Les industriels de la défense ratent le train de la relance

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Pas de Rafale dans le plan de relance très écologique du gouvernement Castex...
Pas de Rafale dans le plan de relance très écologique du gouvernement Castex... (Crédits : © Pascal Rossignol / Reuters)
Les industriels de la défense ne rentraient pas dans la stratégie écologique du gouvernement. Résultat, ils ne montent pas dans le train du plan de relance.

Pas de commande anticipée de Rafale, pas de porte-avions de nouvelle génération... Le plan de relance du gouvernement Castex, qui avait suscité beaucoup d'appétit et surtout de l'espoir chez les industriels de la défense, n'a aucune retombée directe pour cette filière industrielle pourtant d'excellence, qui regroupe 4.000 entreprises travaillant à la fois pour la défense et pour le civil (200.000 personnes). Hormis pour le spatial militaire (télécoms, observation et navigation), qui a attiré dans son orbite 50 millions d'euros environ

Résultat, les entreprises du secteur devront se contenter des promesses budgétaires de l'actuelle loi de programmation militaire (LPM), qui est "tous les jours un plan de relance", explique-t-on au sein du ministère des Armées. Pour la plupart des grands industriels du secteur, le respect de la LPM est vital et représente la ligne rouge à ne pas franchir par le gouvernement. Sur cinq ans (2019-2023), elle consacre en principe 110 milliards d'euros pour l'équipement des forces armées et sur l'ensemble de la LPM (2019-2025) 180 milliards. Les industriels "ne peuvent pas se plaindre", estime...

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Commentaires
a écrit le 07/09/2020 à 9:39 :
La souveraineté d'un pays n'est pas une mesure ponctuelle.
Les besoins en matériels et surtout en personnels sont criants.... ou bien c'est le retour aux débâcles 1940.

Pas besoin du covid pour comprendre que la défense est une variable facile.

A force de ne pas commander et de ne pas revaloriser les soldes on est dans le mur.
la solution est de faire moins mais ...
a écrit le 06/09/2020 à 18:10 :
Si il n'y a vraiment que 50 M€ pour le spatial militaire c'est une fine plaisanterie. Surtout ramené aux 100 Mds en question. Juste pour situer le débat, un système d'observation satellitaire de bon aloi dépasse allègrement les 1.5 Md €. 50 M€ c'est juste peanuts, juste de quoi amuser le bon peuple. Pendant ce temps la continuons à arroser d'allocations tous les miséreux du monde qui ont bien compris que les gaulois étaient assez c..ns pour se faire suer le burnous à leur place. Ceux qui en ont assez d'être maso penseront à ce genre de détail en 2022....
a écrit le 04/09/2020 à 16:41 :
Erdogan veut trois grands porte-avions. On pourrait les lui offrir ?
a écrit le 04/09/2020 à 8:09 :
Curieux et rassurant. Curieux puisque ces derniers jour, il semblait vouloir faire la guerre sur tous les fronts, Turquie, Liban , Irak, Afrique. Rassurant car cette obsession d'engager des conflits de façon unilatéral, était un suicide annoncé pour notre pays. Heureusement que Mme MERKEL, la pragmatique lui a fait bien comprendre que si il voulait "jouer" , il serait seul.
Réponse de le 04/09/2020 à 13:03 :
Merkel a surtout la trouille d’énerver Erdogan. Sachant que la communauté turque en Allemagne est de 3M de personnes, elle craint les troubles à l'ordre public en cas de bras de fer contre le petit sultan.
Réponse de le 04/09/2020 à 13:53 :
Si la France n'était pas intervenue au Mali et dans la zone du Sahel, on se retrouverait aujourd'hui avec un califat islamique. De plus, si la Turquie réussissait à avoir la main mise sur la Libye, elle pourrait faire pression sur la France et l’Italie en nous envoyant tous les réfugiés d’Afrique.
L'Allemagne a un sur son territoire une forte minorité turque, elle ne veut donc pas se froisser avec la Turquie.
L'Allemagne regarde ses propres intérêts pas les nôtres...il n'y a rien de pragmatique...

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