Réforme du code du travail : entre appel à manifester et amendements, les réactions

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Accord d'entreprise et accord de branche, contrat de chantier, barémisation des indemnités prud'homales dues à un salarié en cas de licenciement abusif, ce que prévoit le projet de loi du gouvernement Macron est à l'origine de nombreux débats tant chez les représentants politiques  que du côté des syndicats.
Accord d'entreprise et accord de branche, "contrat de chantier", "barémisation" des indemnités prud'homales dues à un salarié en cas de licenciement abusif, ce que prévoit le projet de loi du gouvernement Macron est à l'origine de nombreux débats tant chez les représentants politiques que du côté des syndicats. (Crédits : © Philippe Wojazer / Reuters)
Ce lundi 10 juillet, les députés débattent pour la première fois du projet de loi d'habilitation autorisant le gouvernement à recourir aux ordonnances pour réformer le code du travail. Le texte, composé de neuf articles, divise les partis politiques et les syndicats.

Alors que les députés français, engagent l'examen du projet de loi habilitant le gouvernement à modifier par ordonnances le code du travail, les réactions fleurissent, tant du côté des partis politiques que du côté des syndicats.

La CGT et FO ont d'ores et déjà appelé à des manifestations dès la rentrée. Des mobilisations auxquelles s'associeront La France insoumise (LFI) de Jean-Luc Mélenchon et le Parti communiste.

"Nous appelons à la mobilisation contre ce véritable coup de force anti-démocratique et contre la liquidation des droits des salariés", a déclaré lundi Pierre Dharréville (PCF) tandis que Jean-Luc Mélenchon, le président du groupe LFI, parle "d'un coup de force social".

La CFDT, a, de son côté, mis en garde le gouvernement. Laurent Berger, secrétaire général du syndicat a promis "qu'il y aurait une réaction extrêmement forte".

400 amendements déposés

A gauche, les députés, dont ceux de la Gauche démocrate et républicaine (GDR), sont également critiques face au projet. Pour Olivier Faure, président du groupe La Nouvelle gauche - ex PS - à l'Assemblée nationale, le recours aux ordonnances pour la première réforme du quinquennat "montre ses impasses et empêche l'élaboration d'un vrai compromis social et politique".

> Lire aussi : Réforme du code du travail: baptême du feu à l'Assemblée pour Muriel Penicaud

Sur ce projet, qui comporte neuf articles, quelque 400 amendements ont déjà été déposés dont plus des trois-quarts par la gauche.

A l'inverse, le groupe LREM et son allié du MoDem ainsi que le groupe des Reconstructifs - qui rassemble les élus de droits et du centre "macroncompatibles"-, et les Républicains (LR) soutiennent le projet de loi.

Après l'Assemblée nationale, le Sénat examinera le texte en séance publique à partir du lundi 24 juillet. Son adoption définitive est prévue pour le début du mois d'août. Quant aux ordonnances, elles devraient être adoptées avant le 20 septembre en conseil des ministres. Leur ratification sera ensuite soumise au Parlement fin septembre-début octobre, avant le début du classique "marathon" budgétaire.

(avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 11/07/2017 à 6:30 :
La democratie ca se fait dans les urnes, pas dans la rue.

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