Les industriels de la défense ratent le train de la relance
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Pas de Rafale dans le plan de relance très écologique du gouvernement Castex...
© Pascal Rossignol / Reuters
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Pas de Rafale dans le plan de relance très écologique du gouvernement Castex...
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Pas de commande anticipée de Rafale, pas de porte-avions de nouvelle génération... Le plan de relance du gouvernement Castex, qui avait suscité beaucoup d'appétit et surtout de l'espoir chez les industriels de la défense, n'a aucune retombée directe pour cette filière industrielle pourtant d'excellence, qui regroupe 4.000 entreprises travaillant à la fois pour la défense et pour le civil (200.000 personnes). Hormis pour le spatial militaire (télécoms, observation et navigation), qui a attiré dans son orbite 50 millions d'euros environ
Résultat, les entreprises du secteur devront se contenter des promesses budgétaires de l'actuelle loi de programmation militaire (LPM), qui est "tous les jours un plan de relance", explique-t-on au sein du ministère des Armées. Pour la plupart des grands industriels du secteur, le respect de la LPM est vital et représente la ligne rouge à ne pas franchir par le gouvernement. Sur cinq ans (2019-2023), elle consacre en principe 110 milliards d'euros pour l'équipement des forces armées et sur l'ensemble de la LPM (2019-2025) 180 milliards. Les industriels "ne peuvent pas se plaindre", estime l'Hôtel de Brienne.
Pour autant, 92 entreprises dans la défense, dont 80% de PME et entreprises de taille intermédiaire, ont déjà été considérée "dans une situation critique" en raison de la crise liée au Covid-19, a expliqué lors d'une conférence de presse l'ingénieur général de l'armement Vincent Imbert, qui pilote une "task force" mise en place au sein de la Direction générale de l'armement (DGA) pour identifier les sociétés du secteur en danger (1.236 ont été ciblées). Ces 92 entreprises ont dû faire l'objet d'un soutien du ministère des Armées pour obtenir des prêts bancaires et anticiper des commandes prévues ultérieurement par la LPM. Pour la moitié d'entre elles (47), la DGA considère leur situation comme stabilisée à ce stade.
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Mais la DGA dit s'attendre à devoir en aider d'autres à l'automne. Car "le pic du problème sera à l'automne, vraisemblablement en octobre-novembre". "On a identifié 80 entreprises dont on sait qu'il faudra leur porter une attention particulière dans les prochaines semaines", a Vincent Imbert. Interrogé par La Tribune sur la situation de l'entreprise stratégique Aubert & Duval, mise en vente par Eramet, le ministère des Armées a expliqué qu'il y avait "des pistes qui existent" pour que cette entreprise garde un actionnariat français. "Ce dossier est suivi comme le lait sur le feu et à très haut niveau", a précisé l'Hôtel de Brienne.