Remous à la CGT au sujet de la succession de Philippe Martinez

Fanny Guinochet
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Philippe Martinez doit faire face à une fronde interne.
BENOIT TESSIER

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Philippe Martinez doit faire face à une fronde interne.
BENOIT TESSIER
Après avoir battu le pavé hier, Philippe Martinez doit faire face à un autre combat. Et non des moindres. Convaincre en interne, que la candidate à sa succession, Marie Buisson, à qui il aimerait passer le flambeau en mars prochain, à l'occasion du Congrès, est LA bonne personne pour le syndicat. Beaucoup en doutent dans l'organisation. Dix-huit fédérations - sur les 33 que compte la CGT -, soit les deux tiers des adhérents, lui ont écrit lundi soir pour porter ce sujet. Elles souhaitent en débattre ce mercredi et jeudi à l'occasion de la commission exécutive de la CGT, qui précède le congrès confédéral national, le CCN, l'équivalent du Parlement de la CGT.
Dans leur courrier, ces fédérations s'inquiètent du risque de fractures qui pourraient se creuser dans la CGT, si demain Marie Buisson, 54 ans, en prenait la tête. La crainte est d'avoir « une direction mal élue ou pas élue », écrivent ces fédérations. Marie Buisson est professeur de français, cheffe de la fédération éducation-recherche-culture, syndiquée depuis son premier jour à l'Education nationale, peu connue à l'extérieur mais aussi à l'intérieur du syndicat. Ses rares sorties médiatiques sont récentes. Alors que la CGT entend mener des actions fortes pour faire reculer le gouvernement sur la réforme des retraites, la question de son leadership est posée.
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Poussée par Philippe Martinez, et validée par les instances exécutives de l'organisation, la candidature de cette quinquagénaire est surtout remise en cause par les plus radicaux de la CGT, comme les représentants de la Chimie, de l'Industrie, de l'Energie. Ils voient d'un mauvais oeil l'arrivée de celle qui a participé à la création du collectif « Plus jamais ça », que la CGT avait créé avec les défenseurs de l'environnement. Son positionnement est jugé trop sociétal, trop féministe, loin des positions historiques du syndicat centenaire.
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