Rejet en appel du recours d'habitants de Sein contre le monopole d'EDF

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(Crédits : Charles Platiau)
L'île de Sein est engagée depuis 2015 dans un vaste programme de transition énergétique visant à parvenir d'ici à 2030 à une consommation 100% renouvelable.

La cour administrative d'appel de Nantes a rejeté la requête de la société Île de Sein Energies (IDSE) qui visait à dénoncer le monopole d'EDF sur le petit territoire situé au large du Finistère, a appris mardi l'AFP.

"La requête de la société Île de Sein Energies est rejetée", indique la cour administrative d'appel dans sa décision rendue vendredi.

Les habitants de l'île divisés

La société IDSE a été créée en 2013 par une soixantaine de personnes, dont une quarantaine d'habitants de l'île de Sein sur les 120 que compte à l'année l'îlot de 56 hectares.

Elle souhaite remplacer le fioul utilisé par les groupes électrogènes de l'île, non connectée au réseau électrique du continent, par de l'énergie renouvelable. Mais elle s'oppose à EDF. Le projet divise d'ailleurs les habitants de l'île, dont le maire Dominique Salvert préfère travailler avec EDF.

Vaste programme de transition énergétique

L'île de Sein, mais également les îles voisines de Molène et Ouessant, sont engagées depuis 2015 dans un vaste programme de transition énergétique visant à parvenir d'ici à 2030 à une consommation 100% renouvelable.

Lire aussi : Pourquoi les énergies renouvelables sont indispensables à notre système électrique

Cependant, IDSE souhaite mener son propre projet et conteste la concession du service public de l'électricité à EDF et au distributeur de courant Enedis sur l'île par le Syndicat départemental d'électricité et de gaz du Finistère (SDEF), l'autorité propriétaire des réseaux.

IDSE considère notamment que le monopole d'EDF n'est pas conforme au droit européen.

Le tribunal administratif de Rennes avait le 5 novembre 2018 rejeté la demande d'IDSE.

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Commentaires
a écrit le 16/10/2019 à 14:56 :
La concurrence est un mot tabou pour les gaulois. Ils préfèrent les monopoles et les statuts. Question de culture. Question de facilité intellectuelle. Cela peut, parfois, être dommageable pour le citoyen et le contribuable. La sclérose de notre pays vient en partie de cette absence de concurrence, de liberté d'agir au bénéfice de tous.

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