Télétravail pour assurer la poursuite de certaines activités, téléconsultation pour désengorger les cabinets médicaux, messageries instantanées et visio pour maintenir le lien avec sa famille et ses amis... Le numérique a connu une accélération sans précédent depuis la crise sanitaire et économique provoquée par le coronavirus. Mais il a aussi mis en exergue de façon criante ses faiblesses : une fracture numérique importante - qui frappe particulièrement les plus précaires et les zones rurales, un manque de souveraineté - la plupart des solutions utilisées au cours de la période étant majoritairement étrangères...
C'est pourquoi, selon le gouvernement, le numérique doit jouer une place centrale dans le plan de relance de 100 milliards d'euros détaillé jeudi matin. Une enveloppe de 7,1 milliards d'euros est ainsi réservée aux projets numériques. Ce plan s'ajoute aux premières aides en faveur des startups, d'un montant de 5,2 milliards d'euros, annoncées en mars et en juin dernier. Il ne prend également pas en compte le "plan Tibi" annoncé il y a un an, c'est-à-dire le déblocage de 6 milliards d'euros sur trois ans, de la part des bancassureurs, pour financer l'innovation.
Même son de cloche du côté de Pierre-Marie Lehucher, président de Tech In France : "Nous avons le sentiment d'un plan de relance complet, mais nous attendons désormais sa mise en œuvre concrète. Nous allons avoir besoin rapidement d'un mode d'emploi précis, car bien souvent, le diable se glisse dans les détails."