Immigration : la France aura besoin « 100.000 à 200.000 talents étrangers » pour se réindustrialiser (Roland Lescure)
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« Je n'ai pas dit qu'il fallait ouvrir grandes les vannes de l'immigration économique », a-t-il tempéré.
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« Je n'ai pas dit qu'il fallait ouvrir grandes les vannes de l'immigration économique », a-t-il tempéré.
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Alors que l'examen du projet de loi sur l'immigration démarrera à l'Assemblée en commission la semaine du 27 novembre, puis dans l'hémicycle à partir du 11 décembre, la France ne pourra pas se passer de travailleurs immigrés si elle veut se réindustrialiser. C'est ce qu'a déclaré ce samedi sur Franceinfo le ministre de l'Industrie Roland Lescure, estimant les besoins nécessaires à 100.000-200.000 au cours des dix prochaines années.
Des dizaines d'autres pays, comme l'Allemagne ou le Canada, s'engagent déjà dans cette voie, a relevé le ministre de l'Industrie.
Roland Lescure a insisté sur le besoin de « mettre le paquet sur la formation », d'« aller chercher les jeunes dans les banlieues », où le chômage reste bien plus élevé que la moyenne nationale, d'améliorer le taux d'emploi des seniors.
« Je n'ai pas dit qu'il fallait ouvrir grandes les vannes de l'immigration économique », a-t-il tempéré. Mais « si on arrive à former dans l'industrie 800 à 900.000 jeunes et moins jeunes dans les dix ans qui viennent, franchement, ce sera exceptionnel » et « il en manquera encore 100.000 à 200.000 (travailleurs) qu'il faudra sans doute aller chercher ailleurs ».
Selon le ministre, environ 1,3 million d'emplois sont à pourvoir dans l'industrie dans les dix ans à venir du fait des départs en retraite (800.000 à 900.000) et des nouveaux sites en projet. Il s'est félicité du dispositif « Passeport talent » qui permet de délivrer des titres de séjour à des ingénieurs ou des chercheurs étrangers. Mais, selon lui, d'autres qualifications font actuellement défaut dans l'industrie française, comme des soudeurs ou des métalliers.
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La régularisation des sans-papiers dans les métiers en tension est l'un des sujets qui divisent le plus depuis le début de l'examen du projet de loi sur l'immigration. Le texte voté au la semaine dernière n'ouvre la voie qu'à l'obtention d'un titre de séjour d'un an « à titre exceptionnel ,» et non de plein droit comme le prévoyait le gouvernement. Mais l'Assemblée nationale devrait rétablir la philosophie du projet.
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(Avec AFP)
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