La stratégie sophistiquée d’Engie dans les énergies renouvelables

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Envie prévoit de développer 9 GW d'énergies renouvelables dans les trois prochaines années.
Envie prévoit de développer 9 GW d'énergies renouvelables dans les trois prochaines années. (Crédits : Reuters)
C’est grâce à des technologies, des contrats et des modes de financement sophistiqués qu’Engie veut faire la différence sur les énergies renouvelables, un secteur dans lequel le groupe affiche de grandes ambitions.

Les ambitions sont affichées. Lors de la présentation de son nouveau plan stratégique à Londres le 28 février, Engie a annoncé le développement de 3 GW de nouveaux projets par an, soit 9 GW de capacités supplémentaires d'ici à 2021, dont 6 GW d'éolien, 2 GW de solaire et 1 GW composé de biomasse et d'éolien offshore. Le groupe anticipe une croissance annuelle moyenne de cette activité située entre 8% et 11%, portée par l'éolien (plus de 10%) et l'hydroélectricité (environ 10%), le solaire connaissant une croissance légèrement inférieure. La contribution financière des renouvelables devrait ainsi passer de 1,15 milliard d'euros en 2018 à 1,5 ou 1,6 milliard d'euros en 2021. Ces nouvelles capacités seraient implantées en Europe (+3,5 GW), en Amérique du Nord (+2,5 GW) et du Sud (+ 1,5 GW). Le groupe possède déjà 24 GW de capacités installées, majoritairement de l'hydraulique en France et au Brésil (16,4 GW) mais aussi de l'éolien terrestre (5,4 GW) et du solaire (2 GW).

Quant aux 6 GW actuellement en construction, auxquels s'ajoutent de 9 à 12 GW en développement avancé, il s'agit essentiellement d'éolien terrestre. Mais cette proportion va diminuer à mesure que les projets d'éolien offshore, d'abord posé puis flottant, vont sortir de l'eau. Demain, Engie complètera son portefeuille avec des technologies plus sophistiquées encore, qui deviendront matures grâce aux quelque 250 milliards de dollars investis chaque année à l'échelle mondiale : biométhane, géothermie, microgrids, stockage de réseau, et, à plus long terme, hydrogène vert, fabriqué à partir d'électricité d'origine renouvelable.

Entreprises et collectivités remplacent peu à peu les Etats

« Le positionnement d'Engie sur la chaîne de valeur de l'éolien et du solaire est unique », affirme Gwenaelle Huet, qui dirige l'activité énergies renouvelables en France. Ce positionnement couvre en effet le développement, l'ingéniérie et la construction, la vente partielle des actifs, l'opération et la maintenance, le management de l'énergie et les relations clients (dont quelque 30.000 entreprises et 1.000 grandes villes). Grâce à la maîtrise de ces différentes étapes, Engie vise le passage à l'échelle et l'industrialisation de son modèle.

De façon encore balbutiante en Europe, mais plus marquée que dans d'autres métiers du groupe, la bascule se fait entre un marché dominé par les États et un marché où les entreprises et les collectivités dominent. En parallèle, les systèmes de tarifs de rachat, ou d'autres formes de subventions publiques, sont peu à peu remplacés par des contrats directement passés entre des clients, entreprises ou collectivités soucieuses de verdir leur approvisionnement, et des producteurs d'énergie renouvelable.

Bientôt 50% de l'activité réalisée via des PPA

Ces PPA (power purchase agreements) eux-mêmes sont amenés à se sophistiquer. Aujourd'hui encore essentiellement mis en place aux Etats-Unis (où des prix de marché élevés les rendent plus rapidement compétitifs qu'en Europe, même si cela est évolue), ce sont en majorité des « PPA as produced ». Autrement dit, le client achète la production d'une ferme solaire ou éolienne développée à cet effet. Mais demain, ces clients exigeront une fourniture d'énergie verte 24/24 et 7/7. Pour ce faire, ils devront faire appel à des prestataires tels qu'Engie, capables d'agréger plusieurs types de productions complémentaires et de stockage permettant d'assurer une sécurité d'approvisionnement en continu.

Engie prévoit que d'ici 2021, 50% de ses nouveaux projets d'énergie renouvelable se fassent dans le cadre de PPA, au détriment des appels d'offres, auxquels le groupe continuera néanmoins de répondre. A terme, ces contrats pourraient même représenter les deux-tiers de son activité.

Un modèle de financement original

Mais c'est surtout son modèle de financement qu'Engie prévoit d'industrialiser. Objectif affiché : diminuer l'intensité capitalistique des projets et accélérer la rotation du capital tout en conservant la maîtrise industrielle des actifs développés. Baptisé de l'acronyme un rien barbare DBpSO (Develop, build, partially sell, and operate), ce modèle consiste, dès la construction d'un parc solaire ou éolien achevée, à revendre une participation (de 50 à 80%) dans les projets développés, tout en en conservant la propriété industrielle. Cela lui permet d'en engranger les revenus d'exploitation (en l'espèce, la vente de l'électricité verte produite), y compris le cas échéant de son repowering.

« De plus en plus de fonds - qui peuvent faire bénéficier le projet de leurs conditions préférentielles d'accès au capital - sont intéressés par ce type de placement sûrs et de long terme », témoigne Gwenaelle Huet. Pour Engie, ce mécanisme permet de développer plus de projets avec un investissement moindre. Ainsi, alors que les 2,8 GW solaires et éoliens développés entre 2016 et 2018 avaient nécessité 3,7 Mds€ de CAPEX, les 8 GW supplémentaires prévus de 2019 à 2021 ne devraient pas coûter plus de 1,7 milliard d'euros d'investissement. A la clef : un CAPEX plus faible mais une meilleure création de valeur.

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a écrit le 20/03/2019 à 0:17 :
Le secteur nucléaire n'est plus compétitif et ne se vend quasiment plus sauf à des pays qui veulent à terme la bombe atomique facilitée par cette industrie. Il ne représente plus qu'une part infime au plan des énergies : 5% dans les décennies à venir en moyenne. Il sera largement dépassé par les renouvelables. Il va mettre 1 siècle a être démantelé et laisse des déchets à très hauts risques pour plus de 100.000 ans. Une des raisons pour lesquelles EDF veut passer sa part nucléaire à 100% sous contrôle et entière responsabilité de l'Etat vus les coûts à venir. De plus il est désormais indéfendable face aux missiles hypersoniques et n'importe quelle attaque ciblée mettrait la France et tout le réseau à genoux en moins d'1 minute et rendrait des zones entières inhabitables comme Tchernobyl ou Fukushima. Bref les renouvelables et la décentralisation de l'énergie ont bien plus d'avenir. La variabilité de l'éolien est toujours employée comme argutie des nucléopathes alors que l'on est sur le réseau Entso-e de 39 pays et qu'il n'y a que 16 jours chaque année avec peu de vent par exemple en Allemagne ce qui ne représente pas grand chose en terme de stockage massif qui ne demande qu'à se déployer et alors que des pays comme la Norvège ou la Suisse ou l'Ecosse disposent d'excédents de stockage Step très supérieurs. En outre la géothermie en boucle fermée est encore peu déployée alors que ses coûts deviennent compétitifs (voir Shell et Eavor-Loop) entre autres et on un important potentiel. Idem pour le solaire hybride et thermique et les réseaux de chaleur, très en retard en France. Nous sommes "importateurs net" d'électricité d'Allemagne depuis leur transition et on a un parc nucléaire de 35 ans d'âge moyen qui coûte de plus en plus cher. L'EPR d'Hinkley Point est à plus de 105 euros le MWh sur 35 quand l'éolien terrestre est à moins de 40 euros sans subventions en Europe et l'offshore à moins de 50 euros le MWh en GB, d'où les rapports négatifs de la cour des comptes britannique à l'égard du nucléaire et le retrait de Toshiba etc. Bref les rentiers du nucléaire propagent des fausses infos pour conserver le plus longtemps leurs bénéfices dont énergie quasi gratuite etc qui nous coûte de plus en plus cher.
Réponse de le 20/03/2019 à 6:29 :
La consommation française annuelle d’électricité est de l’ordre de 500TWh et un peu plus en Allemagne. Si l’on reste sur le chiffre de 500TWh, 16 jours de stockage représentent d'e l'ordre de 22TWh. Connaissez-vous actuellement une technique capable de réaliser un tel stockage et si oui à quel coût.
Par ailleurs si l’éolien terrestre est si bon marché et selon vos dires autour de 40€ le MWh produit, expliquez-nous pourquoi EDF doit racheter en priorité cette électricité si bon marché à un prix garanti de près de 80€ le MWh ?
Expliquez-nous aussi pourquoi l’Allemagne, champion de l’éolien a vu le prix de l’électricité exploser pour les consommateurs et être actuellement au double par kWh de celui de la France alors même que près de la moitié de son électricité est d’origine fossile (charbon, lignite et gaz) dont le coût est très bas (surtout lignite et charbon qui représentent encore près de 38% de la production allemande) ?
Réponse de le 20/03/2019 à 10:38 :
@ Jardinier : comme précisé les stockages vous les avez en Norvège, Ecosse, Suisse etc qui ont d'importants excédents de Step en plus d'autres sites et sous forme hydrogène/power to gas entre autres devenu compétitif via l'amélioration des techniques et l'arrivée des volumes et qui prend son essor avec plus d'une centaine d'unités en Europe et une alliance hydrogène power to gas qui regroupe 25 pays européens et va de pair avec l'essor des renouvelables partout en Europe en plus des transports lourds et de l'injection dans le réseau en substitution du gaz. L'injection hydrogène a déjà démarré dans plusieurs pays. Le reste est attendu pour suivre dans le courant de la décennie. Le prix de l'éolien est celui cité par la récente étude du Fraunhofer Instit. et vous pouvez voir les appels d'offres en France déjà à 55 euros pour l'éolien terrestre, sans doute proche des 60 euros espérés pour l'offshore à Dunkerque et 48 euros taxe de 6 euros incluse pour le solaire (donc 42 euros net) selon les derniers chiffres de la CRE. Pour un prix de marché de plus de 60 euros en France. Siemens prévoit sous peu moins de 30 euros pour l'éolien terrestre en Europe. Aux Etats-Unis ils visent 20 euros le MWh pour l'offshore grâce notamment à la taille des éoliennes qui plus est résistant aux cyclones (Sandia Lab etc). Et en éolien "aéroporté" comme Skysails Power, moyenne 500m en vol et facteur de charge proche de 100% (entre 400 et 800 m de vol) pour 90% de matières premières en moins donc EROEI encore bien supérieur au nucléaire et déjà des unités de 8 MW, les prix sont attendus de moitié à celui de l'éolien offshore compte tenu de la forte réduction des matières premières employées et simplification de pose et entretien en plus d'une production plus élevée (déjà une centaine d'entreprise sur ce secteur qui démarre dès 2020 avec des groupes comme Shell, EON etc). EDF ne rachète pas à 80 euros puisque les récents appels d'offres se font sans subventions. Et quand ce fut le cas pour des parcs anciens qui arrivent à échéance de subventions sous peu il est intégralement remboursé par l'Etat comme vous devriez le savoir. Le prix de l'électricité allemande n'est pas le double du nôtre mais son prix de marché est inférieur, d'où notre situation "d'importateur nets" d'Allemagne depuis leur transition. Les taxes sont plus élevées en Allemagne et Danemark mais intègrent l'efficacité énergétique, secteur dans lequel l'Allemagne est n°1 mondial et le Danemark très proche, donc si le prix TTC est plus élevé qu'en France, les factures sont au total plus réduites. C'est exactement la même chose en Californie où le prix de l'électricité y est classé 6e des Etats-Unis mais les factures 49e donc plus réduites que dans les autres Etats. L'Allemagne n'a pas mis en péril ses entreprises consommatrices alors qu'elle exporte plus que nous si vous analysez bien le sujet. En outre en Allemagne les particuliers (qui sont pleinement aidés dans la rénovation de leurs logements etc par ces taxes, l'intégration de solaire thermique et hybride etc) sont propriétaires de leur renouvelables pour environ 60% d'entre eux (énergie citoyenne) donc touchent des revenus de ces dernières. Par ailleurs le pays percoît d'important revenus et retombées de ses exports du secteur environnement/renouvelables qui représente 15,4 % de ses exportations et le rendent bénéficiaire en plus de sa baisse d'importations d'énergies fossiles. Pour mémoire Siemens est numéro 1 mondial de l'important marché éolien qui couvre 197 pays. Donc quand vous faîtes un bilan d'énergies et de coûts, sachez tenir compte pas uniquement de la colonne des "investissements" mais de celle des "bénéfices" et faîtes le bilan "net" pour avoir la réalité des choses. Si les allemands avaient fait du nucléaire ils auraient les coûts actuels à Hinkley Point atour de 105 euros le MWh et sans régler le problème des déchets, stockage (qui pose d'énormes problèmes dans les mines salines), retraitements, démantèlement etc et avec des centrales nucléaires qui ne peuvent plus être défendues face à des missiles hypersoniques qui laissent moins d'1 minute pour réagir quand on a détecté leur départ et qui comme vous pouvez le vérifier mettraient en moins d'une minute un pays et un réseau K.O. via de simples frappes ciblées rendant de plus d'importantes zones durablement inhabitables comme à Tchernobyl ou Fukushima. Les renouvelables permettent des décentralisations et micro-réseaux avec une sécurité bien plus forte et les villes touchées par des cyclones notamment les emploient de plus en plus afin d'éviter des pannes parfois de plusieurs mois. Les renouvelables ne se limitent pas à l'éolien ou au solaire mais à des multiples intégration (plus de 50% possible de solaire thermique sur réseaux de chaleur comme au Danemark, solaire hybride et capteur servant d'échangeur thermiques permettant des couplage avec pompes à chaleur et des Cop de 6,6 à 10 comme Mithra en France, solaire CSP y compris en France et carburants solaires stockables, géothermie en boucle fermée et chaleur entre 100 et 150°C autour de 2,5 km de profondeur sur de très nombreux sites en France comme Shell le fait avec Eavor Technologies au Canada, Pays-Bas, bâtiments "net zero energy" et producteurs d'énergie, stockage de chaleur estivale via des forages de seulement 37 m de profondeur comme dans de nombreux endroits : Drake Landing au Canada, en Suède, Pays-Bas, Allemagne etc et couverture énergétique annuelle à 100% la plupart du temps). Bref explorez l'énorme potentiel des renouvelables et de leur intégration en construction, réseaux de chaleur, forages et et vous comprendrez que le modèle nucléaire centralisé et fission de Gen 3 ou 3+ ou 4 est bien plus limité par ses contraintes sans parler de ses coûts actuels. Il ne représente d'ailleurs qu'une part moyenne de 5% toutes énergies confondues dans les décennies à venir selon toutes les études compilées, du Giec en passant par l'Iea, BP, Iaea, World Nuclear Industry Status Report, Bnef, etc et ne se vend encore que grâce à l'appui massif des Etats (exemple Rosatom entièrement à l'Etat russe qui détient 60% du marché mondial et dont les contrats sont assortis de prêts de plus de 35 ans et dépendance totale et donc les acheteurs sont souvent des pays tentés de se doter de la bombe facilitée par les installations et formations en nucléaire civil et en zone de conflits : exemples parmi beaucoup d'autres Soudan, Arabie Saoudite, Egypte etc).
Réponse de le 20/03/2019 à 10:43 :
@ Jardinier : comme précisé les stockages vous les avez en Norvège, Ecosse, Suisse etc qui ont d'importants excédents de Step en plus d'autres sites et sous forme hydrogène/power to gas entre autres devenu compétitif via l'amélioration des techniques et l'arrivée des volumes et qui prend son essor avec plus d'une centaine d'unités en Europe et une alliance hydrogène power to gas qui regroupe 25 pays européens et va de pair avec l'essor des renouvelables partout en Europe en plus des transports lourds et de l'injection dans le réseau en substitution du gaz. L'injection hydrogène a déjà démarré dans plusieurs pays. Le reste est attendu pour suivre dans le courant de la décennie. Le prix de l'éolien est celui cité par la récente étude du Fraunhofer Instit. et vous pouvez voir les appels d'offres en France déjà à 55 euros pour l'éolien terrestre, sans doute proche des 60 euros espérés pour l'offshore à Dunkerque et 48 euros taxe de 6 euros incluse pour le solaire (donc 42 euros net) selon les derniers chiffres de la CRE. Pour un prix de marché de plus de 60 euros en France. Siemens prévoit sous peu moins de 30 euros pour l'éolien terrestre en Europe. Aux Etats-Unis ils visent 20 euros le MWh pour l'offshore grâce notamment à la taille des éoliennes qui plus est résistant aux cyclones (Sandia Lab etc). Et en éolien "aéroporté" comme Skysails Power, moyenne 500m en vol et facteur de charge proche de 100% (entre 400 et 800 m de vol) pour 90% de matières premières en moins donc EROEI encore bien supérieur au nucléaire et déjà des unités de 8 MW, les prix sont attendus de moitié à celui de l'éolien offshore compte tenu de la forte réduction des matières premières employées et simplification de pose et entretien en plus d'une production plus élevée (déjà une centaine d'entreprise sur ce secteur qui démarre dès 2020 avec des groupes comme Shell, EON etc). EDF ne rachète pas à 80 euros puisque les récents appels d'offres se font sans subventions. Et quand ce fut le cas pour des parcs anciens qui arrivent à échéance de subventions sous peu il est intégralement remboursé par l'Etat comme vous devriez le savoir. Le prix de l'électricité allemande n'est pas le double du nôtre mais son prix de marché est inférieur, d'où notre situation "d'importateur nets" d'Allemagne depuis leur transition. Les taxes sont plus élevées en Allemagne et Danemark mais intègrent l'efficacité énergétique, secteur dans lequel l'Allemagne est n°1 mondial et le Danemark très proche, donc si le prix TTC est plus élevé qu'en France, les factures sont au total plus réduites. C'est exactement la même chose en Californie où le prix de l'électricité y est classé 6e des Etats-Unis mais les factures 49e donc plus réduites que dans les autres Etats. L'Allemagne n'a pas mis en péril ses entreprises consommatrices alors qu'elle exporte plus que nous si vous analysez bien le sujet. En outre en Allemagne les particuliers (qui sont pleinement aidés dans la rénovation de leurs logements etc par ces taxes, l'intégration de solaire thermique et hybride etc) sont propriétaires de leur renouvelables pour environ 60% d'entre eux (énergie citoyenne) donc touchent des revenus de ces dernières. Par ailleurs le pays percoît d'important revenus et retombées de ses exports du secteur environnement/renouvelables qui représente 15,4 % de ses exportations et le rendent bénéficiaire en plus de sa baisse d'importations d'énergies fossiles. Pour mémoire Siemens est numéro 1 mondial de l'important marché éolien qui couvre 197 pays. Donc quand vous faîtes un bilan d'énergies et de coûts, sachez tenir compte pas uniquement de la colonne des "investissements" mais de celle des "bénéfices" et faîtes le bilan "net" pour avoir la réalité des choses. Si les allemands avaient fait du nucléaire ils auraient les coûts actuels à Hinkley Point atour de 105 euros le MWh et sans régler le problème des déchets, stockage (qui pose d'énormes problèmes dans les mines salines), retraitements, démantèlement etc et avec des centrales nucléaires qui ne peuvent plus être défendues face à des missiles hypersoniques qui laissent moins d'1 minute pour réagir quand on a détecté leur départ et qui comme vous pouvez le vérifier mettraient en moins d'une minute un pays et un réseau K.O. via de simples frappes ciblées rendant de plus d'importantes zones durablement inhabitables comme à Tchernobyl ou Fukushima. Les renouvelables permettent des décentralisations et micro-réseaux avec une sécurité bien plus forte et les villes touchées par des cyclones notamment les emploient de plus en plus afin d'éviter des pannes parfois de plusieurs mois. Les renouvelables ne se limitent pas à l'éolien ou au solaire mais à des multiples intégration (plus de 50% possible de solaire thermique sur réseaux de chaleur comme au Danemark, solaire hybride et capteur servant d'échangeur thermiques permettant des couplage avec pompes à chaleur et des Cop de 6,6 à 10 comme Mithra en France, solaire CSP y compris en France et carburants solaires stockables, géothermie en boucle fermée et chaleur entre 100 et 150°C autour de 2,5 km de profondeur sur de très nombreux sites en France comme Shell le fait avec Eavor Technologies au Canada, Pays-Bas, bâtiments "net zero energy" et producteurs d'énergie, stockage de chaleur estivale via des forages de seulement 37 m de profondeur comme dans de nombreux endroits : Drake Landing au Canada, en Suède, Pays-Bas, Allemagne etc et couverture énergétique annuelle à 100% la plupart du temps). Bref explorez l'énorme potentiel des renouvelables et de leur intégration en construction, réseaux de chaleur, forages et et vous comprendrez que le modèle nucléaire centralisé et fission de Gen 3 ou 3+ ou 4 est bien plus limité par ses contraintes sans parler de ses coûts actuels. Il ne représente d'ailleurs qu'une part moyenne de 5% toutes énergies confondues dans les décennies à venir selon toutes les études compilées, du Giec en passant par l'Iea, BP, Iaea, World Nuclear Industry Status Report, Bnef, etc et ne se vend encore que grâce à l'appui massif des Etats (exemple Rosatom entièrement à l'Etat russe qui détient 60% du marché mondial et dont les contrats sont assortis de prêts de plus de 35 ans et dépendance totale et donc les acheteurs sont souvent des pays tentés de se doter de la bombe facilitée par les installations et formations en nucléaire civil et en zone de conflits : exemples parmi beaucoup d'autres Soudan, Arabie Saoudite, Egypte etc).
a écrit le 18/03/2019 à 14:36 :
L'éolien n'est qu'un lobby subventionné. en outre, si les anticyclones se développent sur l'Europe, les éoliennes fonctionneront à minima. L'éolien est un pis aller.
Réponse de le 20/03/2019 à 0:38 :
L'éolien a un meilleur EROEI que le nucléaire et se développe dans 197 pays soit largement plus que le nucléaire et de plus en plus sans subventions comme à maints endroits en Europe et à un coût plus de la moitié moindre. Le nucléaire est une énergie d'Etat qui ne peut se développer sans soutien massif de l'Etat (exemple Rosatom etc) avec prise en charge financière des coûts et risques mais qui n'est plus compétitif sinon il se déploierait rapidement et ce sont bien les renouvelables qui se déploient plus rapidement. La variabilité de production ne demande que très peu de stockage sous forme hydrogène/Power to gas et Step comme toutes les études le confirment au plan européen. Le nucléaire est de plus en plus stoppé par les canicules. Les éoliennes sont de plus en plus conçues le cas échéant pour résister aux zones de cyclones qui impactent bien plus gravement le nucléaire qui peut être en difficulté majeure. idem en cas de tsunami comme à Fukushima contrairement à l'éolien offshore qui a continué de produire. On fait en outre des éoliennes aéroportées que l'on rentre temporairement en cas de cyclone et qui font déjà 8 MW l'unité.
a écrit le 18/03/2019 à 12:02 :
Le nucléaire actuel a bénéficié de centaines de milliards d'euros de subventions étatiques. A date, aucune centrale n'a encore été démantelée en France en intégralité... et malgré tout, les tentatives partielles de démantellement ont coûté près de 10 fois le coût provisionné pour un démantellement total.
Par ailleurs, l'extraction de l'uranium est extrêmement polluante... et la durée de vie de nos centrales nucléaires ne peut pas être prolongée indéfiniment. Le nucléaire est à l'origine de la forte hausse prévue du coût de l'électricité en France dans les prochaines années.
Enfin, le coût de production (hors stockage) du kwh est de 6 centimes pour l'énergie nucléaire (en hausse dans les prochaines années), 4 centimes pour le charbon (dont nous devons sortir), 8 centimes pour l'éolien (en baisse rapide et constante)... et 2 centimes pour le solaire (en baisse rapide). La dernière avancée technologique dans le solaire permet de récupérer 37 % de l'énergie solaire (société Suisse) contre 24 % sur les panneaux actuels.
Le nucléaire actuel est une énergie du passé... La fusion nucléaire ne sera pas compétitive avec les renouvelables, si nous y arrivons, avant plusieurs décennies.
Par ailleurs, la chasse, la pollution, les produits phytosanitaires, le changement climatique et la destruction des habitats sont à l'origine de l'extinction des espèces... Les éoliennes n'ont que très peu d'impact sur la faune... Un accident nucléaire par contre impact la faune, la flore... et les êtres humains.
La France est le seul pays au monde ayant autant de nucléaire dans son mix énergétique, le Portugal, par exemple, réussi à faire plus de 50 % de renouvelables et moins de 5 % de nucléaire, pour un surcoût tarifaire actuel de 10 à 15 % (en baisse rapide, ratrapage de la France d'ici moins de 5 ans). Répéter des mensonges des lobbies n'en fait pas une vérité. Bien à vous.
Réponse de le 18/03/2019 à 16:59 :
Les incantations des écologistes vis-à-vis de l’éolien en particulier prêtes à sourire.
Sur le strict plan de l’environnement, l’éolien est sans aucun doute la pire atteinte que l’on puisse faire :
- Destruction de paysages magnifiques par la mise en place de plus en plus anarchique de mats de plus en plus hauts (plus de 200m pour les nouvelles générations) visibles à des dizaines de kilomètres à la ronde.
- Nuisances permanentes (sonores et surtout lumineuses) de jour comme de nuit avec des impacts sur la santé des riverains que seuls les écologistes purs et durs et …les promoteurs éoliens refusent d’admettre (le principe de précaution est un des principes les plus stupides inventés par l’écologie mais en plus il est à géométrie variable et ne s’applique bien sûr pas à l’éolien!).
- Pollution irrémédiable des zones de développement éolien par des dizaines de millions de tonnes de béton armé qui resteront à jamais dans nos champs et nos forêts (Il faut compter entre 1500 et 2000 tonnes par socle d’éolienne implantée et il en faudrait environ 100 000 pour produire seulement l’équivalent de la production nucléaire française sans pour autant résoudre le problème de l’intermittence).
Inconvénients auxquels il faut rajouter hélas les points suivants :
- Coûts exorbitants du fait d’un tarif de rachat ahurissant garanti du MWh éolien assorti d’une priorité de rachat, et qui conduisent peu à peu à la ruine d’EDF. Coût de rachat du MWh qui ne tient évidemment pas compte de l’intermittence de la filière et de la nécessité de disposer en permanence de filières de production pilotables pour compenser les périodes de production éolienne faible tant que des capacités de stockage économiquement viables ne sont pas disponibles (et qu’il faudra bien payer si elles sont un jour disponibles).
- Impact très faible sur la diminution des émissions de gaz à effet de serre du fait de l’intermittence qui, dans la plupart des cas nécessite de faire appel au mieux à la filière gaz mais très souvent aux filières fioul ou charbon. De ce point de vue, l’exemple de l’Allemagne, modèle de vertu pour la transition écologique, et qui produit environ 8 fois plus de CO2 que la France par MWh électrique produit, est édifiant !
Que l’on supprime les avantages financiers dont bénéficient les acteurs des énergies renouvelables et je suis prêt à parier que l’intérêt des promoteurs de l’éolien et de grands acteurs de l’électricité ‘verte’ comme Engie va sérieusement diminuer !
Réponse de le 18/03/2019 à 17:14 :
Pourriez-vous nous communiquer les références concernant la société Suisse qui produit des panneaux solaires avec un rendement de 37% et à quel prix.
Je vous signale à ce sujet qu’en France la société SOITEC situé à Bernin en Isère développait des cellules solaires multicouches dont les rendements pouvaient dépasser 45%.
Cette société a hélas arrêté son activité solaire suite à des manœuvres américaines assez scabreuses et c'est recentré sur son activité principale en microélectronique sur le matériau SOI (silicium sur isolant).
Réponse de le 19/03/2019 à 9:21 :
LA France est aussi le pays dont l'électricité est la plus massivement décarbonnée (en dehors des pays ayant des potentiels hydro-électriques spécifiques).
Les ENR ont plein de qualité, si ce n'est de ne pas gérer l'intermittence; Les prix de revient du kWh que vous indiquez sont valables les jours où il y a du vent. Mais les jours sans vent/soleil, on a au mieux rien (donc un prix électrique théoriquement infini….), au pire de l'élec au charbon.
Réponse de le 19/03/2019 à 9:47 :
Le nucléaire en France fut réalisé pour faire face à l'envolé des prix du pétrole. Ensuite cette énergie fut une vraie politique mise en musique par des puissantes directions techniques qui ne sont plus qu'un souvenir. Aujourd'hui, les décisions, grandes et petites sont prises par des banquiers d'affaires, l'état ne contrôle plus rien...Juste une question au sujet de l'éolien, qui organisera et financera le démantèlement de ces moulins??
a écrit le 18/03/2019 à 9:03 :
Dans une tribune, Michael Shellenberger, un écologiste américain qui préside l’association Environmental Progress, reconnait que les énergies renouvelables ne servent pas à grand chose.

Michael Shellenberger « En 2002, peu après mes 30 ans, j’ai décidé de me consacrer à la lutte contre le changement climatique. (…)

Nous envisagions un investissement de 300 milliards de dollars dans les énergies renouvelables. (..)

Et c’est là que les problèmes ont commencé. Le premier concernait l’utilisation des terres. L’électricité des toits solaires coûte environ deux fois plus cher que celle des parcs solaires, mais les parcs solaires et éoliens nécessitent d’énormes superficies. En outre, les parcs solaires et éoliens exigent l’installation de nouveaux pylônes électriques, auxquels s’opposent les riverains et les défenseurs de l’environnement protégeant la faune, et en particulier les oiseaux. (…)

La nature intermittente des énergies solaire et éolienne pose un autre défi. Lorsque le soleil cesse de briller et le vent de souffler, vous devez rapidement être en mesure d’exploiter une autre source d’énergie.(..)

Oubliez les fanfaronnades médiatiques, il n’y a pas de « révolution des batteries » à l’horizon, et ce, pour des raisons économiques et techniques très bien comprises. (…)

Ce qui tue les grands oiseaux menacés et en voie de disparition – des espèces qui pourraient s’éteindre, comme les faucons, aigles, hiboux et condors –, ce sont les éoliennes.(…)

Les émissions de CO2 en Allemagne sont stables depuis 2009, malgré 580 milliards de dollars investis jusqu’en 2025 dans un réseau électrique bourré d’énergies renouvelables, soit une augmentation de 50 % du coût de l’électricité.

Sur la même période, la France a produit un dixième des émissions de CO2 allemandes par unité d’électricité et payé son électricité quasiment moitié moins cher. »

SOURCE
Michael Shellenberger
Soyez écolo, prônez le nucléaire!
Réponse de le 18/03/2019 à 10:04 :
le nucléaire ne réemergera véritablement que quand les centrales au thorium seront au point.....
chinois et américain travaillent d'arrache pied sur le sujet....
avantages..... coût divisé par trois ou quatre
aucun risque nuclaire possible car arrêt immédiat de la réaction en cas de surchauffe
80% de déchet en moins, ca on ne change pas le combustible pendant la durée de vie du réacteur

le principe était acquit depuis le début du nucléaire mais on a conserver le principe de nos centrales actuelles car permettait d utiliser le combustible issu du nucléaire militaire

en france on en est encore a essayer de faire fonctionner... non, finir de construire des centrales sur un techno des années 80.....
Réponse de le 18/03/2019 à 17:08 :
@curieux37
Vous vous trompez.
La France est pionière (ou l'était) dans les réacteurs nucléaire de 4ème génération.
Les recherche sur ce type de réacteur on commencées en 1957 avec Rapsodie, suivi de Phénix et Superphénix, ce dernier étant le premier surgénérateur ayant fournit de l'électricité à echelle industrielle au monde.
Réponse de le 18/03/2019 à 17:17 :
Je l'ai oublié dans mon commentaire précedent, mais la France continue ses recherches dans ce type de réacteurs: projet Astrid lancé par le CEA en 2011.
Réponse de le 19/03/2019 à 12:52 :
Réponse à Rainbow,
Oui la France était pionnière dans les réacteurs de génération 4 avec Phénix puis Superphénix qui à un peu essuyer les plâtres d'une industrialisation peut-être un peu hâtive.
La France serait actuellement nettement leader dans le domaine si Lionel Jospin avec sa vision formidable de l'avenir n'avait décidé l'arrêt de Superphénix alors que les difficultés avaient été surmontées, pour gagner quelques voix écologiques qui ne lui ont pas suffit d'ailleurs.
Certes le CEA travaille encore sur la filière mais a maintenant de sérieux concurrents en particulier en Russie.
La politique complètement incohérente menée par les derniers gouvernements en matière de filières énergétiques risque encore une fois de plomber un secteur industriel où nous étions bien placés au profit de filières intermittentes dans lesquels nous sommes industriellement absents et qui ne répondront pas aux objectifs recherchés ni en terme de maîtrise de la production électrique ni en terme de maîtrise des émissions de gaz à effet de serre.

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