Retraites, assurance-chômage... Emmanuel Macron précise le calendrier des réformes

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Le président promet aussi une réforme de l'éducation pour qu'elle soit mieux adaptée aux besoins.
Le président promet aussi une réforme de l'éducation pour qu'elle soit "mieux adaptée aux besoins". (Crédits : Charles Platiau)
Le président de la République confirme dans un entretien à Ouest-France sa volonté de réformer rapidement, avec un calendrier des réformes essentiellement concentré dans les deux années à venir.

Emmanuel Macron a déclaré jeudi qu'il voulait "maintenir le rythme" des réformes pour "conforter la confiance des Français et des investisseurs""Les gens veulent voir les engagements pris respectés. Il faut donner des signaux clairs dès le début" a-t-il expliqué dans Ouest France et les journaux allemands du groupe Funke, après avoir arbitré dimanche pour la mise en oeuvre dès 2018 d'une bonne partie des baisses d'impôts promises dans son programme, au lieu de 2019 comme annoncé initialement par son Premier ministre Edouard Philippe.

Les retraites examinées dès l'an prochain

Il a aussi précisé l'ambitieux calendrier des réformes qu'il vise pour 2018. Après la loi travail cet été, il souhaite que la "réforme de l'assurance-chômage et de la formation professionnelle" soient "négociées à l'automne-hiver, avec une loi d'ici début 2018". Viendra ensuite "la réforme des retraites, dont les orientations seront présentées au Parlement au premier semestre 2018" pour passer des 37 régimes actuels à "un régime beaucoup plus fort et stable". Le président promet aussi une réforme de l'éducation pour qu'elle soit "mieux adaptée aux besoins".

La suppression annoncée de la taxe d'habitation pour 80% des ménages "se fera en trois ans" et sera "financée par les économies que nous engageons". Emmanuel Macron a aussi confirmé pour 2018 la réforme de l'ISF et la mise en place d'un taux unique de 30% de prélèvement pour les revenus de l'épargne, ainsi que le début de la baisse de l'impôt sur les sociétés. Sans oublier, toujours l'an prochain, le basculement des cotisations sociales, salariales et patronales, maladie et chômage vers la CSG, qui sera augmentée.

Quant aux économies budgétaires parallèles, "j'ai décidé qu'on n'attendrait pas" et "le Premier ministre va préciser la feuille de route dans les prochains jours", a-t-il ajouté rappelant vouloir "baisser la dépense publique de plus de trois points de PIB" durant le quinquennat.

La taxe sur les transactions "intraday" jugée "Infaisable"

Il a enfin justifié son renoncement à étendre la taxe sur les transactions financières (TTF) aux transactions "intraday" (au jour le jour), projet selon lui irréaliste s'il n'est appliqué qu'en France seule. "La taxe française a été votée par la majorité précédente, de manière démagogique s'agissant des transactions intraday en sachant que c'était infaisable. Si vous la faites seul, il n'y a plus de transactions chez vous ! Il n'y a plus une entreprise française cotée en France !", a-t-il lancé.

Il a réclamé sur ce sujet "une articulation avec l'accès des Britanniques à nos marchés financiers dans le cadre du Brexit" car "sinon, si toutes vos entreprises peuvent aller opérer depuis Londres, qui se lancera dans le dumping fiscal, avec les mêmes droits qu'à Paris ou à Francfort, elles vont toutes partir". "Je veux la TTF. Je veux une TTF qui s'applique dans un espace cohérent, qui ait un sens et qui soit efficace", a-t-il conclu.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 19/07/2017 à 14:35 :
bonjour, dans cet article, vous reprenez ce qui est écrit dans l'interview de ouest france à propos du basculement vers la CSG des cotisations sociales maladie et chomage "salariales" et "patronales"... Je suis surpris : est ce une erreur de ouest France, reprise par tous les journaux et les agences, ou est la réalité ? Jusqu’à présent, on ne parlait que des cotisations salariales... Car les cotisations patronales maladie et chomage, cela représente quasiment 17% ! Je doute que l'on puisse augmenter à ce niveau la CSG.... Alors, quelqu'un a-t-il posé la question à Ouest France ? Au service comm de l'Elysée ? Si vous avez une info, cela m’intéresse
a écrit le 14/07/2017 à 8:19 :
Il faut taxer l'énergie, c'est une nécessité économique. Si Macron ne le comprend pas, il ne passera pas l'hiver tranquille à l'Elysée. Voir la note n°6 du CAE.
a écrit le 13/07/2017 à 20:55 :
Le mot "réforme" signifie une adaptation imposé de l’extérieur pour l’extérieur! La zone administrative qu'est l'UE de Bruxelles en serait elle responsable?
a écrit le 13/07/2017 à 16:22 :
à tître d'exemplarité qu'il commence par la réforme des institutions , en aura t'il le courage politique ?
a écrit le 13/07/2017 à 15:03 :
Macron est bien un énarque dans l'incapacité d'affronter les situations difficiles. Il ne s'attaquera pas aux vrais réformes dont la France à besoin que sont la réorganisation de sa fonction publique et territoriale, du sureffectifs des agents, de sa faible productivité, la médiocrité du service rendu aux contribuables, ni à la mafia syndicaliste du public... ruineux pour les caisses de l'état et pour sa dette qui a atteint les 100% qui gravie les échelons à grande vitesse... Pas de doute, nous sommes bien gouvernés par des fonctionnaires... Dans 5 ans La France ira rejoindre l'Italie, la Grèce... A défaut de faire comme le Canada, la Suède, l'Angleterre, etc qui a tapé dans le dur de ses administrations publiques et qui sont aujourd'hui vertueux sur la dette et la croissance...
a écrit le 13/07/2017 à 13:09 :
En novlangue bruxelloise on appelle ça les réformes, en français décodé, la soumission du ..gouvernement décidément bien prévisible aux GOPE car c' est ce même Bruxelles qui fixe la feuille de route!

https://www.upr.fr/actualite/europe/les-gope-grandes-orientations-politique-economique-feuille-route-economique-matignon
a écrit le 13/07/2017 à 12:43 :
La taxe sur les transactions financières a été supprimée en 1983, elle était de 0,3%. Si on l'appliquait aujourd'hui , même à un taux inférieur au niveau de l'UE, elle permettrait de baisser les impôts des particuliers et les charges payées par les entreprises. Concernant la TH, elle va représenter un manque à gagner pour les communes de 10 milliards d'euros.
Les 20 % de gogos non concernés par sa suppression progressive vont certainement subir une hausse de cette taxe. Comme cela ne sera pas suffisant, la taxe foncière augmentera et ultérieurement, les communes réviseront les bases locatives non revues depuis 1970. Macron oubli aussi de préciser que 18 millions de français verront leurs impôts augmenter via la CSG. Les retraités à partir de 1200 e de pension, les fonctionnaires et les indépendants.
Réponse de le 13/07/2017 à 18:15 :
Les retraités et les fonctionnaires vont peut étre commencer a comprendre ils vont les toucher au porte monnaie !!!!!! He oui.... merçi Macron.

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