » et que « si la solution était d'augmenter les impôts, la France serait depuis longtemps la première puissance mondiale ».
(Avec AFP)
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