Relance : renforcer le capital des entreprises, un challenge pour le gouvernement

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(Crédits : Benoit Tessier)
Avec la crise, les entreprises tricolores se sont davantage endettées et leur bilan s'est détérioré. Pour leur éviter l'asphyxie et restaurer leur capacité d'investissement, indispensable à leur compétitivité, le gouvernement veut favoriser le déploiement des prêts participatifs, assimilés à des fonds propres. Un pari complexe.

Report des charges sociales et fiscales, report des loyers, moratoire sur les échéances bancaires, Prêts garantis par l'État (PGE), aide de trésorerie... En pleine crise, le gouvernement et les banques ont multiplié les mesures pour éviter une noyade fatale aux entreprises. Au total, quelque 120 milliards d'euros de PGE ont ainsi été distribués par les réseaux bancaires.

Mais six mois après le début de la crise, la question de l'endettement des entreprises tricolores se retrouve au cœur des préoccupations, leur bilan s'étant fortement dégradé. Le risque ? Des entreprises acculées par les dettes, en perte de compétitivité et incapables d'investir durant plusieurs années. Et, in fine, une multiplication des défaillances.

Lire aussi : Une hausse record de 35% de défaillances d'entreprises dans le monde d'ici 2021

Une envolée préoccupante de l'endettement

Or, dans une note, publiée en mai dernier, la Banque de France relevait déjà pour le premier trimestre 2020 "une hausse marquée de la dette des sociétés non financières [...] plus forte en France que dans les autres pays de la zone euro".

Comment expliquer cette spécificité française ? D'abord par la stratégie du gouvernement, qui a privilégié l'endettement financier, alors que dans d'autres pays voisins les entreprises se sont endettées les unes vis-à-vis des autres. À ce premier élément viennent s'ajouter le grand succès du PGE et un comportement de...

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Commentaires
a écrit le 06/09/2020 à 7:37 :
et toujours le rafistolage et le bricolage
au lieu de revoir la fiscalité complete
et de l'aligner sur la moyenne de l'europe
comme les autres le gouvernement préfère distribuer
des subventions aux copains et exercer un chantage aux entreprise
qu'il tien sous perfusion et tout ceci pour ne pas licencier les hauts fonctionnaire
qui ont detruis l'industrie francaise
a écrit le 06/09/2020 à 3:03 :
Il devient d'un point de vue comptable de +en + difficile de maintenir la paix sociale a coup de subvention.
Le mur approche, et c'est tres souhaitable." Du passe, faisons table rase", disaient les petits bourges en 68, nous y arrivons.....
a écrit le 05/09/2020 à 9:44 :
Les banques seront elles intéressées par des co.co.prêts? Ca ressemble un peu à une restructuration larvée préfabriquée. Pour le coté ils pourraient se refaire un peu la cerise, mais pour tous les autres?
a écrit le 04/09/2020 à 16:05 :
On pourrait laisser couler ces entreprises mourantes pour adapter notre système avant son inévitable effondrement. Le capitaine du Titanic accélère alors que l'iceberg est devant lui.
a écrit le 04/09/2020 à 9:23 :
L'UE permet une collusion politico-affairiste massive aux dégâts faramineux car épuisant les caisses publiques mais interdit de donner directement de l'argent aux entreprises leur imposant d'emprunter, les marges de manœuvres ne peuvent qu'être inexistantes dans le cas d'une crise singulière telle que nous al connaissons et que les gestes de barrières et autres incitations à craindre l'autre ne vont qu'entretenir.

L'UE ne pense qu'à ses banques et les taxes dues à l'oligarchie financière via leurs sociétés financières où bienvenue en UERSS, empire prévu pour durer mille ans.

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